Ne nous soumet pas à la comparaison…

Le pharisien et le publicain.jpgIl dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: « O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus ». Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. » Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. (Luc 18, 9-14)

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« Ne nous soumets pas à la tentation »

Dans le Notre Père, traduire sans trahir : « ΜΗ ΕΙΣΕΝΕΓΚΗΣ ΗΜΑΣ ΕΙΣ ΠΕΙΡΑΣΜΟΝ » (Ne nous soumets pas à la tentation)

Lex orandi, lex credendi

« Quand l’Église célèbre les sacrements, elle confesse la foi reçue des Apôtres. De là, l’adage ancien : « Lex orandi, lex credendi « . La loi de la prière est la loi de la foi, l’Église croit comme elle prie. Nous avons appris et récitons régulièrement la prière « que nous avons reçue du Sauveur » et demandons à notre Père : « ne nous soumet pas à la tentation » sans sourciller, les oreilles bouchées et l’esprit obtus, obéissant doute, par lâcheté ou lassitude, au « devoir de se laisser conduire, troupeau docile, et suivre ses pasteurs. »[1]

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Quand Jésus accomplissait l’Écriture

Jésus à la synagogue

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« Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l’Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet. Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous. Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. Il replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. » » (Luc 4,14-21) Continuer à lire … « Quand Jésus accomplissait l’Écriture »

La résurrection des disciples d’Emmaüs

Tous ceux qui en ont fait l’expérience le savent : lire un texte biblique dans la langue originale ménage toujours d’heureuses surprises. C’est ce qui m’est arrivé en préparant pour des étudiants du CTU le récit célèbre de l’apparition du Christ ressuscité aux disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35). Certes je n’abordais pas ce texte tout à fait innocemment. Je savais qu’il est construit à la manière d’une liturgie.

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Une ancienne du CTU à l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem (EBAF)

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Janvier 2014-mai 2015, Semestre 2. 2è année de Thèse de 3è cycle sur 1 Corinthiens 3 et 4

J’en ai rêvé depuis 2 ans et me voici pour 2 semestres à l’EBAF

Pourtant, j’étais loin de me douter, il y a plus de 11 ans, en septembre 2003, quand j’ai commencé un DUET de théologie au Centre Théologique Universitaire  de Rouen, que la Providence me conduirait sur les pas de Moïse, de Jésus, de Paul, ou que j’habiterai dans cette prestigieuse École créée par les Dominicains explorateurs tels les pères Lagrange, de Vaux, Vincent, Boismard, ou mieux encore, que je vivrai au milieu de chercheurs vivants aussi célèbres que Marcel Sigrist, Étienne Nodet ou Jean-Baptiste Humbert.

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José Antonio Pagola – Jésus, approche historique

José Antonio Pagola : Jésus, approche historique – Editions du Cerf – coll. Lire la Bible

jesus-approche-historiqueCe n’est pas d’aujourd’hui que les lecteurs des évangiles, et en premier les chrétiens, se posent des questions comme : est-ce que cette scène, ce miracle, s’est réellement passé ? Jésus a-t-il prononcé lui-même telle parole ? les évangélistes rapportent-ils les faits historiques ou ne sont-ils qu’une interprétation des événements de Sa vie ? Les exégètes qui scrutent les textes ont cherché depuis longtemps à retrouver le noyau historique des évangiles. Ils appliquent aux textes les meilleures méthodes des historiens – une recherche qui ne s’arrête pas – et ils parviennent à écrire, non pas une vie de Jésus avec des dates, et un enchaînement exact des faits, mais une solide approche du Jésus de l’histoire, depuis le baptême de Jean-Baptiste jusqu’à la mort de Jésus en croix.

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Digne ou pas digne ?

Il y a quelque temps, dans une réunion de chrétiens, j’étais assis à côté de quelqu’un qui, entendant prononcer la phrase « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir » (ou bien l’une de ses variantes, je ne sais plus, du style : « personne n’est jamais assez digne pour Dieu »), l’a reprise en disant : « moi, je ne dis pas cela, personnellement je ne me sens pas indigne de le recevoir ». Du coup je me suis interrogé : si une personne ressent cela, avons-nous tort de répéter (depuis le centurion de Mat 8,8) que nous sommes indignes du Christ ? Et puisque notre humanité, pour Celui qui voulut s’y incarner, n’a pas été jugée indigne par Lui de le recevoir, qui sommes-nous pour vouloir la rabaisser à ses yeux ? On dira : ah, mais Dieu ne s’est pas incarné dans une chair pécheresse, il « a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché » (Prière eucharistique) ; c’est le péché qui nous rend indignes de Lui, et l’attitude pénitentielle qui s’atteste dans la prière du centurion est saine et fondée. On la retrouve ailleurs dans l’évangile, dans la prière que se dicte le fils prodigue avant de repartir vers son père (Luc 15,19), ou dans la bouche du publicain dont Jésus dit qu’il fut justifié, et non le pharisien (Luc 18,13).

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