Les épidémies dans l’histoire

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (Jean de LA FONTAINE, Les animaux malades de la peste)

Généralités et inter-périodes

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« Huit siècles d’épidémies : ce que nous apprend l’histoire de la peste ». In Le Figaro. [en ligne] URL : http://video.lefigaro.fr/figaro/video/huit-siecles-d-epidemies-ce-que-nous-apprend-l-histoire-de-la-peste/6145951575001/ (consulté le 01/04/2020).
« L’Épidémie ». Traverses, Centre Georges Pompidou, n° 32, septembre 1984.
« Les 10 pires pandémies de l’histoire ». In CNews, 18/03/2020. [en ligne] URL : www.cnews.fr/monde/2020-03-18/les-10-pires-pandemies-de-lhistoire-935954 (consulté le 18/03/2020).
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ARIES, Philippe. Essais sur l’histoire de la mort en Occident du moyen âge à nos jours. Paris : Seuil, 1975. 225 p.
ARIES, Philippe. L’Homme devant la mort. Paris : Seuil, 1977. 642 p. (L’Univers historique).
AUDOIN-ROUZEAU, Frédérique. « La peste de l’animal aux humains : un inquiétant précédent ? ». In France culture. Emission « Concordance des temps » de Jean-Noël Jeanneney. 21/03/2020. Rediffusion de l’émission du 24/05/2008. [en ligne] URL : www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/la-peste-de-lanimal-aux-humains-un-inquietant-precedent-0 (consulté le 21/03/2020).
AUDOIN-ROUZEAU, Frédérique. Les Chemins de la peste : Le rat, la puce et l’homme. Paris : Tallandier, 2007. (Texto)
[reprend
BROSSOLLET, Jacqueline et MOLLARET, Henri, Pourquoi la peste ? Le rat, la puce et le bubon, Gallimard, 1994. (Découvertes).]
BARDET, Jean-Pierre. « Conclusion ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 375-390.
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BROSSOLLET, Jacqueline et MOLLARET, Henri, Pourquoi la peste ? Le rat, la puce et le bubon, Gallimard, 1994. (Découvertes).
CASTEX, Dominique et CARTRON-KAWE, Isabelle (dir.). Epidémies et crise de mortalité du passé. Actes des séminaires, 2005. Pessac : Ausonius éd., 2019. [en ligne] URL : books.openedition.org/ausonius/657 (consulté le 15/03/2020).
Catalogue de l’exposition. La peste dans l’histoire. Histoire au présent, 1990.
Catalogue de l’exposition. Venezia et la Peste. Marsilio, 1979.
CHANTOURY-LACOMBE, Florence. « Pustules de peinture épidémie et syphilis dans les arts visuels (XVe-XVIIe siècles) ». In Corps, 2008/2, n° 5, p. 65-73. [en ligne] URL : https://www.cairn.info/revue-corps-dilecta-2008-2-page-65.htm (consulté le 21/03/2020).
CHAUVIN, Gaël ; RENARD, Maroussia et DEREIX, Timothée. « La médecine face aux grandes épidémies. Un documentaire de 52 mn. 2020. In France 5 : Magazine de la Santé. [en ligne] URL https://www.france.tv/france-5/le-magazine-de-la-sante/1391677-special-coronavirus.html (consulté le 08/04/2020).
[Bien avant le Covid-19, d’autres épidémies ont semé la terreur : la peste au Moyen Age, le choléra au XIXe siècle, la grippe espagnole de 1919 ou le sida à partir de 1980. Autant de fléaux meurtriers face auxquels personne n’a su quoi faire pendant longtemps. Grâce aux chercheurs, aux biologistes et aux médecins, la science a toujours trouvé des solutions pour que l’homme ressorte vainqueur de ces épreuves.]
CHEMIN, Anne. « Les épidémies perturbent la relation aux morts ». In Le Monde, 04/04/2020, n° 23401, p. 26-27. [en ligne] URL :
CLEMENT, François. Epidémies, épizooties : des représentations anciennes aux approches actuelles. Histoire et nature. Paris : Presses universitaires de Rennes. t. 1, 2011 et t.2, 2017. 263 p. (Histoire).
[Les crises sanitaires ont contribué de façon autonome à modeler l’évolution des sociétés. La maladie dévoile le corps tout autant que le corps, par les marques qu’il porte ou par sa position dans l’espace, révèle la crise sanitaire. Or ce corps disparu demeure paradoxalement quelque chose de vivant à cause de la maladie, fût-il réduit à des ossements ou à une citation dans un texte. Le présent ouvrage constitue le deuxième volume d’Histoire et Nature paru aux PUR en 2011.]
CORBIN, Alain ; COURTINE, Jacques et VIGARELLO, Georges. Histoire du corps, t. 2 : de la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Seuil, 2005.
CORBIN, Alain. Le miasme et la jonquille. L’odorat et l’imaginaire social aux XVIIIe et XIXe siècles. Paris : Aubier-Montaigne, 1982. Rééd. Flammarion, 2008. 425 p. (Champs).
COSMACINI, Giorgio. Soigner et réformer. Médecine et santé en Italie de la Grande peste à la Première Guerre mondiale. Paris : Payot, 1992.
CUCHET, Guillaume (dir.). Le purgatoire. Fortune historique et historiographique d’un dogme. Paris : EHESS, 2012. 332 p.
DEBRE, Patrice et GONZALEZ, Jean-Paul. Vie et mort des épidémies. Paris : Odile Jacob, 2013. [en ligne en partie sur GoogleBooks] URL : https://tinyurl.com/EPIDEMIES-1 (consulté le 21/03/2020).

[Les maladies infectieuses sont la cause de près de 14 millions de morts chaque année dans le monde, la plupart dans les pays du Sud. Environ 350 maladies infectieuses sont apparues entre 1940 et 2004, une majorité provenant du Sud, et 90 % des virus et bactéries étaient encore inconnus dans les années 1980, tandis que des maladies disparues réapparaissent.
Dans ce livre, Vie et mort des épidémies, Patrice Debré et Jean-Paul Gonzalez retracent toute l’histoire des grandes épidémies passées, des pestes à la tuberculose, et démontrent que l’émergence de maladies infectieuses est un phénomène qui participe de la logique même du vivant. Ils soulignent surtout que, malgré les peurs, jamais nous n’avons été aussi bien armés pour lutter contre elles. Une réflexion originale sur le combat mondial contre les épidémies et sur les moyens dont nous disposons pour les éradiquer.
Patrice Debré est professeur d’immunologie à l’université Pierre-et Marie-Curie-Paris-VI. Il a été chef de service, directeur d’un institut de recherche à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ambassadeur de France chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il a notamment publié une monumentale biographie de Louis Pasteur qui fait référence.
Jean-Paul Gonzalez est médecin virologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, Marseille) et senior advisor pour les maladies émergentes et la biosécurité auprès de l’Agence Metabiota (Washington, DC). Il a dirigé le Centre international de recherches médicales de Franceville, au Gabon.]

DEDET, Jean-Pierre. Les épidémies, de la peste noire à la grippe A/H1N1. Préface de Françoise Barré Sinoussi. Paris : Dunod, 2010. 232 p. (UniverSciences).

[Cet ouvrage retrace l’histoire des plus grandes épidémies : variole, choléra, peste, typhus, fièvre jaune, grippe espagnole, sida. Les virus concernés font l’objet de courtes fiches techniques et les biographies des savants qui ont œuvré dans la lutte contre ces germes infectieux sont présentées en encarts. Un chapitre aborde les épidémies émergentes, notamment celle de la grippe A H1N1, puis l’ouvrage se termine par une réflexion sur la façon dont apparaissent et disparaissent les épidémies.]

DELUMEAU, Jean et LEQUIN, Yves (dir.). Les malheurs des temps. Histoire des fléaux et des calamités en France. Paris : Larousse, 1987.
DELUMEAU, Jean. « Typologie des comportements collectifs en temps de peste ». In La peur en Occident (XIVe-XVIIIe siècles). Paris : Fayard, 1978. p. 98-142.
DESERT, Gabriel. Les archives hospitalières sources d’histoire économique et sociale. Caen, 1977. (Cahiers des Annales de Normandie ; 10).
DUMAYET, Pierre. « Peste : La grande épidémie ». In Histoire des gens, 26/10/1974. [en ligne] URL : www.youtube.com/watch?v=x7EmrIyylSA (consulté le 19/03/2020).
[L’émission est consacrée à la peste, terreur du moyen âge. A Florence, Pierre DUMAYET converse avec l’historien Jacques LE GOFF sur la Grande peste qui a ravagé la ville italienne en 1348. La maladie entraine des bouleversements sociaux et religieux fondamentaux dans la civilisation occidentale. Puis à Gordes, Pierre DUMAYET écoute le docteur Jean Noël BIRABEN raconter les épidémies dont celle de Marseille en 1720. En conclusion, Jacques LE GOFF rencontre le professeur MOLLARET de l’institut Pasteur, qui prévient sur les risques toujours possibles d’une épidémie. L’émission est constituée de promenades-discussions de Pierre DUMAYET et ses invités, ponctués d’extraits de films, de dessins et gravures, de nombreuses images de Florence et de ses principaux monuments, des statues de cire du musée de la Specola, du vieux port avec le quartier de l’Estaque à Marseille.]
FONTANET, Arnaud. « Les épidémies : comment elles ont marqué l’histoire ». In Cahiers de Science et vie, n 2017, n° 170. 98 p.
FOURNEE, Jean. « Les maladreries et les vocables de leurs chapelles ». In Cahiers Léopold Delisle : Lèpre et lépreux en Normandie, 1997, t. 46, fasc. 1-2.
FRENET, Jean et DUBOURGET-NARBONNET, Alexandra. Peste, choléra… et autres calamités : Une histoire des infections à Lyon. Lyon : LivresEMCC, 2014. 144 p.
GRMEK, Mirko (dir.). Histoire de la pensée médicale en Occident. 3 t. Paris : Seuil, 2014.
GRMEK, Mirko. Les maladies à l’aube de la civilisation occidentale. Paris : Payot, 1983. Rééd. 1994.

