La logique ternaire, un don divin

La problématique de notre époque 

Nos relations avec les autres, telles que nous les vivons journellement, nous poussent inexorablement vers des échanges d’idées fortement articulées autour d’une logique binaire. Le manichéisme y est très souvent présent. Il s’agit de la logique du Tiers exclus. Cette logique nous est naturellement imposée par notre condition humaine mais elle ne résout pas tous nos problèmes, en particulier ceux qui se rapportent à l’éthique et à la métaphysique.

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J.F. Braunstein, La philosophie devenue folle, le genre, l’animal, la mort

BraunsteinJean-François Braunstein, Professeur de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne (http://www.ihpst.cnrs.fr/membres/anciens-membres/braunstein-jean-francois) est un spécialiste de l’histoire des sciences. Dans son dernier ouvrage, il s’intéresse à trois thèmes : le genre, l’animal et la mort. Aucun de ces thèmes, liés à l’identité ou à la souffrance, ne pose, à priori, de réel débat philosophique : chaque être humain a des droits et mérite de vivre libre et heureux quel que soit le genre auquel il appartient ; l’animal est un être doué de sensibilité et ne mérite pas de souffrir ; la mort est une fin tragique qui touche tout être vivant et suscite incompréhension et souffrance dont chacun souhaite se protéger.

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Un pari plus sérieux que l’on ne croit: le fragment « Infini, rien » dans les Pensées de Pascal

pari_de_pascal« Par l’argument du pari, Pascal s’efforce de démontrer, pour ainsi dire mathématiquement, que, dans l’ignorance, l’homme a tout intérêt à « parier » pour l’existence de Dieu. » Ce résumé assez caricatural, qui figure dans le manuel de littérature Lagarde et Michard (XVIIème siècle, p. 162), correspond à ce qu’on retient le plus souvent de ce texte fameux. On a alors beau jeu de refuser toute pertinence à la démonstration et de conclure, avec Voltaire dans la Vingt-cinquième Lettre philosophique : « D’ailleurs cet article paraît un peu indécent et puéril ; cette idée de jeu, de perte et de gain, ne convient point à la gravité du sujet. » Il me semble pourtant que l’enjeu du texte dépasse – et de beaucoup ! –  le simple argument du pari. Je voudrais donc proposer ici de relire à nouveaux frais ce célèbre fragment pour en discerner la démarche et en découvrir la profondeur. Dans cette relecture, je suivrai de près les judicieuses remarques de Per Lønning dans Cet effrayant Pari, Vrin, 1980. Continuer à lire … « Un pari plus sérieux que l’on ne croit: le fragment « Infini, rien » dans les Pensées de Pascal »

Pascal et le Dieu caché

Blaise_PascalDeus absconditus

La période de Noël permet de revisiter le thème de la manifestation de Dieu sous l’apparence du petit enfant, dont on pourrait tantôt affirmer qu’il révèle Dieu dans sa volonté de se faire voir  aux hommes, tantôt s’étonner de que cet enfant si frêle et naissant dans une étable soit le visage que le Créateur du Monde donne de lui-même. Se révèle-t-il, ou bien se cache-t-il ? On sait que Pascal a été particulièrement sensible à ce dernier aspect du Dieu de Jésus-Christ, le fait qu’il soit caché, et plusieurs fois dans ses Pensées revient cette allusion au Deus absconditus qu’il relève chez Isaïe 45,15 [1]. Voici par exemple ce qu’on peut lire au fragment 242, où Pascal critique les gens pour qui la foi est vaine, puisque selon eux on ne voit pas ce Dieu dont elle parle, et qu’il ne donne nulle preuve certaine de son existence :

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La foi et la science sont-elles compatibles ?

C’est la question à laquelle m’ont demandé de m’atteler les jeunes INSAïens de l’aumônerie étudiante en ce mardi 13 novembre, et je me suis dit que je pourrais leur faire le plaisir de mettre par écrit cette intervention. Ce groupe de jeunes étudiants scientifiques organisent régulièrement la venue de tel ou tel intervenant au cours de leurs rencontres régulières du mardi soir : c’était mon tour ce soir-là. Continuer à lire … « La foi et la science sont-elles compatibles ? »

Résumé de thèse: Phénoménologie de la surprise et de l’étonnement face au miraculeux

Y a-t-il un moyen, indépendamment de la foi, de se convaincre de la réalité des miracles, des expériences mystiques, bref des signes de la présence agissante de Dieu dans le monde ? L’« honnête homme » qui se pose cette question sait que des témoins se sont prononcés et se prononcent encore aujourd’hui en faveur de l’authenticité de ces événements attestant de la réalité du lien existant entre ce monde-ci et un « au-delà » de notre monde, mais il peut à bon droit émettre des doutes quant à cette sphère surnaturelle et à la supposée existence de Dieu dont parlent les religions.

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Denis Moreau: Comment peut-on être catholique?

Denis MoreauSeuil 2018 – 350p

Denis Moreau, le philosophe catholique nantais, vient de prendre 50 ans et s’est déjà tracé une trajectoire originale entre travaux de philosophie classique (notamment Descartes[1]) et apologétique chrétienne[2], louvoyant avec bonheur entre ces deux domaines et renouvelant quelque peu le discours sur ces questions. Ce dernier livre prend place dans un concert de questionnements similaires[3] et témoigne donc que ce questionnement, pris selon divers points de vue, continue à intéresser les lecteurs.

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