Comment les chrétiens sont devenus catholiques

Comment les chrétiens sont devenus catholiquesM.-F. Baslez  Comment les chrétiens sont devenus catholiques (1er-5ème s.) Tallandier 2019

Professeur émérite à l’Université de Paris-Sorbonne, Marie-Françoise Baslez est une des meilleures spécialistes de l’histoire du christianisme ancien. Avec ce livre d’une grande rigueur scientifique, elle s’interroge sur la construction de l’unité de l’Église et de l’identité catholique à travers l’évolution et le développement des structures ecclésiales des origines au 5ème siècle, c’est- à- dire jusqu’à l’avènement et l’installation du christianisme comme religion officielle de l’Empire. Continuer à lire … « Comment les chrétiens sont devenus catholiques »

Guillaume Guindey et les trois « Fi »

Guillaume Guindey

Comment Guillaume Guindey (1909-1989), élève d’Émile Chartier (dit Alain) et ami de Simone Weil, devenu Inspecteur général des Finances et directeur de la Banque des Règlements Internationaux, a cherché à concilier ces trois « Fi » au cours d’une carrière exemplaire.

« Je me suis passionné pour l’essai de Guillaume Guindey parce que l’auteur est un vivant, qui ne pense pas que rien, jamais, soit arrêté. » Jean-Marie Paupert, préface de Théologie d’un laïc, essai de Guillaume Guindey, Fayard, 1968 Continuer à lire … « Guillaume Guindey et les trois « Fi » »

Norman C. Tobias, La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le concile Vatican II

Norman Tobias(traduit de l’américain par John E. Jackson)  Biographie  2018  Ed. Salvator

Nous avons tous (ou presque…) entendu parler du manuel d’histoire pour les lycées, « le Malet-Isaac » et donc le nom de Jules Isaac nous est familier même si nous ignorions la personne qui se cachait derrière ce nom. Cependant, le livre de Norman C. Tobias : La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le Concile Vatican II (en anglais : Jewish Conscience of the Church, Jules Isaac and the second Vatican council) n’est pas centré sur cette notoriété d’historien scolaire, mais sur le rôle qu’il a joué dans la réforme de l’enseignement de l’Eglise catholique concernant les juifs et je judaïsme. Il est à présent reconnu que Jules Isaac fut l’influence déterminante derrière le quatrième paragraphe de la déclaration conciliaire Nostra Aetate de 1965[1] qui présente la position officielle de l’Eglise catholique concernant ses rapports avec les grandes religions du monde. Continuer à lire … « Norman C. Tobias, La conscience juive de l’Eglise, Jules Isaac et le concile Vatican II »

Marek Halter, Je rêvais de changer le monde, Mémoires

Marek-Halter-je-revais-de-changer-le-monde« Pourquoi ce livre ? La question m’obsède. En évoquant le passé, ne suis-je pas en train de me ranger aux côtés de tous ceux qui, comme des brocanteurs, traînent leur charrette de souvenirs ? J’essaie de me placer en dehors de moi. Hors de ma personne. (…) je suis le mémorialiste d’un homme qui s’appelle Marek Halter. »[1] Pourquoi ce livre? La réponse est pourtant simple : cet écrivain-là aime écrire. Oui, il confronte les questions de tous les mémorialistes, il s’interroge sur la substance de ce temps que d’autres avant lui ont tenté d’emprisonner dans leurs phrases. Mais le plaisir principal de cette lecture vient de ce que nous sommes en compagnie d’un conteur qui raconte bien. D’ailleurs c’est comme ça qu’il a commencé. Après la guerre, où, ayant fui le ghetto de Varsovie avec ses parents, il débarque en URSS, en Ouzbékistan, il se débrouille pour s’imposer auprès des gamins de la rue qui veulent le brimer en tant que juif, en racontant des histoires, en utilisant sa langue bien pendue. Le succès arrive vite, il devient « Marek-tcho-khorocho-balakaiet » (Marek qui raconte bien), et c’est toujours lui qui, à près de 84 ans (il est né en 1936), a enchanté des millions de lecteurs de par le monde avec des livres comme La mémoire d’Abraham, Les fous de la paix, Les mystères de Jérusalem, et sa série des femmes dans la Bible et des femmes de l’Islam. Continuer à lire … « Marek Halter, Je rêvais de changer le monde, Mémoires »

L’antisémitisme en France

Vocabulaire

antijudaïsme : http://www.cnrtl.fr/definition/antijuda%C3%AFsme
antisémitisme : http://www.cnrtl.fr/definition/antis%C3%A9mitisme

antisionisme : http://www.cnrtl.fr/definition/antisionisme

Antisémitisme : explications de Iannis RODER
http://mediateur.radiofrance.fr/chaines/radio-france/antisemitisme-explications-de-iannis-roder/:

La différence entre antisémitisme et antisionisme

Qu’est-ce que le sionisme ?

La différence entre juif et israélite

Propos antisémite et propos antisioniste

Un antisioniste est-il forcément antisémite ?

Pourquoi parle-t-on autant des juifs ?

« Les juifs tiennent les médias » : réalité ou idée reçue ?

Pourquoi dit-on que les juifs sont des vigies ?

Comment lutter contre l’antisémitisme ?

La différence entre racisme et antisémitisme

Continuer à lire … « L’antisémitisme en France »

Naissance de l’antisémitisme dans l’Antiquité gréco-romaine

Premiers contacts

C’est en 332 av. J-C, lorsqu’Alexandre envahit l’Égypte et la Palestine, que se produisent les premiers contacts entre Juifs et Grecs. Très vite après la fondation de la ville, en 331, la diaspora juive se développe à Alexandrie de manière considérable. Ces Juifs parlent grec et sont parfaitement hellénisés ; c’est de leur communauté qu’émane la traduction de la Bible hébraïque en grec, traduction connue sous le nom de Septante et entreprise, dès le 3ème siècle, selon la tradition, à la demande du roi Ptolémée II; au 1er siècle, le juif Philon d’Alexandrie interprète la Bible à la lumière de la philosophie grecque. Quant aux Juifs restés en Palestine, ils doivent également connaître un peu de grec, ne serait-ce que pour leurs contacts avec l’occupant.

Continuer à lire … « Naissance de l’antisémitisme dans l’Antiquité gréco-romaine »