GUALDE, Norbert. Comprendre les épidémies : la coévolution des microbes et des hommes. Paris : Empêcheurs de penser rond, 2006. 408 p. (Sciences humaines).
[La peste noire lors de l’épidémie de 1348-1352 était mortelle dans 75 % des cas ; la civilisation Aztèque s’effondra sous les coups du virus de la variole autant que par la cruauté des conquistadores. Dans l’Europe du XIXe siècle, le monde ouvrier fut la proie de la phtisie provoquée par le bacille tuberculeux. D’autres épidémies ont marqué le cours de l’humanité. l’Histoire des épidémies a permis de les rassembler dans des cadres chronologiques séparés par quatre transitions. La première survient au néolithique, époque du premier bouleversement écologique d’origine anthropique ; la deuxième accompagne les civilisations qui se faisaient la guerre ou commerçaient ; la troisième suit les colonisations européennes ; la quatrième est celle que nous connaissons : celle de la globalisation. Il existe une Histoire de l’épidémie qui suit toujours la même dramaturgie. Coalition formée du couple microbe-homme, elle doit au premier la survenance d’une entité possédant des potentiels de virulence et au second l’installation de l’épidémie elle-même. Pour que la survenance de l’agent virulent se transforme en épidémie, cela nécessite des complicités ; l’affidé habituel du microbe est Homo sapiens. Microbe et Homme, associés en couple insécable assurent ainsi l’émergence de l’épidémie.]

HERZLICH, Claudine et PIERRET, Janine. Malades d’hier, malades d’aujourd’hui. De la mort collective au devoir de guérison. Paris : Payot, 1984. 296 p.
[Recension :
BIRABEN, Jean-Noël ; MAITRE, Jacques. In Sciences sociales et santé, 1985, vol. 3, n°1, p. 117-128. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/sosan_0294-0337_1985_num_3_1_998 (consulté le 22/03/2020).
IMBAULT-HUART, Marie-José. In Vingtième Siècle, revue d’histoire, octobre 1984, n°4,. p. 163-164. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1984_num_4_1_1804_t1_0163_0000_4 (consulté le 22/03/2020).]
HILDESHEIMER, Françoise. Fléaux et Société. De la Grande Peste au choléra (XIVe-XIXe siècle). Hachette Education (programme ReLIRE), 1993. 180 p. (Carré Histoire). URL : www.cairn.info/fleaux-et-societe–9782010204593.htm (consulté le 15/03/2020).
Images de la maladie. La peste et l’histoire, n° spécial de Sources, Travaux historiques, 1990
IMBERT, Jean. Histoire des hôpitaux en France. Toulouse : Privat, 1982.
JAHANBEGLOO, Ramin. « Pandémie et politique ». In Esprit, mars 2020. [en ligne] URL : esprit.presse.fr/actualites/ramin-jahanbegloo/pandemie-et-politique-42625 (consulté le 08/04/2020).
KECK, Frédéric ; CERF, Juliette (entretien). « Toutes les épidémies sont liées aux grandes phases de la mondialisation ». In Télérama, 20/03/2020. [en ligne] URL : https://www.telerama.fr/idees/toutes-les-epidemies-sont-liees-aux-grandes-phases-de-la-mondialisation,n6618404.php (consulté le 08/04/2020).
LANOTTE, Philippe. Les grandes épidémies : la peste, le choléra et la tuberculose. [en ligne] URL : microbiologie.univ-tours.fr/2008lanottepgdes_epidemies.pdf (consulté le 19/03/2020).
Les samedis des Archives (37). « De la peste à la tuberculose, les hommes face aux épidémies ». In Archives Départementales d’Indre et Loire, 17/01/2015. [en ligne] URL : archives.cg37.fr/UploadFile/GED/X/1424251764.pdf (consulté le 04/04/2020).
LUCENET, Monique. Les grandes pestes en France. Paris : Aubier, 1985. [en ligne] URL : tinyurl.com/LUCENET-1 (consulté le 20/03/2020).
Mc NEILL, W.H. Le temps de la peste. Essai sur les épidémies dans l’histoire. Paris : Hachette, 1978.
[recension :
BIRABEN, Jean-Noël. In Population, 1982, t. 37, n°3, p. 683. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/pop_0032-4663_1982_num_37_3_17379 (consulté le 28/03/2020).]
MIKAÏLOFF, N. Les manières de propreté du Moyen Age à nos jours, Paris, Maloine, 1990.

MOORE, Peter. Le petit livre des grandes épidémies. Paris : Belin, 2015. (Belin Sciences).
[Quels sont les trois plus grands tueurs de l’histoire de l’humanité ? La guerre ? La famine ? Les catastrophes naturelles ? Non, il s’agit de la grippe, de la peste et du sida. Si aujourd’hui on peut raisonnablement espérer un recul du sida dans le monde, de nouvelles menaces surgissent, tel le virus Eboba ou la grippe aviaire, tandis que d’autres maladies, comme la tuberculose ou le choléra, restent en embuscade. Certes, nous en savons beaucoup plus qu’au temps de la grande peste, et pourtant la seule maladie que nous ayons réussi à vaincre à ce jour est la variole. Surtout, notre monde moderne favorise la prolifération des maladies, voire l’émergence de nouvelles maladies, en raison de la multiplication des transports à travers la planète, de la surpopulation, de la pauvreté ou encore de la surexploitation des milieux naturels.
Voici un livre simple et concis qui présente 50 maladies infectieuses parmi les plus virulentes au monde. Mieux connaître ces menaces invisibles et les prendre au sérieux sont notre meilleure chance de rester en bonne santé.]

NICOLAS, Ariane. « Peste, grippe espagnole … Les grandes pandémies ont-elles accouché d’un « monde nouveau » ? In Slate, 06/04/2020. [en ligne] URL : www.slate.fr/story/189198/peste-grippe-espagnole-grandes-pandemies-lecons-histoire-coronavirus-monde-nouveau (consulté le 08/04/2020).
NOHL, J. La mort noire. Chronique de la peste. Paris : Pavot, 1985.
OZANAM, Jean-Antoine-François. Histoire médicale générale et particulière des maladies épidémiques, contagieuses et épizootiques qui ont régné en Europe depuis les temps les plus reculés, et notamment depuis le XIVe siècle jusqu’à nos jours. T.1. Lyon : chez l’auteur, 1835. [en ligne] URL : ark:/12148/bpt6k441472f  ( consulté le 18/03/2020).
PANZAC, D. Quarantaines et lazarets. Aix-en-Provence : Edisud, 1987.
PELLENNEC, Morgane. « L’épidémie de Coovid-19 à la lumière de l’anthropologie ». In Témoignage chrétien, 26/03/2020. [en ligne] URL : www.temoignagechretien.fr/lepidemie-de-covid-19-a-la-lumiere-de-lanthropologie/ (consulté le 10/04/2020
QUETEL, Claude (dir.). « Santé, médecine et politiques de santé ». In Histoire, économie et société, 1984, 3ᵉ année, n°4. [en ligne] URL : https://www.persee.fr/issue/hes_0752-5702_1984_num_3_4 (consulté le 12/04/2020).
QUETEL, Claude. « La syphilis : présentation ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 285-295.
QUETEL, Claude. Le mal de Naples. Histoire de la syphilis. Paris : Seghers, 1986.
[recension :
GUILLAUME, Pierre ; In Vingtième Siècle, revue d’histoire, n°16, octobre-décembre 1987. Dossier : L’Allemagne, le nazisme et les juifs. pp. 159-160. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1987_num_16_1_1950_t1_0159_0000_3 (consulté le 21/03/2020).
BAYON, Océane. In Clio-prepas. Clionautes. [en ligne] URL : https://clio-prepas.clionautes.org/claude-quetel-le-mal-de-naples-histoire-de-la-syphilis-paris-seghers-1986.html (consulté le 21/03/2020).]

RUFFIE, Jacques et SOURNIA, Jean-Charles. Les épidémies dans l’histoire des hommes. Essai d’anthropologie médicale. Paris : Flammarion, 1984. 302 p. Rééd. 1999. (Champs).
[La fin du XXe siècle que l’on croyait vouée à la technique, à la longévité, à la santé- en un mot, au bonheur des hommes- s’avère angoissante dans de nombreux domaines. A la crise économique, à l’appauvrissement du tiers-monde, à la multiplication des conflits, s’ajoute une nouvelle maladie pratiquement toujours mortelle. Le Sida n’épargne aucun milieu, et il sévit partout dans le monde. On a vu resurgir les vieux fantasmes de la maladie-punition que l’on croyait disparus. Et d’autres maladies, que l’on jugeait exorcisées, ont retrouvé un terrain favorable. Cet essai d’anthropologie médicale expose les données fondamentales de la biologie moderne telles qu’elles permettent de comprendre les maladies humaines transmissibles et leur impact sur l’évolution des peuples. Les grandes épidémies de l’Antiquité, la peste, la lèpre, la syphilis et la tuberculose revivent comme autant de défis qu’ont affrontés les hommes et qui marquent leur permanente fragilité au sein de l’illusion d’un savoir définitif.]

SALUZZO, Jean-François. La variole, Paris, PUF, collection « Que sais-je ? » no 3690, 2004.
SENDRAIL, Marcel (dir.). Histoire culturelle de la maladie. Toulouse : Privat, 1980. 447 p.

SIGNOLI, Michel. La peste noire. Paris : PUF, 2018. 128 p. (Que sais-je ? ; 4148). [en ligne] URL : https://www.cairn.info/la-peste-noire–9782130811824.htm (consulté le 15/03/2020).
[Europe, 1348. La mort rôde. 50 % de la population est décimée. Le coupable ? Non pas la guerre, ni des massacres de masse, non pas la famine, ni une catastrophe naturelle, mais Yersinia pestis, une simple bactérie, bientôt nommée la « peste noire ». Cette épidémie a profondément marqué l’Occident, comme en témoigne l’art de cette époque. Elle est à l’origine de crises socio-économiques et de violences hors normes. Anthropologue spécialisé dans l’étude des charniers, Michel Signoli, qui a identifié l’ADN ancien du bacille de la peste après des fouilles sur un site provençal, revient sur cette première épidémie et sur celles qui ont suivi. Entre médecine, biologie, archéologie et histoire, il explique comment, à l’heure où plane le spectre d’autres grandes épidémies (Ébola, grippe A/H1N1, sida…), nos ancêtres ont tâché de surmonter ces crises, et analyse les stigmates qu’elles ont imprimés dans notre mémoire collective. Un travail de rationalisation bienvenu, tant il est vrai que nous craignons encore la venue du jour où, « pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse » (Camus).]

SOURNIA, Jean-Charles. Histoire de la médecine et des médecins, Paris, Larousse, 1991. Rééd. La Découverte, 2004.
SOURNIA, Jean-Charles. Histoire et médecine, Paris, Fayard, 1982.
SPECK, Reinhard S. « Cholera ». In The Cambridge World History of Human Disease. Kenneth F. Kiple, dir. Cambridge : Cambridge University Press, 1993. p. 642-649.
VALANCE, Georges. « Avant le coronavirus, 5 autres épidémies meurtrières ». In Les Echos, 14/02/2020. [en ligne] URL : https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/avant-le-coronavirus-5-autres-epidemies-meurtrieres-1171756 (consulté le 16/03/2020).
VIGARELLO, Georges. Histoire des pratiques de santé. Le sain et le malsain depuis le Moyen Age. Paris : Seuil, 1999. 416 p. (Points Histoire).
VIGARELLO, Georges. Le propre et le sale. L’hygiène du corps depuis le Moyen Age, Paris, Seuil, 1985. (Points Histoire).

