« Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jean 10,18)

Ma vie nul ne la prend« Ma vie nul ne la prend mais c’est moi qui la donne » (Jean 10,18)

Qui ne connaît cette déclaration de Jésus, qui vient du développement sur le Bon Berger, où Jésus se présente comme le berger d’Israël du Psaume 23, comme l’antithèse de ces mauvais bergers, ces « pasteurs abrutis » (Jérémie 10,21) fustigés par le prophète. Vous vous souvenez du début ?

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« Au commencement Yahvé Dieu »

 La Genèse est le premier des cinq livres du Pentateuque ou de la Torah. Elle prend place en tête de la Bible. Son nom français transcrit le titre que lui donnèrent la traduction grecque et la Vulgate latine. « Genesis » est l’origine. La Bible hébraïque utilise simplement le mot par lequel débute le texte : « Beréchïth », « Au commencement ». Le texte de la Genèse raconte une histoire très simple, presque trop simple que l’on pourrait rapprocher des contes pour enfants. Il suffirait de remplacer la formulation « Au commencement » par « Il était une fois… ». Il ne faut pourtant pas voir dans ce texte un récit naïf aux enseignements enfantins ou dépassés. « Commenter » la Genèse serait bien présomptueux. Néanmoins, la richesse du texte invite à réfléchir sur le message qu’il enseigne. Un théologien médiéval dégageait le sens littéral puis se risquait à plusieurs analyses symboliques du texte. Le genre est poussiéreux. Néanmoins, il semble qu’il invite à risquer plusieurs analyses fondées sur des problématiques théologiques, anthropologiques et scientifiques récentes. Ce premier essai traitera des premiers mots des deux récits de la création : « Au commencement », « Dieu » et « Yahvé ».

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Qui est ce Dieu qui éprouve Abraham ?

sacrifice_grandDepuis ma jeunesse et jusqu’à une date très récente, j’ai été scandalisé par l’histoire du « sacrifice d’Isaac » racontée en Gn22. Comment donc un Dieu, dont on dit qu’il est Amour, a-t-il pu demander à un homme de lui sacrifier son fils ? Après avoir relu plus attentivement la Bible, j’ai retrouvé la paix. Le présent texte a pour but de préciser comment s’est produit le scandale et comment je pense l’avoir légitimement surmonté.

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Ne nous soumet pas à la comparaison…

Le pharisien et le publicain.jpgIl dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres: deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: « O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus ». Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: « O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. » Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. (Luc 18, 9-14)

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« Ne nous soumets pas à la tentation »

Dans le Notre Père, traduire sans trahir : « ΜΗ ΕΙΣΕΝΕΓΚΗΣ ΗΜΑΣ ΕΙΣ ΠΕΙΡΑΣΜΟΝ » (Ne nous soumets pas à la tentation)

Lex orandi, lex credendi

« Quand l’Église célèbre les sacrements, elle confesse la foi reçue des Apôtres. De là, l’adage ancien : « Lex orandi, lex credendi « . La loi de la prière est la loi de la foi, l’Église croit comme elle prie. Nous avons appris et récitons régulièrement la prière « que nous avons reçue du Sauveur » et demandons à notre Père : « ne nous soumet pas à la tentation » sans sourciller, les oreilles bouchées et l’esprit obtus, obéissant doute, par lâcheté ou lassitude, au « devoir de se laisser conduire, troupeau docile, et suivre ses pasteurs. »[1]

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Quand Jésus accomplissait l’Écriture

Jésus à la synagogue

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« Jésus retourna en Galilée, avec la puissance de l’Esprit, et une rumeur se répandit par toute la région à son sujet. Il enseignait dans leurs synagogues, glorifié par tous. Il vint à Nazara où il avait été élevé, entra, selon sa coutume le jour du sabbat, dans la synagogue, et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe et, déroulant le livre, il trouva le passage où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par l’onction, pour porter la bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé annoncer aux captifs la délivrance et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur. Il replia le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous dans la synagogue tenaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit à vos oreilles ce passage de l’Écriture. » » (Luc 4,14-21) Continuer à lire … « Quand Jésus accomplissait l’Écriture »

La résurrection des disciples d’Emmaüs

Tous ceux qui en ont fait l’expérience le savent : lire un texte biblique dans la langue originale ménage toujours d’heureuses surprises. C’est ce qui m’est arrivé en préparant pour des étudiants du CTU le récit célèbre de l’apparition du Christ ressuscité aux disciples d’Emmaüs (Lc 24, 13-35). Certes je n’abordais pas ce texte tout à fait innocemment. Je savais qu’il est construit à la manière d’une liturgie.

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