« Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jean 10,18)

Ma vie nul ne la prend« Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jean 10,18)

Qui ne connaît cette déclaration de Jésus, qui vient du développement sur le Bon Berger, où Jésus se présente comme le berger d’Israël du Psaume 23, comme l’antithèse de ces mauvais bergers, ces « pasteurs abrutis » (Jérémie 10,21) fustigés par le prophète. Vous vous souvenez du début ?

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« Au commencement Yahvé Dieu »

 La Genèse est le premier des cinq livres du Pentateuque ou de la Torah. Elle prend place en tête de la Bible. Son nom français transcrit le titre que lui donnèrent la traduction grecque et la Vulgate latine. « Genesis » est l’origine. La Bible hébraïque utilise simplement le mot par lequel débute le texte : « Beréchïth », « Au commencement ». Le texte de la Genèse raconte une histoire très simple, presque trop simple que l’on pourrait rapprocher des contes pour enfants. Il suffirait de remplacer la formulation « Au commencement » par « Il était une fois… ». Il ne faut pourtant pas voir dans ce texte un récit naïf aux enseignements enfantins ou dépassés. « Commenter » la Genèse serait bien présomptueux. Néanmoins, la richesse du texte invite à réfléchir sur le message qu’il enseigne. Un théologien médiéval dégageait le sens littéral puis se risquait à plusieurs analyses symboliques du texte. Le genre est poussiéreux. Néanmoins, il semble qu’il invite à risquer plusieurs analyses fondées sur des problématiques théologiques, anthropologiques et scientifiques récentes. Ce premier essai traitera des premiers mots des deux récits de la création : « Au commencement », « Dieu » et « Yahvé ».

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Marie, selon la foi catholique

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 S’il est une question dans l’Église propre à déclencher controverses et passions, c’est bien la question mariale ! Controverses entre catholiques, qui sont loin de partager tous la même dévotion envers la Vierge, controverses surtout entre catholiques et protestants, ces derniers étant accusés d’être « contre Marie » (paroles entendues lors du Rassemblement diocésain de 2013) et accusant à l’inverse les catholiques de sombrer dans la mariolâtrie !

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Une apologétique originale pour aujourd’hui

Le pape François, dans son encyclique La joie de l’Evangile, nous incite à entamer « un nouveau discours sur la crédibilité, une apologétique originale qui aide à créer les dispositions pour que l’Évangile soit écouté par tous. » (n°132) A l’occasion de cette déclaration, pourquoi ne pas revisiter cette notion d’apologétique et tâcher de lui redonner ses lettres de noblesse, dans le cadre de nos sociétés en quête de vérité et d’une Église toujours mieux consciente de ses responsabilités ?

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Luther et le péché originel : « le chrétien est à la fois juste et pécheur »

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Introduction

Les prises de position de Martin Luther sur le péché originel doivent tenir compte de deux éléments importants :

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La conversion de Luther, source de la Réforme : source pour les réformes de l’Eglise 500 ans après?

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Dans l’Histoire de l’Église, le terme « Réforme » n’est pas spécifique au XVIe siècle. Dès ses premiers siècles, le Christianisme a dû régulièrement se réformer. Ainsi, les premières communautés chrétiennes, quand elles perçoivent que les 12 disciples ne peuvent faire face aux besoins grandissant, se réforment en se dotant de frères « pour le service des tables », les diacres (Ac 6). Nous connaissons la « réforme grégorienne » des XIe-XIIe siècle[1]. Plus récemment, le Concile Vatican II est de toute évidence à considérer comme une réforme profonde de l’Église catholique.

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La Réforme dite Grégorienne : l’affirmation du pouvoir pontifical

Les mots médiévaux de la réforme sont issus d’une longue tradition philosophique et morale ancrée dans le stoïcisme. Ces mots se réfèrent à deux sens : celui de retour à une forme primitive et celui de changement destiné à apporter une amélioration. Avant 1250, le terme de réforme a surtout le sens de « guérison » et de « rétablissement de la paix ». La réforme nait de crises.

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