VITAUX, Jean. Histoire de la peste. Paris : PUF, 2010. 218 p. [en ligne] URL : www.cairn.info/histoire-de-la-peste–9782130584094.htm (consulté le 15/03/2020).
[La peste a été l’une des plus effrayantes maladies infectieuses de l’histoire : survenant en trois grandes pandémies successives depuis la peste de Justinien, jusqu’à la Peste noire du Moyen Âge et la peste en Asie et dans le monde entier dans les années 1880-1920, elle sévit encore de nos jours. Ses acteurs sont le bacille de la peste, Yersinia pestis, le rat noir, et l’homme, hôte accidentel. Ses conséquences démographiques et économiques ont été majeures tant en Europe qu’en Asie et dans le monde musulman. Elle a entraîné une profonde modification des mentalités, notamment religieuses, suscitant des interrogations eschatologiques et apocalyptiques, comme les flagellants. Elle est au moins partie à l’origine de l’épidémie de sorcellerie et de la Réforme, et a marqué l’art et la littérature jusqu’à nos jours.]

VOVELLE, Michel. La mort et l’Occident de 1300 à nos jours, Paris, Gallimard, 1983. 793 p.
VOVELLE, Michel. Les âmes du purgatoire ou le travail du deuil. Paris : Gallimard, 1996. 320 p.

Antiquité

BOUSENNA, Youness. Penser au temps du confinement (1/5) : au commencement de la quarantaine était la Bible ». In Télérama, 30/03/2020. [en ligne] URL : https://www.telerama.fr/idees/penser-au-temps-du-confinement-15-au-commencement-de-la-quarantaine-etait-la-bible%2Cn6620424.php (consulté le 09/04/2020).
BOUSENNA, Youness. Penser au temps du confinement (2/4) – Coronavirus : les leçons à tirer de Thucydide sur la perte des valeurs morales ». In Télérama, 18/03/2020. [en ligne] URL : https://www.telerama.fr/idees/coronavirus-les-lecons-a-tirer-de-thucydide-sur-la-perte-des-valeurs-morales,n6617913.php (consulté le 09/04/2020).
BROWN, Peter. Le culte des saints. Son essor et sa fonction dans la chrétienté latine. Trad. Aline Rousselle. Paris : Cerf, 1984. 165 p.
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GERVAIS, Alice. « À propos de la « Peste » d’Athènes : Thucydide et la littérature de l’épidémie ». In Bulletin de l’Association Guillaume Budé : Lettres d’humanité, décembre 1972, n°31. p. 395-429. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/bude_1247-6862_1972_num_31_4_3490 (consulté le 18/03/2020).
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[Hippocrate est le plus illustre médecin de la Grèce antique. Né en 460 à Cos dans une branche de la famille aristocratique des Asclépiades qui prétendait descendre d’Asclépios, il apprit la médecine dès l’enfance auprès de son grand-père, déjà nommé Hippocrate, et de son père. Il fut célèbre dès son vivant, comme l’indiquent les mentions de son jeune contemporain Platon dans le Protagoras ou dans le Phèdre. Il enseigna la médecine à ses deux fils, et ouvrit son enseignement à des disciples extérieurs à la famille, moyennant salaire. Il refusa d’aller au service du Grand Roi, mais il quitta son île natale pour la Grèce continentale où il passa une partie de sa carrière, notamment en Thessalie à Larissa où il mourut à un âge avancé. L’œuvre conservée sous son nom, comprenant une soixantaine de traités, désignée actuellement sous le nom de Collection hippocratique ou Corpus hippocratique, constitue les premiers écrits médicaux conservés de la médecine occidentale. Rédigés en dialecte ionien, comme l’Histoire d’Hérodote, ils sont les remarquables témoins d’une médecine rationnelle dont un noyau important date de la seconde moitié du Ve siècle ou de la première moitié du IVe siècle avant J.-C.]
SARTRE, Maurice. « Les épidémies dans l’Antiquité : angoisses et ravages ». In France culture. Emission « Concordance des temps » de Jean-Noël Jeanneney. 28/03/2020. Rediffusion de l’émission du 17.01.2015. [en ligne] URL : www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/la-femme-et-le-pantalon-histoire-dune-conquete-0 (consulté le 28/03/2020).
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[Dans Œdipe roi, Sophocle fait de la peste qui accable Thèbes le point de départ de la découverte par Œdipe de l’accomplissement de son destin. Face à l’épidémie qui ravage la ville, Œdipe mandate son beau-frère Créon auprès de l’oracle de Delphes, qui répond qu’il faut expulser l’assassin du roi Laïos, le père biologique d’Œdipe, afin de sauver la ville. « On doit, cette souillure nourrie sur le sol, la chasser/Du pays, ne pas nourrir l’inguérissable. » Suivant les conseils de l’oracle, Œdipe découvre qu’il est lui-même l’assassin de son père. Dans l’œuvre de Sophocle, la peste est non seulement le prétexte qui permet au destin d’Œdipe de se réaliser, mais aussi une métaphore de la violence, qui se répand dans la ville de façon contagieuse]
THUCYDIDE. La Guerre du Péloponnèse, II, 47-54. Trad. D. Roussel. Paris : Gallimard, 1964, p. 819-824. (Bibliothèque de la Pléiade) et [en ligne] : URL http://remacle.org/bloodwolf/historiens/thucydide/livre2.htm (consulté le 12/04/2020).
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[Les épidémies constituent avec la guerre le plus grand fléau du monde médiéval. Récurrentes, elles atteignent leur paroxysme avec la grande peste ou peste noire, qui débute en 1347, semant terreur et désolation et provoquant en quelques années la disparition d’au moins un tiers de la population européenne. Cet ouvrage retrace l’histoire de la peste au Moyen Age et des conséquences multiples qu’elle a engendrées (démographiques, économiques, sociales, psychologiques). Il évoque aussi les autres épidémies, moins connues comme le mal des ardents ou les différentes fièvres éruptives. La lèpre omniprésente est également abordée. Toutes ces maladies, devant lesquelles l’homme médiéval est resté impuissant, ont obscurci les derniers siècles du Moyen Age et marqué durablement la mémoire collective. On doit toujours les garder à l’esprit, en arrière-plan, lorsque l’on étudie cette période].
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TABUTEAU, Bruno. « De l’expérience érémitique à la normalisation monastique : étude d’un processus de formation des léproseries aux XIIe-XIIIe siècles : le cas d’Evreux ». In Fondations et œuvres charitables au Moyen Age, sous la dir. Jean Dufour et Henri Platelle. Actes du 121e congrès national des sociétés historiques et scientifiques, section histoire médiévale et philologie (Nice, 1996). Paris : CTHS, 1999. p. 89-96.
[L’étude de la léproserie de St-Nicolas d’Evreux, du 12e au 16e s. , a été suscitée par la conservation d’un appréciable fonds d’archives, dont l’édition, dans un gros corpus de sources, a favorisé une rigoureuse exploitation, et par l’existence du site et d’antiques bâtiments de la maladrerie, à la sauvegarde desquels cette étude n’aura pas été étrangère. Elle y servira en outre une investigation archéologique hautement souhaitable et le tout viendra enrichir la connaissance encore médiocre de l’histoire ébroïcienne. Cette étude de cas participe surtout, dans une perspective d’histoire générale jamais négligée et à défaut d’une synthèse normande pour l’heure prématurée, au renouvellement de la recherche sur la lèpre, les lépreux et les léproseries, qui sont un aspect remarquable de la civilisation médiévale occidentale. Des processus historiques essentiels ont pu être mis en évidence notamment : institutionnalisation, plutôt que fondation, au long d’un 12e s. D’expansion économique et démographique et d’effervescence spirituelle ; corrélativement, normalisation ecclésiastique d’une plausible expérience érémitique primitive; mutation d’une fraternité du type pénitentiel manifestement, vers un prieure-bénéfice simple avec le 14e s. ; restructuration économique au 15e s., dans une Normandie bouleversée par la guerre de Cent ans; municipalisation enfin, jusqu’à la réunion de l’établissement au bureau des pauvres local en 1557, dans un vaste mouvement de réforme hospitalière à l’échelle du royaume. Il convient aussi de reconsidérer le discours historiographique traditionnel sur l’exclusion du lépreux et la fonction de la léproserie.]

