Conférence d’Isabelle Cohen

Un monde à réparer - Isabelle CohenCe 22 mai au Centre diocésain de Rouen a eu lieu la conférence d’Isabelle Cohen, l’auteur d’Un monde à Réparer, nouvelle traduction commentée du livre de Job paru en 2017 chez Albin Michel. La séance a rassemblée une vingtaine de personnes. Nous devons cette rencontre à Michèle Beauxis-Aussalet, lectrice du livre, qui l’avait déjà présenté dans le Bulletin en deux articles (ici et ), et qui même si elle n’a pas pu se rendre présente, avait prévu la « journée rouennaise » d’Isabelle Cohen, en organisant pour elle des visites de la ville et un accompagnement amical.

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Christine Pedotti, Qu’avez-vous fait de Jésus?

Dans les circonstances actuelles et plus généralement, dans un courant  qui fait de l’Église une institution cléricale oubliant son « Peuple» et sa mission Dans son dernier livre, Christine Pedotti, utilise le ton de la colère pour s’adresser à « Messieurs les responsables de l’Église catholique ». Il s’agit bien de viser les membres de l’appareil de l’institution catholique qui sont des hommes et plus précisément des clercs. La colère est déclenchée par la révélation de l’ampleur et du sordide des crimes sexuels accomplis par des prêtres et, surtout, par le système qui les a permis et qui, parallèlement étouffe le meilleur chez les autres.

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Norman C. Tobias, La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le concile Vatican II

Norman Tobias(traduit de l’américain par John E. Jackson)  Biographie  2018  Ed. Salvator

Nous avons tous (ou presque…) entendu parler du manuel d’histoire pour les lycées, « le Malet-Isaac » et donc le nom de Jules Isaac nous est familier même si nous ignorions la personne qui se cachait derrière ce nom. Cependant, le livre de Norman C. Tobias : La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le Concile Vatican II (en anglais : Jewish Conscience of the Church, Jules Isaac and the second Vatican council) n’est pas centré sur cette notoriété d’historien scolaire, mais sur le rôle qu’il a joué dans la réforme de l’enseignement de l’Eglise catholique concernant les juifs et je judaïsme. Il est à présent reconnu que Jules Isaac fut l’influence déterminante derrière le quatrième paragraphe de la déclaration conciliaire Nostra Aetate de 1965[1] qui présente la position officielle de l’Eglise catholique concernant ses rapports avec les grandes religions du monde. Continuer à lire … « Norman C. Tobias, La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le concile Vatican II »

Marek Halter, Je rêvais de changer le monde, Mémoires

Marek-Halter-je-revais-de-changer-le-monde« Pourquoi ce livre ? La question m’obsède. En évoquant le passé, ne suis-je pas en train de me ranger aux côtés de tous ceux qui, comme des brocanteurs, traînent leur charrette de souvenirs ? J’essaie de me placer en dehors de moi. Hors de ma personne. (…) je suis le mémorialiste d’un homme qui s’appelle Marek Halter. »[1] Pourquoi ce livre? La réponse est pourtant simple : cet écrivain-là aime écrire. Oui, il confronte les questions de tous les mémorialistes, il s’interroge sur la substance de ce temps que d’autres avant lui ont tenté d’emprisonner dans leurs phrases. Mais le plaisir principal de cette lecture vient de ce que nous sommes en compagnie d’un conteur qui raconte bien. D’ailleurs c’est comme ça qu’il a commencé. Après la guerre, où, ayant fui le ghetto de Varsovie avec ses parents, il débarque en URSS, en Ouzbékistan, il se débrouille pour s’imposer auprès des gamins de la rue qui veulent le brimer en tant que juif, en racontant des histoires, en utilisant sa langue bien pendue. Le succès arrive vite, il devient « Marek-tcho-khorocho-balakaiet » (Marek qui raconte bien), et c’est toujours lui qui, à près de 84 ans (il est né en 1936), a enchanté des millions de lecteurs de par le monde avec des livres comme La mémoire d’Abraham, Les fous de la paix, Les mystères de Jérusalem, et sa série des femmes dans la Bible et des femmes de l’Islam. Continuer à lire … « Marek Halter, Je rêvais de changer le monde, Mémoires »

Isabelle Cohen, Un monde à réparer, (suite)

Un monde à réparerJe dédie cette suite[1] à Agnès Varda, qui vient de disparaître. 

Le livre de Job, poème narratif, conte biblique en résonance avec d’autres mythes antiques traite de l’injustice (ou du scandale ?) que constitue, pour tout un chacun, le bonheur de l’homme destructeur opposé à la souffrance de l’homme juste, identifié à la figure de Job. La question est désormais : quel est le « manque » de Job, ou son « manquement » ? Pourquoi souffre-t-il ? Le poème incarne à travers les amis de Job différentes réponses à cette question essentielle et universelle. Continuer à lire … « Isabelle Cohen, Un monde à réparer, (suite) »

Véronique Margron, Un moment de Vérité

Un moment de véritéSœur Véronique Margron (VM, dans la suite) a voulu « prendre la parole, non pour ajouter une colère à une autre… ni enfoncer le glaive plus avant dans l’Eglise » ; elle « écrit pour réfléchir, mettre des mots, proposer des voies pour sortir de ce scandale, de ce désastre …car au scandale de l’abus commis par un clerc s’en ajoute un second… ces abus relèvent d’une dimension collective », qui ébranle l’institution et jusqu’à sa théologie « pour la façon dont est organisée, pensée l’Eglise catholique ».

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J.F. Braunstein, La philosophie devenue folle, le genre, l’animal, la mort

BraunsteinJean-François Braunstein, Professeur de philosophie à l’université Panthéon-Sorbonne (http://www.ihpst.cnrs.fr/membres/anciens-membres/braunstein-jean-francois) est un spécialiste de l’histoire des sciences. Dans son dernier ouvrage, il s’intéresse à trois thèmes : le genre, l’animal et la mort. Aucun de ces thèmes, liés à l’identité ou à la souffrance, ne pose, à priori, de réel débat philosophique : chaque être humain a des droits et mérite de vivre libre et heureux quel que soit le genre auquel il appartient ; l’animal est un être doué de sensibilité et ne mérite pas de souffrir ; la mort est une fin tragique qui touche tout être vivant et suscite incompréhension et souffrance dont chacun souhaite se protéger.

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