Le labyrinthe de Chartres

Labyrinthe de ChartresPourquoi s’attarder sur ce détail architectural de la cathédrale aimée de Charles Péguy ? C’est la question très ciblée que nous poserons à propos de ce sanctuaire marial qui attire les pèlerins en foule aussi bien que les étudiants en école d’art, les fondus d’ésotérisme, les simples touristes, les voyageurs avertis, les « amis » de ce lieu rayonnant de spiritualité… C’est parce que ce labyrinthe est fait pour être parcouru et qu’on ne s’y perdra pas, le chemin est unique. Continuer à lire … « Le labyrinthe de Chartres »

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Duchamp, Mystique ou mystificateur?

Roue de véloCette année 2018 marque le cinquantenaire de la mort de Marcel Duchamp, et la ville de Rouen s’est mise en quatre pour célébrer cet enfant du pays, par un ensemble de manifestations intitulé : Duchamp dans sa ville. Rouen est-elle bien la ville de Marcel Duchamp ? Que veut dire ce possessif ? Continuer à lire … « Duchamp, Mystique ou mystificateur? »

Patrice de la Tour du Pin, l’auteur de La quête de joie

Patrice de la tour du Pin en 1975

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N’y aurait-il pas un risque à ne connaître que le premier recueil de Patrice de la Tour du Pin, à n’accéder qu’à un fragment de son œuvre ? C’est une question qu’on peut poser dans la mesure où dès le départ ce recueil et ceux qui suivront ont été conçus comme devant former un tout, sous le titre général de Somme de poésie, parcours monumental en devenir. La somme (summa, en latin) est un genre littéraire du moyen-âge, à visée didactique et encyclopédique, dans des domaines tels que le droit ou la théologie (Saint Thomas d’Aquin). Nous sommes au XX° siècle, dans les années trente, et le poète n’a pas vingt ans. Il assigne à la poésie une haute fonction, sous un titre lui-même connoté.

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Petite voix, petite voie : chemin de sainteté ? Marie Noël, 1883-1967

Marie-NoëlLe nom de cette poétesse est connu ; son œuvre, moins, comme il arrive souvent. Poétesse : à notre sens, le féminin ne sied guère à ce mot, surtout lorsqu’il désigne un(e) auteur(e) aussi peu mièvre que possible, aussi humble qu’on peut l’être quand on a, dès l’enfance, le sentiment d’avoir été choisie pour une voie singulière et dotée d’une voix autre :

Les autres sont des gens,

Les autres sont des femmes,

Les mains pleines d’argent,

Pleine de bonheur l’âme…

Moi, je suis, dans le bois qui ne sait, une source.

Je suis l’eau que ne boit personne dans sa course…

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Pierre Emmanuel : La seconde naissance

la-seconde-naissanceLes éditions Albin Michel ont édité récemment (2016) une anthologie du poète Pierre Emmanuel, textes choisis et présentés par Anne-Sophie Constant, docteur et agrégée de Lettres classiques, spécialiste de poésie contemporaine. Ce volume est le bienvenu dans la mesure où il est devenu très difficile de se procurer des éditions de Pierre Emmanuel.

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Max Jacob, illustre inconnu

max-jacobTout le monde connaît son nom, certains se souviennent qu’il a accompagné les débuts du cubisme avec Picasso, qu’il a été un poète plus ou moins proche du surréalisme, une grande figure du Montmartre de la Belle Époque… mais peu de gens savent que, dans le parcours de cet artiste inclassable, deux apparitions du Christ ont révélé en lui un mystique d’une rare profondeur, exprimant ses expériences dans ses deux langages : à travers les gouaches, dont la vente lui permettait de survivre, et  sa foisonnante production poétique. Ce qui relie toutes ces œuvres, c’est une totale liberté d’expression synthétisant les multiples facettes d’une personnalité particulièrement riche en contradictions.

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Mère Geneviève Gallois, la fuite inutile

On repasse

En avril 2004, on vit fleurir dans les rues de Rouen de curieuses affiches annonçant la grande exposition proposée cette année-là par le musée des Beaux-Arts : loin des douces imageries impressionniste ou classique auxquelles cette ville nous a habitués, on y voyait quelque chose de très graphique, dans lequel se détachait une silhouette de religieuse maniant sans onction ni componction un fer à repasser des plus triviaux, dans un décor peint en un froid camaïeu de gris. Une écriture acérée, assurément de la même main que le trait  ayant dessiné cette figure caricaturale, se détachait ce commentaire concis : « On repasse ». Continuer à lire … « Mère Geneviève Gallois, la fuite inutile »