TABUTEAU, Bruno. « Le grand saint Nicolas, patron des léproseries : une histoire d’influences ». In Cahiers Léopold Delisle : Lèpre et lépreux en Normandie, 1997, t. 46, fasc. 1-2, p. 1-18. [en ligne] URL : https://www.academia.edu/33885315/Le_grand_saint_Nicolas_patron_des_l%C3%A9proseries_une_histoire_dinfluences
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TOUATI, François-Olivier. Lèpre, lépreux et léproseries dans la province ecclésiastique de Sens jusqu’au milieu du XIVe siècle. Thèse doctorat d’histoire de l’Université de Paris 1 Sorbonne, sous la dir. de Pierre Toubert, 1991.
[S’appuyant sur l’ensemble des sources disponibles, ce travail tente de mesurer l’impact multiforme de la lèpre, depuis ses premières traces au 4e siècle jusqu’à l’arrivée de la peste noire, sur les différents systèmes de société qui se sont succédés dans l’espace d’entre Loire et Marne (les huit diocèses de Troyes, Sens, Meaux, Paris, Chartres, Orléans, Auxerre, Nevers). En fonction de l’environnement culturel, démographique, politique, économique mais aussi biologique, la variabilité reconnue des attitudes envers les malades remet en cause la vision traditionnelle d’une exclusion sociale systématique ou d’une marginalisation uniforme. Les écrits médicaux attestent le niveau de diagnostic de la maladie mais ils sont loin d’en formuler d’emblée l’étiologie en termes de contagion. A partir de la fin du IIe siècle, la valorisation des malades et la pratique d’assistance, inspirée du message chrétien, s’associent aux aspirations religieuses nouvelles et à l’expansion économique : ce contexte situe l’apparition des léproseries dont les origines et les implantations sont inventoriées. Leur fonctionnement matériel et spirituel, l’évolution de leurs recrutements montrent la progressive mutation de leurs objectifs et celle du regard envers les malades. Plus prononce à partir de la fin du 13e siècle, le changement d’attitude culmine dans la conjoncture difficile des années 1320. Il accompagne la perte d’autonomie des léproseries, le détournement de leurs biens en même temps qu’un rejet toujours plus affirme de leurs hôtes. Le discours médical, parmi d’autres, vient désormais justifier ce processus.]
TOUATI, François-Olivier. Maladie et société au Moyen Âge. La lèpre, les lépreux et les léproseries dans la province ecclésiastique de Sens jusqu’au milieu du XIVe siècle. De Boeck, 1998. 876 p. (Bibliothèque du Moyen Age).
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[Cette recherche porte sur la vie ordinaire des Marseillais et Marseillaises pendant et juste après la peste de 1720-1722. Nous proposons un état des gestes, des lieux, des attitudes et des situations qui se transforment ou se modifient durant l’épidémie et lors de la reconstruction immédiate de la société marseillaise à la suite du passage du fléau. Les institutions, les groupes et les dimensions individuelles multiples sont examinés pour privilégier la perception qu’en ont les acteurs. La problématique au centre de cette thèse n’est donc pas seulement de documenter l’épidémie de 1720 ou les attitudes des contemporains face à la mort, mais également la façon dont les hommes vivent en « temps de peste ». Cette expression recouvre les années au cours desquelles furent instituées des mesures de gestion spécifiques de la ville et de ses populations. Nous tentons ainsi de nous éloigner d’une conception spectaculaire de l’évènement, sans toutefois renier son côté extraordinaire. Si la peste reste un temps d’exception, c’est la vision ordinaire et quotidienne de cet épisode marseillais qui est privilégiée. Le premier grand champ de cette thèse propose une réflexion autour du pouvoir urbain et identifie les principaux outils dont il dispose pour instaurer un ordre dans la ville. Une police spécifique est en effet créée pour gérer au quotidien la catastrophe. La seconde partie étudie les répercussions des mesures de contrôle policier dans l’espace urbain et en particulier grâce à la mise en place d’un réseau d’hôpitaux pour circonscrire et soigner la peste. Nous menons une réflexion sur la construction de différents lieux clos en temps d’épidémie (hôpitaux, lazarets, prisons), et au sens que ceux-ci pouvaient avoir dans une ville affligée de contagion. Enfin, le dernier grand champ de cette thèse propose une étude basée essentiellement à partir des procédures jugées par le Tribunal de police pendant la période, en privilégiant une approche micro-historique et tente de ramener l’ordinaire des relations sociales notamment populaires pendant la contagion.] < http://www.sudoc.fr/230178790 >
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[recension
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BUTI, Gilbert. La peste à La Valette (1720-1721). Marseille : Autres Temps, 1996. (Temps Mémoire). [en ligne] URL : http://excerpts.numilog.com/books/9782908805819.pdf (consulté le 21/03/2020).
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[recension :
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COSTE, Joël. Représentations et comportements en temps d’épidémie dans la littérature imprimée de peste (1490-1725). : contribution à l’histoire culturelle de la peste en France à l’époque moderne. Préface d’Yves-Marie Bercé. Paris : Champion, 2007. 837 p. (Sciences, Techniques et civilisations du Moyen âge à l’aube des Lumières ; 10).
[Contient, dans sa bibliographie, le corpus français de la littérature imprimée de peste comprenant 191 ouvrages dont la liste est présentée par ordre chronologique des éditions originales.]
CROIX, Alain. La Bretagne aux XVIe et XVIIe siècles. La vie, la mort, la foi. Paris : Maloine, 1981.
DARMON, Pierre. L’homme et les microbes (XVIIe-XXe siècles). Paris : Fayard, 1999.
DARMON, Pierre. La longue traque de la variole. Les pionniers de la médecine préventive, Paris, Perrin, 1985.
DARMON, Pierre. La variole, les nobles et les princes. La petite vérole mortelle de Louis XV. Bruxelles : Complexe, 1989.
DARNTON, Robert. Le grand massacre des chats. Attitudes et croyances dans l’ancienne France. Paris : Robert Laffont, 1985.
DELUMEAU, Jean. La Peur en Occident (XIVe-XVIIIe siècles). La cité assiégée. Paris : Fayard, 1978.
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FAVRE, R. La Mort au siècle des Lumières. Lyon : Presses universitaires de Lyon, 1978.
FERRAND, Franck. « La peste de 1720 : a-t-on sacrifié Marseille ? ». In L’ombre d’un doute. [en ligne] URL : www.youtube.com/watch?v=5ggaSA1eTEM (consulté le 19/03/2020).
FOUCAULD, Michel. La naissance de la clinique. Paris : PUF, 1963.
GRANEL, François. Epidémies et médecine … jadis.   p. 53-59.
GRANT, William (mort en 1786). Recherches sur les fièvres, selon qu’elles dépendent des variations des saisons, et telles qu’on les a observées à Londres pendant vingt années consécutives : avec des observations de pratique sur la meilleure manière de les guérir.
POUPEE-DESBORDES, Jean-Baptiste-René (1704-1748). L’histoire des constitutions épidémiques de Saint-Domingue.
POUPEE-DESBORDES, Jean-Baptiste-René (1704-1748). La description de la fièvre jaune.
Point-à-Pitre : MANIOC, 1821
T. 1, 504 p. [en ligne] URL : http://www.manioc.org/patrimon/TLS17049
T. 2, 550 p. [en ligne] URL : http://www.manioc.org/patrimon/TLS17050 (consulté le 16/03/2020).
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HILDESHEIMER, Françoise. La Terreur et la Pitié. L’Ancien Régime à l’épreuve de la peste. Paris : Publisud, 1990.
HILDESHEIMER, Françoise. Le Bureau de la santé de Marseille sous l’Ancien Régime. Le renfermement de la contagion. Marseille : Fédération historique de Provence, 1980.
HOBART, Brenton. L’Imaginaire de la peste dans la littérature française de la Renaissance. Thèse de doctorat de Littérature de l’Université de Paris 4 sous la dir. de Frank Lestringant. 2014. [résumé en ligne] URL : http://www.theses.fr/2014PA040022 (consulté le 18/03/2020).
[L’objet de cette thèse est d’étudier comment les auteurs français de la Renaissance perpétuent et font évoluer un corpus de représentations de la peste en mêlant imitation, expérience vécue et invention dans leurs écrits. Ce corpus repose sur des récits et des descriptions de la peste issus d’œuvres majeures de l’Antiquité (l’Iliade, la Bible, l’Histoire du Péloponnèse, les Géorgiques) et du Moyen Âge (le Décaméron, la Chirurgia magna), le plus souvent traduites en français, et parues pendant la première moitié du XVIe siècle.La première partie de ce travail s’intéresse à ces traductions, qui se lisent comme des œuvres à part entière (allégories des guerres et des troubles religieux à la Renaissance), mais sont également des sources d’inspiration pour les auteurs de nouveaux écrits sur la peste.La seconde partie se penche sur ces créations. Les auteurs, qui se mettent parfois en scène comme des survivants de la maladie, reprennent les images du corpus déjà établi, en les adaptant à leurs propres fins. Nous mettons en évidence la répétition des images d’œuvre en œuvre (l’influence du corpus existant sur Clément Marot, Michel de Nostredame, Pierre Boaistuau, Ambroise Paré, Michel de Montaigne et Agrippa d’Aubigné ; l’influence des prédécesseurs sur leurs successeurs), tout en analysant leur fonction dans chaque nouveau contexte.Il ne s’agit pas ici de traiter de la peste historique (de nombreuses maladies appartenant à de nombreuses époques, rassemblées sous un nom générique), mais bien de l’imaginaire lié à un fléau unique, merveilleux, considéré comme la « main de Dieu ». La peste devient un genre littéraire codifié, fort reconnaissable, à la fin de la Renaissance.]
HUDEMANN-SIMON, Calixte. La conquête de la santé en Europe (1750-1900). Paris- Francfort, Belin-Fischer Vg, 2000.
LA FONTAINE, Jean de. « Les animaux malades de la peste ». In Fables. [en ligne] URL : https://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste (consulté le 18/03/2020).
LAVOCAT, Françoise (textes réunis par). Pestes, incendies, naufrages : écritures du désastre au dix-septième siècle. Turnhout : Brepols, 2011.
[un ensemble de traités, témoignages, poèmes, fictions réunis et présentés par Françoise Lavocat, avec une focalisation, non exclusive, sur les épidémies de peste de 1629, l’éruption du Vésuve de 1631, la peste et l’incendie de Londres de 1665-1666.]
LAVOCAT, Françoise. Pestes, incendies, naufrages : Ecritures du désastre au dix-septième siècle. Turnhout : Brepols, 2011. (Les styles du savoir, 16). [en ligne] URL : https://www.brepolsonline.net/doi/book/10.1484/M.STSA-EB.5.107068 (consulté le 15/03/2020).
LE ROY LADURIE, Emmanuel. Histoire du climat depuis l’an mil. Paris : Flammarion, 1967.
LEBRUN, François. Les hommes et la mort en Anjou aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris-La Haye : Mouton, 1971.
LEBRUN, François. Se soigner autrefois. Médecins, saints et sorciers aux XVIIe et XVIIIe siècles. Paris : Temps actuels, 1983.
MAILHOT, Lucie. Les débuts de la santé publique à Lyon à travers la littérature médicale de 1570 à 1650. Mémoire de Master 2 professionnel de l’Université Lumière Lyon 2 – ENSSIB, 2013 sous la dir. de Nicolas Le Roux. [(lire en ligne] (consulté le 21/03/2020).
NOUGARET, R. Hôpitaux, léproseries et bodomies de Rodez de la grande peste à l’hôpital général (v. 1340-1676). Rodez : Subervie, 1986.
QUETEL, Claude. « Syphilis et politiques de santé à l’époque moderne ». In Histoire, économie et société, 1984, 3ᵉ année, n°4. Santé, médecine et politiques de santé. p. 543-556. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1984_num_3_4_1374  
SARZEAUD, Nicolas. « La ville, corps malade : Besançon 1544 ». In Techniques & Culture, 2018/2, n° 70, p. 80-97. [en ligne] URL : https://www.cairn.info/revue-techniques-et-culture-2018-2-page-80.htm (consulté le 15/03/2020).
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VOVELLE, Michel. Mourir autrefois. Attitudes collectives devant la mort aux XVIIe et XVIIIe siècles, Paris : Gallimard, 1974.

Epoque contemporaine (XIXe-1945)

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« Typhoïde ». In Université de Paris : BIU Santé : Medica. [en ligne] URL : https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?intro=thyphoide (consulté le 18/03/2020).
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ARON, Jean-Paul. « Histoire et biologie : alimentation et épidémies au XIXe siècle. In Bulletin de la Société d’Histoire Moderne, 1965, 13e série, n°1, p. 3-9.
BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. 444 p.
[Que faire lorsque survient une épidémie ou une contagion grave ? Faut-il isoler les sujets atteints, tenter d’enrayer le mal par un dépistage systématique ? Doit-on plutôt insister sur l’hygiène individuelle, voire collective ? Quel rôle assigne à l’Etat et aux autorités locales ? Faut-il laisser faire, user de coercition ou s’en remettre à la médecine et aux médecins ? Ces questions (et bien d’autres), nos sociétés post-industrielles croyaient naguère encore ne plus avoir à se les poser: le choléra, la tuberculose et la syphilis  — trois fléaux de l’Europe du XIXe et du premier XXe siècle –, à grand’peine jugulés, ne relevaient-ils pas d’un passé totalement révolu ?Or l’irruption du SIDA est venue réveiller les mêmes peurs, les mêmes discours d’exclusion, les mêmes doutes sur l’efficacité de la science, discours dont la nocivité le dispute, aujourd’hui comme hier, à la stérilité. Sans doute l’historien peut-il ici jouer un rôle décisif. Mesurant et analysant les effets quantitatifs et qualitatifs de la contagion sur une société, il en observe et en décrit le vécu, le dit et le non-dit. Sa relecture du passé le conduit, sans juger ni décider, à interroger le présent. Voilà pourquoi un groupe d’historiens et de médecins, sous l’égide de la Société de Démographie historique, confrontent leur  » connaissance sociale  » des contagions et des épidémies et la livrent au public. »].
BERCE, Yves-Marie. Le chaudron et la lancette. Croyances populaires et médecine préventive (1798-1830). Paris : Presses de la Renaissance, 1984.
BIRABEN, Jean-Noël. « La tuberculose et la dissimulation des causes de décès ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p.184-
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[Recension :
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BOURDELAIS, Patrice. « La construction de la notion de contagion : entre médecine et société ». In Communications : la contagion. 1988, n° 66. p. 21-39
BOURDELAIS, Patrice. « Le choléra : présentation ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988, p. 17-41.
BOURDELAIS, Patrice. « Le contrôle des grandes crises épidémiques ». In Les Tribunes de la santé, 2009/1, n° 22, p. 41-51. [en ligne] URL : https://www.cairn.info/revue-les-tribunes-de-la-sante1-2009-1-page-41.htm (consulté le 15/03/2020).
BOURDELAIS, Patrice. Les épidémies terrassées : une histoire des pays riches. Paris : éd. de La Martinière, 2003. 246 p. (Les Reflets).
[Patrice Bourdelais retrace l’histoire des épidémies et des fléaux qui ont touché l’Europe, du Moyen Age à nos jours, de la Grande peste au sida. Ce tableau saisissant met en scène les réactions des populations face à la menace épidémique et les réponses qu’ont apportées les autorités. Devant l’urgence à intervenir, les Etats et les villes ont progressivement mis en place des politiques de santé publique qui, au fil des siècles, ont concouru à faire de nos pays du Nord des sanctuaires apparemment à l’abri des fléaux. Comment notre rapport à l’épidémie s’est-il modifié à travers les différentes époques ? Que dit-il de notre regard sur l’exigence de santé, la maladie, la mort ? Pourtant, qu’il s’agisse du sida ou d’autres virus, les menaces sont loin d’être éradiquées, notamment dans les pays du Sud, toujours décimés par les épidémies. Le combat sanitaire serait-il condamné à demeurer un privilège ?]
BOURDELAIS, Patrice. Les hygiénistes : enjeux, modèles et pratiques (XVIIIe-­XXe siècles). Paris, Belin, 2001.
BOURNAUD, Philippe. « Le conflit des sources : L’épidémie de choléra de 1911-1912 au Levant ottoman entre presse et administration ottomane ». In Cahiers de la Méditerranée, 2018, n°96. [en ligne] URL : http://journals.openedition.org/cdlm/10983
CHESNAIS, Jean-Claude. « Les morts violentes en France depuis 1826. Comparaisons internationales ». In Cahiers de l’INED, 1976. (Travaux et documents ; 75).
CHIFFOLEAU, Sylvia. Genèse de la santé publique internationale : de la peste d’Orient à l’OMS. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2019.

[Au début du XIXe siècle, l’Europe redoute toujours la menace des épidémies. Mais elle s’irrite désormais de la présence sur son sol des quarantaines qui entravent le développement du commerce. Menés par la France, les pays européens initient une série de conférences sanitaires, qui constituent la première tentative de politique coordonnée au niveau international, lequel est limité alors à l’Europe. Ils y convient néanmoins l’Empire ottoman, dont le territoire est désigné comme le lieu principal du péril épidémique. Au terme d’un long processus, traversé de conflits scientifiques et politiques, l’accord s’établit finalement autour du transfert, sur la rive sud de la Méditerranée, de la barrière de protection destinée à empêcher le passage des épidémies vers l’Europe. Celle-ci vise en priorité un « groupe à risque », celui des pèlerins de La Mecque, obligés de sacrifier aux contraintes d’un formidable dispositif de contrôle sanitaire qui enserre la mer Rouge. En contrepartie, la législation internationale s’attache à libérer toujours plus des entraves sanitaires la navigation ordinaire et les flux commerciaux. Ce système à deux vitesses perdure jusqu’au cœur du XXe siècle, lorsqu’il est remplacé par la configuration internationale actuelle, dominée par l’OMS. C’est en croisant les sources d’Europe et d’Orient, dans une approche globale, qu’a été abordée cette question sanitaire d’Orient, prise dans la tourmente des enjeux coloniaux, de ceux du nationalisme et de l’internationalisme naissants. Elle donne à voir la façon dont les acteurs des deux rives de la Méditerranée ont fait conjointement l’apprentissage des règles internationales. Elle révèle également les modalités particulières de la médicalisation au Moyen-Orient qui, malgré leur caractère autoritaire, ont suscité de profonds changements sociaux et culturels] < http://www.sudoc.fr/237720906 >

CHION, Thierry. « Histoire. Comment la grippe espagnole, précédente pandémie mondiale a touché Rouen en 1918 ? ». In 76Actus, 21/03/2020. [en ligne] URL : actu.fr/normandie/rouen_76540/histoire-grippe-espagnole-precedente-pandemie-mondiale-touche-rouen-1918_32335783.html
Collectif ; Bibliothèque de la Révolution de 1848, Tome 20, 1958. Le Choléra, la première épidémie du XIXe siècle. [en ligne] URL : https://www.persee.fr/issue/r1848_1155-8822_1958_ant_20_1 (consulté le 16/03/2020).
[Introduction Générale
Première Partie : Paris / Louis Chevalier
Deuxième Partie : Lille / Monique Dineur, Charles Engrand
Troisième Partie : Autres expériences
Les départements normands / Jean Vidalenc
Bordeaux / Docteur Fréour
Marseille / Pierre Guiral
Quatrième Partie : Expériences étrangères
La Russie / M.-V. Netchkina, K.-V. Sivkov, A.-L. Sidorov
L’Angleterre / David Eversley]
COMPAGNON, Antoine. Les chiffonniers de Paris. Paris : Gallimard, 2017. (Bibliothèque des Histoires). 512 p.
[Les chiffonniers de Paris au XIXe siècle : un sujet original et inattendu. Un sujet d’une grande richesse, entre histoire, économie, urbanisme, littérature et art.

Morceau de vieux linge, le chiffon sert à la fabrication du papier. Or la demande explose après la révolution industrielle, avec l’essor de l’instruction et l’abondance de la presse. Le chiffonnier est à la fois l’inquiétant rôdeur des nuits de la capitale et l’agent indispensable des progrès de la société. Sa figure hante l’œuvre des écrivains et des peintres, d’Hugo à Baudelaire et Théophile Gautier, de Daumier à Gavarni.

Dans son Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier repérait en 1781 sa montée en puissance : « Le voyez-vous, cet homme qui, à l’aide de son croc, ramasse ce qu’il trouve dans la fange et le jette dans sa hotte ?… Ce vil chiffon est la matière première qui deviendra l’ornement de nos bibliothèques, le trésor précieux de l’esprit humain. Le chiffonnier précède Montesquieu, Buffon et Rousseau. » On voit les dimensions que prend le sujet. Antoine Compagnon les explore avec une érudition inépuisable. De l’hygiène des rues de Paris à l’administration des déchets ; de la prostitution, dont le monde recoupe celui des chiffonniers, à leur recrutement et aux mythes qui les entourent. C’est à une plongée toujours surprenante dans le Paris nocturne que nous convie l’auteur, le Paris des bas-fonds et celui de l’imaginaire collectif. Qui croirait que le premier dessin cité dans le Grand dictionnaire universel de Pierre Larousse à l’article « Caricature » montre un chiffonnier ? Le crépuscule du chiffonnage parisien date de la fin du Second Empire : on fabrique maintenant le papier avec la fibre de bois et, en 1883, le préfet Eugène Poubelle décrète que les ordures seront déposées dans des récipients, lesquels prendront son nom. Mais le malfaisant marchand d’habits des Enfants du paradis, le film de Carné, suffit à illustrer la survivance du chiffonnier dans les représentations de Paris.]

CORBIN, Alain. « La grande peur de la syphilis ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 328-348.
CORBIN, Alain. « Le péril vénérien au début du [XXe] siècle : prophylaxie sanitaire et prophylaxie morale » In Recherches, 1977, n°29.
CUNY, H. Louis Pasteur et le mystère de la vie. Paris : Seghers, 1963.
DARMON, Pierre. « Vaccins et vaccinations avant Jenner : une querelle d’antériorité ». In Histoire, économie et société, 1984, 3ᵉ année, n°4. Santé, médecine et politiques de santé. p. 583-592. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/hes_0752-5702_1984_num_3_4_1378 (consulté le 12/04/2020).
DELAPORTE, François. Le savoir de la maladie : essai sur le choléra de 1832 à Paris. Paris : PUF, 1990. 195 p.
[recension :
POUSSOU, Jean-Pierre. In Annales de démographie historique, 1992. La démographie de l’Union Soviétique. p. 362-363. [en ligne] URL : www.persee.fr/doc/adh_0066-2062_1992_num_1992_1_1830_t1_0362_0000_2 (consulté le 11/04/2020).]
DELAPORTE, Sophie. Les médecins dans la Grande Guerre (1914-1918). Paris : Bayard, 2003. 224 p.
[recension :
CHEVANDIER, Christian. In Le Mouvement Social, octobre-décembre 2004, n° 209, p. 136-138, [en ligne] URL : http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=948 (consulté le 11/04/2020).
DESERT, Gabriel. « Une catastrophe démographique : la variole en Basse-Normandie (1870-1871) ». In Annales de Normandie, n° spécial, 1982. [en ligne] URL : https://www.persee.fr/doc/annor_0000-0003_1982_hos_1_1_4170 (consulté le 11/04/2020).
DESSERTINE, Dominique et FAURE, Olivier. « Malades et sanatoriums dans l’entre-deux-guerres ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 218-235.
DODIN, André. « Les persistances du XXe siècle ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 136-155.
DUBOS, R. Louis Pasteur, franc-tireur de la science. Paris : PUF, 1955.
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EGGERICK, Thierry et POULAIN, Michel. « L’épidémie de choléra de 1866. Le cas de la Belgique ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 56-82.
EVANS, Richard J. « Epidémies et révolutions. Le choléra dans l’Europe du XIXe siècle ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 107-135.
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SPINNEY, Laura. La Grande Tueuse : Comment la grippe espagnole a changé le monde. Paris : Albin Michel, 2018. 432 p.
[Comment un virus H1N1, dont la source et le nom demeurent troubles, a-t-il pu faire plus de ravages encore que la Peste noire du XIVe siècle ?
À l’heure du 100e anniversaire de la pandémie de grippe espagnole, et alors que nous sommes à nouveau confrontés à de violentes épidémies – Ebola, SIDA, ZIKA -, Laura Spinney ravive la mémoire collective de cet événement inouï et adopte une approche narrative pour le restituer dans toute sa complexité. Elle revient aux origines de la maladie, étudie sa composition et ses particularités génétiques, reconstitue étape par étape le déroulement de la catastrophe au fil de tragédies individuelles poignantes, révèle la surprenante virulence, l’extrême étendue et la foudroyante rapidité de l’infection, et considère son impact non seulement sur les sociétés de l’époque, mais aussi sur la naissance des futures politiques de santé. Cette enquête entraîne le lecteur bien au-delà de l’Europe déchirée par la Première Guerre mondiale, des États-Unis à l’Iran, de l’Inde à l’Alaska, de la Russie à la Chine, en passant par le Brésil et l’Afrique du Sud, à mesure que sont tirés de l’oubli les témoignages de personnages, célèbres comme anonymes, confrontés à la maladie. À l’échelle du globe, avec ses 50 à 100 millions de morts, la grippe espagnole fit plus de victimes que les deux guerres mondiales réunies, et fut sans doute la plus grande pandémie que l’humanité ait jamais connue.]
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[50 à 100 millions de morts sur l’ensemble de la planète en à peine plus d’un an, dont 250 000 en France. Cette hécatombe foudroyante, dont les victimes sont au moins deux fois plus nombreuses que celles des tranchées de la Grande Guerre, n’est pas due au canon des fusils ni au fer des baïonnettes. L’épidémie connue sous le nom de grippe espagnole, qui frappe durant les derniers mois du conflit, d’avril 1918 à juin 1919, atteint tous les continents, de l’Europe jusqu’aux îles les plus reculées du Pacifique. Fauchant principalement de jeunes adultes dans la force de l’âge, elle entraîne la mort de 2 à 5 % de la population mondiale. Épisode majeur, épidémie la plus meurtrière depuis la Peste noire de 1348, la Grande Grippe est pourtant aujourd’hui refoulée de la mémoire collective. À l’heure où les épidémies mondiales constituent encore une menace pour l’humanité, quelles leçons retenir de cet événement qui reste aujourd’hui la référence en matière de pandémie ?]

Temps présent (depuis 1945)

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« L’épidémie actuelle de Zik devrait s’éteindre d’elle-même d’ici 3 ans ». In Le Point, 15/07/2016. [en ligne] URL : https://www.lepoint.fr/sante/l-epidemie-actuelle-de-zika-devrait-s-eteindre-d-elle-meme-d-ici-3-ans-14-07-2016-2054507_40.php (consulté le 16/03/2020).
ALEXANDRE, Michel. La peste : du Moyen Age à aujourd’hui. Thèse de doctorat de pharmacie de l’Université de Strasbourg sous la dir. de Philippe André. 2019. 79 p.
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[Le virus responsable du Chikungunya, une maladie transmise par les moustiques qui provoque de la fièvre et des arthralgies sévères, a été isolé pour la première fois en 1952 en Tanzanie. Après s’être propagé dans l’Océan indien et en Asie, il atteint finalement l’Amérique centrale à la fin de l’année 2013. La Guadeloupe, une petite île au cœur des Antilles, se retrouve alors confrontée à une épidémie de Chikungunya de grande ampleur. Après avoir présenté le virus et ses vecteurs de transmission, la maladie du Chikungunya est exposée à travers ses signes cliniques, sa physiopathologie, les différentes méthodes de diagnostic et les traitements disponibles à ce jour. Par la suite, cette thèse montre comment l’île a su organiser une réponse afin de faire face à l’évolution et à l’ampleur de cette épidémie. La coordination et la mobilisation de nombreux acteurs ont permis la mise en place d’un système de surveillance épidémiologique, le renforcement de l’offre de soins et l’organisation d’une lutte antivectorielle sans précédent, notamment via de grandes campagnes de communication et de prévention. Enfin, le retour d’expériences et l’évaluation des actions mises en œuvre nous permettent d’obtenir une meilleure appréciation du niveau de réussite de la gestion de l’épidémie de Chikungunya en Guadeloupe.]
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[La dernière épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola aura été la plus meurtrière jamais enregistrée depuis la découverte du virus en 1976. Elle aura également été la plus surprenante quant à sa localisation et sa fulgurance. Face au dévastateur virus Ebola, le monde entier s’est mobilisé pour venir en aide aux pays touchés et accélérer les recherches en vue d’un traitement permettant d’endiguer l’épidémie. < http://www.sudoc.fr/221657991 > ].
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[Le virus Zika n’est pas un nouveau virus, c’est un flavivirus transmit par une piqûre de moustique. Il est responsable de plusieurs épidémies de grandes ampleurs notamment en Amérique du Sud qui ont permis de détecter des complications graves jusqu’alors inconnues tel que le syndrome de Guillain-Barré ou le syndrome de Zika congénital. Suite à ces découvertes, l’épidémie de Zika a été reconnu comme une urgence de santé publique internationale en 2016. Dans cette thèse bibliographique, il va être relaté les connaissances sur le virus Zika et ses vecteurs, les moyens de lutte et une rétrospective sur les épidémies de 2015-2016. < http://www.sudoc.fr/223565946 >] (consulté le 18/03/2020)
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DEBRE, Patrice et GOONZALEZ, Jean-Paul. Vie et mort des épidémies. Paris : Odile Jacob, 2013. 285 p. (OJ médecine).
[Les maladies infectieuses sont la cause de près de 14 millions de morts, chaque année dans le monde, la plupart dans les pays du Sud. Environ 350 maladies infectieuses sont apparues entre 1940 et 2004, une majorité provenant du Sud, et 90 % des virus et bactéries étaient encore inconnus dans les années 1980, tandis que des maladies disparues réapparaissent. Dans ce livre, Patrice Debré et Jean-Paul Gonzalez retracent toute l’histoire des grandes épidémies passées, des pestes à la tuberculose, et démontrent que l’émergence de maladies infectieuses est un phénomène qui participe de la logique même du vivant. Ils soulignent surtout que, malgré les peurs, jamais nous n’avons été aussi bien armés pour lutter contre elles. Une réflexion originale sur le combat mondial contre les épidémies et sur les moyens dont nous disposons pour les éradiquer. Patrice Debré est professeur d’immunologie à l’université Pierre-et Marie-Curie-Paris-VI. Il a été chef de service, directeur d’un institut de recherche à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ambassadeur de France chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Il a notamment publié une monumentale biographie de Louis Pasteur qui fait référence. Jean-Paul Gonzalez est médecin virologue, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, Marseille) et senior advisor pour les maladies émergentes et la biosécurité auprès de l’Agence Metabiota (Washington, DC). Il a dirigé le Centre international de recherches médicales de Franceville, au Gabon.]
DESMARIS, Maxime. Les limites systémiques  et politiques de la réponse aux épidémies mises en évidence par celle d’Ebola d’Afrique de l’Ouest (2014-2016). Thèse de doctorat de pharmacie de l’Université de Paris-Sud (Châtenay-Malabry), 2018. 103 p. [L’épidémie d’Ebola d’Afrique de l’Ouest (2014-2016) a mis en évidence l’incapacité des pays vulnérables et de la communauté internationale à faire face aux menaces des nouvelles maladies infectieuses rares ou émergentes. Dans cette thèse, une présentation de la maladie à virus Ebola ainsi que de cette épidémie et de son impact ont été faites afin de poser des bases pour le lecteur. S’ensuit la description des limites et faiblesses politiques et systémiques soulevées lors de l’épidémie que ce soit dans la préparation, la détection et la capacité de réponse de la communauté internationale et des pays touchés. Enfin, cet écrit présente diverses possibilités de changements et de réformes envisageables ou nécessaires pour éviter de reproduire cette situation et pour mieux se préparer aux menaces de santé de maladies infectieuses émergentes]. < http://www.sudoc.fr/240185374 >
FOUSSENI, Taofick Raoul ; HAMMAN, Philippe et PIERMAY, Jean-Luc. Les inégalités écologiques à l’aune du choléra. Les villes africaines à l’exemple de Cotonou. Paris : L’Harmattan, 2018. 364 p. [en ligne] URL : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01501911 (consulté le 16/03/2020).

[Cette thèse de doctorat analyse les inégalités écologiques dans les villes africaines, à travers l’exemple de Cotonou au Bénin, à l’aune du choléra. En tant que pathologie liée à l’exposition à un environnement insalubre, le choléra constitue un marqueur pertinent des inégalités écologiques, qu’il s’agisse d’inégalités d’exposition aux nuisances environnementales, d’accès aux aménités urbaines, de pouvoir d’interpellation de la puissance publique face aux nuisances environnementales ou de participation aux projets environnementaux. A travers l’approche par « effet de lieu », nous avons montré que l’incidence différentielle du choléra entre les arrondissements et les quartiers de Cotonou est liée non seulement à l’effet combiné du milieu et des profils socio-économiques, aux pratiques sociales, mais aussi aux politiques publiques, inspirées parfois des recommandations internationales dans le domaine de l’environnement, et qui occultent le contexte socio-politique local.]

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MONTBRUN, Matthieu. La peste : maladie historique, état des connaissances et risques actuels. Thèse de doctorat de pharmacie de l’Université de Montpellier sous la direction de Patricia Liczar-Fajardo, 2019. 94 p. [La peste de Justinien, la peste noire et la peste de Chine sont les trois grandes épidémies qui ont fait de la peste l’une des maladies les plus marquantes de l’Histoire. Les découvertes des deux pasteuriens, Alexandre Yersin et Paul-Louis Simond, nous ont permis d’en apprendre davantage sur la maladie et de nous en prémunir. Malgré le net recul de la maladie engendré par ces découvertes, la peste continue de sévir, elle est même classée comme maladie ré-émergeante par l’OMS. La lutte contre les rongeurs et les puces, qui sont respectivement les réservoirs et les vecteurs principaux de la maladie, est un enjeu majeur de la prévention contre la peste. Cependant, de nouveaux risques liés aux troubles sociaux que subit le monde sont apparus : les problèmes de crises dans les pays où la maladie est endémique, l’augmentation constante des migrations humaines, et la surconsommation d’antibiotiques entraînant des résistances, sont autant de risques que l’on peut associer à la réémergence de la peste]. < http://www.sudoc.fr/237821923 >
MORAND, Serge et FIGUIE, Muriel. Émergence de maladies infectieuses. Risques et enjeux de société. Paris : Editions Quæ, 2016. 136 p. (Matière à débattre et décider). URL : https://www.cairn.info/emergence-de-maladies-infectieuses–9782759224906.htm (consulté le 15/03/2020).
OLIVIER, Marie. Points d’actualité en 2017 sur l’épidémie à virus Zika. Thèse de doctorat de pharmacie de l’Université de Rennes 1 sous la dir. de Latifa Bousarghin. 2017. 102 p.
[Le virus Zika est découvert en 1947 en Ouganda. Dans les années qui suivent sa découverte, il reste plutôt silencieux. Il émerge rapidement à partir de 2007 et se répands à travers le monde. Les modes de transmission sont nombreux : transmission vectorielle, materno-foetale, sexuelle, sanguine. Même si la maladie est le plus souvent asymptomatique, les complications peuvent être dramatiques : syndrome de Guillain-Barré, microcéphalies, malformations foetales. Il n’existe pour l’heure aucun vaccin ou antiviral spécifique. Si l’épidémie est en décroissance aujourd’hui, elle reste néanmoins un problème majeur de santé publique.] < http://www.sudoc.fr/228463890 >
OMS. Flambée de maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest. [en ligne] URL : https://www.who.int/csr/disease/ebola/fr/ (consulté le 15/03/2020). (ce site n’est plus mis à jour depuis janvier 2017).
OMS. Les origines de l’épidémie d’Ebola 2014. Une année d’épidémie d’Ebola. Janvier 2015. [en ligne] URL : https://www.who.int/csr/disease/ebola/one-year-report/virus-origin/fr/ (consulté le 15/03/2020) (sommaire détaillé – 14 chapitres)
OMS. Maladie à virus Ebola. [en ligne] URL : https://www.who.int/ebola/fr/ et 30 mai 2019. [en ligne] URL https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ebola-virus-disease (consulté le 15/03/2020)
OMS. Maladie à virus Ebola: informations générales et résumé de la situation en Afrique de l’Ouest. 3 avril 2014. [en ligne] URL : https://www.who.int/csr/don/2014_04_ebola/fr/ (consulté le 15/03/2020)
OMS. Maladie à virus Zika. [en ligne] URL : https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/zika-virus (consulté le 16/03/2020).
OMS. Obstacles à un endiguement rapide de la flambée de maladie à virus Ebola. [en ligne] URL : https://www.who.int/csr/disease/ebola/overview-august-2014/fr/ (consulté le 15/03/2020).
PAM, Adama Aly et FAYE, Osseynou. Colonisation et santé au Sénégal (1816-1960). Crises épidémiques, contrôle social et évolution des idées médicales. Paris : L’Harmattan, 2018. 264 p.
PECQUIGNOT, Henri. « L’éclipse des maladies vénériennes en France (1944-1970) ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988. p. 349-362.
PEPIN, Jacques. Aux origines du SIDA : enquête sur les racines coloniales d’une pandémie. Paris : Seuil, 2019. 490 p.
[L’histoire du sida ne commence pas avec sa découverte en 1981. Elle débute aux alentours de 1921, quelque part entre les forêts du sud-Cameroun et le pool du fleuve Congo, dans les territoires contrôlés par la France et la Belgique. Elle implique un chimpanzé et un chasseur maladroit, des entreprises avides et une main-d’œuvre surexploitée, des médecins déterminés à éradiquer les endémies infectieuses d’Afrique centrale à travers des campagnes de lutte aussi ambitieuses qu’imprudemment menées, des hommes célibataires massés dans une ville-champignon gérée comme un camp de travail, des  » femmes libres  » sombrant dans une prostitution à haut risque alors que l’accession mouvementée de l’ex-Congo belge à l’indépendance en 1960 précipitait la débâcle économique du pays. Sans la conjonction tragique de ces circonstances et les péripéties ultérieures qui ont entraîné, via Haïti, l’exportation du pathogène puis la globalisation du VIH, l’infection d’un individu par ce virus d’origine simienne n’aurait, à l’instar de ses antécédents probables au cours des siècles, jamais enclenché une telle chaîne de transmission dans notre espèce. Fondé sur des recherches épidémiologiques et une enquête historique inédites, cet ouvrage retrace pour la première fois de manière probante l’enchaînement des événements qui ont conduit à la pire pandémie de l’époque récente. Près de quarante millions de morts plus tard, l’effarement que suscite la lecture de ce récit tient moins, rétrospectivement, à la nature imprévisible du désastre humain qu’il décrit qu’à son caractère évitable.]
PINELL, Patrice et BROQUA, Christophe. Une épidémie politique : la lutte contre le SIDA en France (1981-1986). Paris : PUF, 2016. (Science, histoire et société).
RICHARD, Patrice. « Infos Zika ». ARS Guadeloupe. Alerte épidémie, octobre 2016, n°5. [en ligne] URL : https://www.guadeloupe.ars.sante.fr/sites/default/files/2017-01/PDF-NEWSLETTZIK-051016.pdf (consulté le 16/03/2020).
RIGGIROZZI, Pia. « Les injustices du virus Zika ». In Les Echos, 15/06/2017. [en ligne] URL : https://www.lesechos.fr/2017/06/les-injustices-du-virus-zika-173498 (consulté le 16/03/2020).
ROSSET, Etienne. Syphilis et SIDA : similitudes dans leurs caractéristiques scientifiques, leur histoire et leur impact sur la société. Thèse de doctorat de Pharmacie de l’Université Paris-Sud sous la dir. de Eric Fouassier, 2015. 103 p.
RUBY, Juliette. Stratégies innovantes de lutte anti-Zika. Thèse de doctorat de pharmacie de l’Université de Picardie, sous la dir. de François Helle, 2017. 67 p. [en ligne] URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/view/index/docid/1989291 (consulté le 15/03/2020)
SIMONIN, Yannick. « Zika, dengue, West Nile … Ces virus exotiques qui nous menacent ». In Le Point, 25/10/2019. [en ligne] URL : https://www.lepoint.fr/sante/zika-dengue-west-nile-ces-virus-exotiques-qui-nous-menacent-25-10-2019-2343476_40.php (consulté le 16/03/2020).
ZYLBERMAN, Patrick. Tempêtes microbiennes. Essai sur la politique de sécurité microbienne dans le monde transatlantique. Paris : PUF, 2013.
[résumé en ligne] URL : www.librairie-gallimard.com/livre/9782070140800-tempetes-microbiennes-essai-sur-la-politique-de-securite-sanitaire-dans-le-monde-transatlantique-patrick-zylberman/
|recensions /
BASTIDE, Loïs. In Socio-anthropologie, 2014, n°29. [en ligne] URL : http://journals.openedition.org/socio-anthropologie/1747
KECK, Frédéric. In La vie des idées, 27/09/2013. [en ligne] URL : https://laviedesidees.fr/Scenarios-de-catastrophes-sanitaires.html (consulté le 22/03/2020).]

Littérature

« Epidémies et littérature ». In Mediapart, 16/03/2020 ; [en ligne] URL : https://blogs.mediapart.fr/register/blog/160320/epidemies-et-litterature (consulté le 18/03/2020)
« Médecine et littérature ». Colloque de l’Université de Bretagne Occidentale, Vendredi 8 avril 2005. [programme en ligne] URL : www.fabula.org/actualites/epidemie-et-litterature_10900.php (consulté le 18/°03/2020).
ARTAUD, Antonin. Le Théâtre et la Peste (1938)

[Il introduit sa réflexion par une anecdote : le vice-roi de Sardaigne fait un rêve, quelques jours avant l’explosion de la grande peste à Marseille en 1720. Il rêve d’une épidémie qui détruirait toutes les structures de la société. Dans ce texte publié dans Le Théâtre et son double, Antonin Artaud fait de la peste une force positive. L’épidémie devient ici rédemption, en provoquant chez le malade l’effondrement de ses repères. En ce sens, l’expérience théâtrale est assimilable à la peste. « De même que la peste, le théâtre est fait pour vider collectivement des abcès », pour dénouer les crises, « par la mort ou la guérison ». Saint-Augustin avait lui aussi comparé le théâtre à la peste, jugeant que la différence entre les deux était que l’un s’attaque au corps et l’autre aux mœurs. Artaud précise quant à lui que « le théâtre, comme la peste, […] dénoue des conflits, dégage des forces, déclenche des possibilités et si ces possibilités et ces forces sont noires, c’est la faute non pas de la peste ou du théâtre, mais de la vie ». Ainsi, le théâtre et la peste sont la révélation « d’un fond de cruauté latente » chez l’homme, mais n’en sont pas la cause.]

BADEN, Ernest. La peste dans le roman européen vue par un médecin. Thèse de doctorat en littérature de l’Université de Nice, sous la dir. de Roger Chemain. 2002. [résumé en ligne] URL : http://www.theses.fr/2002NICE2030 (consulté le 18/03/2020).
[Plus de soixante romans, nouvelles, chroniques, et journaux intimes parlent de la peste. Elle apparaît comme thème central, secondaire ou fait divers. La recherche se limite au roman européen du XIVe au XXe siècle. L’état des connaissances médicales est exposé comme base méthodologique. L’influence de la peste sur les arts, la poésie, le théâtre, la musique et le cinéma est évoqué. L’objectif de cette étude est de confronter le réalisme médical de l’écrivain aux sources historiques et médicales de l’époque. Un autre aspect de cette recherche est de déterminer la fonction littéraire de la documentation médicale pour assurer la tension dramatique de l’action et, surtout, créer une situation limite sans issue. Ainsi l’auteur peut mettre en relief le comportement des personnages et de la société face au fléau. Dans le cas où l’épidémie de peste est imaginaire, les aspects médicaux renforcent le fantastique et le symbolisme de l’allégorie. La psychopathologie de la peste joue un rôle-clé dans le traitement littéraire de ce thème. La névrose traumatique, qui est aussi contagieuse que la peste elle-même, détermine le comportement, l’évolution psychologique et émotionnelle des personnages et de la société. La représentation de la peur, de l’angoisse, de l’insensibilisation et de la dépression et leur sublimation, permet à l’écrivain de manifester son génie créateur. Les chefs-d’œuvre comme Le Décaméron de Boccace, Nécessaires préparations pour la peste et Le Journal de l’année de la peste de Daniel Defoe, Les Fiancés et L’Histoire de la colonne infâme d’Alessandro Manzoni et La peste d’Albert Camus sont traités en détail. Les écrits d’importance secondaire et tertiaire sont groupés par siècles et intercalés entre les œuvres-clés.]
BADIN, Alessandro ; GENETTI, Stefano (dir.). Littérature et SIDA, alors et encore. Leiden-Boston : Brill-Rodopi, 2016. 144 p. (Cahiers de recherche des instituts néerlandais de langue et de littérature française).
[Trois décennies après l’émergence du VIH, à l’ère du « post sida », deux générations de chercheurs dressent le bilan des représentations qu’en a données la littérature française. Depuis les premiers témoignages jusqu’à l’historicisation du sida, à l’intériorisation du deuil et à l’insurrection contre la sérophobie, atour de l’œuvre de Guibert et d’autres écrivains (Hocquenghem, Lagarce, Dustan), se dispose toute une constellation de récits alliant autobiographie et fiction. La pluralité d’approches (études littéraires, de genre et culturelles) interroge l’actualité d’un phénomène et ses multiples implications, aussi bien intimes que politiques, esthétiques et morales. Le VIH/sida s’avère un opérateur herméneutique pour explorer le corps et la maladie, le désir et la mort, pour rompre le silence et repenser l’identité.]
BOISSIER-RICOSSE, Marie-Thérèse. Etude sur la peste dans un certain nombre de romans français avec quelques remarques sur d’autres maladies épidémiques. Thèse de doctorat de l’Université Aix-Marseille 1, sous la dir. de Henri Coulet. 2005.
[Le but de cette thèse est d’étudier la description de la Peste dans quelques romans français, dont la plupart relatent des faits historiques situés à des époques et dans des pays différents. Une même épidémie a pu inspirer plusieurs oeuvres ou bien une peste imaginaire est devenue le symbole d’un autre mal. Nous tentons d’analyser diverses représentations de ce fléau récurrent. Son origine, sa progression, les souffrances qu’il provoque, l’attitude des malades et de leur entourage, celle des médecins en particulier. . . La peur surtout qu’inspire cette épidémie, ainsi que quelques autres et le retentissement de leur passage dans la psychologie des foules et des individus. La peste appartient-elle au passé ?]
BOUSENNA, Youness. « Penser par temps d’épidémie (4/4) : Albert Camus et l’amour des hommes à l’épreuve du mal ». In Télérama, 20/03/2020. [en ligne] URL : https://www.telerama.fr/idees/albert-camus-et-lamour-des-hommes-a-lepreuve-du-mal,n6618478.php (consulté le 09/04/2020).
CAMUS, Albert. La peste (1947). Paris : Gallimard,1972. 288 p. (Folio).
[Étiolement de la temporalité, expérience de la séparation, appauvrissement du langage, banalisation de la mort… Roman star du récit d’épidémie, La Peste de Camus marque autant pour l’horreur de ce qu’il décrit que pour son ton étonnamment détaché. Dans une expression dépouillée et méticuleuse, un narrateur chronique la propagation d’une épidémie carabinée à Oran, en Algérie, dans les années 1940. Soucieuses de ne pas faire paniquer l’opinion publique, les autorités peinent à diagnostiquer ce qui se manifeste sous leurs yeux. On assiste alors à toutes les étapes de l’épidémie, révélatrices des transformations que la maladie provoque au sein du quotidien des Oranais, bouleversant des relations humaines que la peste se délecte à infester. Se pose alors une question cruciale : quelle attitude faut-il adopter ? Tandis que le journaliste Rambert cherche à braver le dispositif de confinement pour retrouver sa dulcinée, le Père Paneloux blâme les habitants eux-mêmes, jugés responsables de la colère divine. Le Docteur Rieux, lui, se refuse à la résignation et continue de se battre, d’assister les malades, malgré sa profonde affliction. Sans doute peut-on percevoir dans cette peste camusienne une allégorie de la peste brune, du surnom donné au nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale. Aurélie Palud, professeure agrégée en Lettres Modernes, expliquait en 2014 dans « Les Chemins de la Philosophie », que dans ce récit l’épidémie physique se révèle être une épidémie morale. Germe l’idée que l’homme porte le mal en lui-même. Par la contamination épidémiologique, l’homme éclaire le mystère de sa propre identité.]
DEFOE, Daniel. Journal de l’année de la peste. Paris : Gallimard, 1982. (Folio)
DUMAS, Alexandre. La Dame aux camélias. Paris : Le Livre de poche, 1975. 386 p.
FONTENAILLE, Elisabeth. L’Enfant rouge. Paris : Éditions Grasset et Fasquelle, 2002. 240 p.
GARCIA MARQUEZ, Gabriel. L’Amour au temps du choléra (1985)
[Les maladies contagieuses sont au cœur de l’œuvre littéraire du Colombien Gabriel Garcia Marquez. « J’ai toujours aimé les épidémies », affirmait-il dans un entretien au Monde en 1995, citant la peste de La Mala Hora (1961), « l’épidémie de l’oubli » dans Cent ans de solitude (1967) et le choléra de L’Amour au temps du choléra (1985). Bien que la maladie ne soit pas le sujet central de ce dernier roman, qui narre une histoire d’amour sous les tropiques, elle constitue une trame de fond et sert d’allégorie. Florentino Ariza s’enamoure de la belle Fermina Daza, à une époque tourmentée par les plaies. Mais la main de Fermina revient à Juvenal Urbino, jeune docteur qui s’emploie à lutter contre l’épidémie. L’amour non consumé de Florentino Ariza croît au fil des années au point de secouer le « malade » comme le ferait le choléra. Tel un virus, la passion amoureuse attaque son corps sans que Florentino ne parvienne à l’en extirper. Chez Garcia Marquez, comme chez Artaud, la notion d’épidémie est vue de façon positive, comme une force permettant à des sentiments extraordinaires de se développer. Et si la peur et la méfiance vis-à-vis de l’autre, porteuses probables de la maladie, sont aussi évoquées, ce n’est que pour mieux souligner la façon dont l’amour peut surgir d’un sombre décor.]
GERARD, Mathilde. « Epidémies et littérature, une inspiration contagieuse ». In Le Monde, 11/9/2009. [en ligne] URL : www.lemonde.fr/epidemie-grippe-a/article/2009/09/11/epidemies-et-litterature-une-inspiration-contagieuse_1237724_1225408.html (consulté le 18/03/2020)
GIONO, Jean. Le hussard sur le toit (1951). Paris : Gallimard, 1972. (Folio)
[1838. Angelo Pardi, hussard italien originaire de Piémont, est notre héros, en fuite après avoir remporté un duel mortel. Ses tribulations le mènent à Manosque, en Provence, où une épidémie de choléra fait rage. Poursuivi par les autorités, qui le croient coupable d’empoisonner les fontaines de la ville, il erre sur les toits des demeures délaissées. Il virevolte alors d’une maison à une autre, s’abstrait de l’abominable chaos de l’épidémie tout en s’offrant une contemplation impressionniste des paysages désolés d’une ville en agonie. Néanmoins, en bon personnage d’inspiration stendhalienne, Angelo accorde une importance particulière au devoir et à la vertu. Fort d’une immunité inexplicable et d’une noble dévotion, il se met au service de quelques condamnés dans l’espoir de les sauver du calvaire, se retrouvant aux premières loges de la danse macabre. Il s’insurge contre ce mal foudroyant qui, selon lui, révèle “la saloperie humaine”. Invitée au micro de « la Compagnie des œuvres » en 2017, Sylvie Vignes, professeure de littérature française et spécialiste de Giono, défend que l’auteur a orchestré son intrigue autour du choléra pour sa force symbolique et révélatrice des passions humaines. Afin d’accentuer le souffle dramatique de son œuvre, Giono s’est inspiré de la pandémie de choléra, bien réelle, de 1832, en exacerbant les symptômes de la maladie. On retiendra la puissance évocatrice des cholériques gioniens qui dégobillent une substance « semblable à du riz au lait ». Surnommé “l’ami des peintres”, l’écrivain brosse avec génie le panorama d’une Provence tragique, en mobilisant des éléments picturaux dans ses descriptions de la nature. Giono inscrit ses personnages dans une exaltation épique et nous transporte sous la chaleur “écœurante”, “lourde et huileuse” d’un été maudit, tout en gardant une tonalité poétique et une construction musicale.]
GOURCE, François de. Qoëlet. Paris :  Robert Laffont, 2006.
GUALDE, Norbert. Les épidémies racontées par la littérature. L’Harmattan, 2016. 276 p. (Acteurs de la Science). [introduction et 1er chapitre en ligne] URL : www.amazon.fr/épidémies-racontées-par-littérature/dp/2343104026#reader_2343104026 ou https://tinyurl.com/v6ja5up (consulté le 18/03/2020).
IONESCO, Eugène. Rhinocéros (1959). Paris : Gallimard, 1972. (Folio).
JUANARIO, Catarina. De la peste au sida : l’épidémie dans quelques œuvres du XXe siècle. Mémoire de master de lettres modernes de l’Université de Bourgogne. Dijon,
KASISCHKE, Laura. En un monde parfait. Paris : Christian Bourgois, 2010.
[Chez l’autrice Laura Kasischke, le récit d’épidémie est un outil pour dresser un portrait au vitriol de la middle class américaine d’aujourd’hui. Jiselle, trentenaire et hôtesse de l’air, s’inquiète de voir sa vie défiler sous ses yeux alors qu’elle n’est toujours pas “installée” dans une situation conjugale stable. Quand Mark Dorn, un commandant de bord veuf et affreusement parfait, la demande en mariage trois mois après leur rencontre, Jiselle n’hésite pas une seconde. Tandis qu’une épidémie de grippe traverse les Etats-Unis, emportant des centaines de victimes dans sa tornade (la pop-star Britney Spears succombe dès la page 3 !), l’héroïne d’En un monde parfait se mue en ménagère pour s’occuper des trois enfants de son tout-nouveau mari. Disséquer l’épidémie au bistouri littéraire n’est pas l’intention de l’autrice. Elle projette à l’inverse une idée diffuse, lointaine, de la maladie. Presque irréelle tant les personnages peinent à y croire, la grippe est ici un parfait prétexte pour décortiquer un état d’esprit symptomatique de notre époque. Finalement, qu’est-ce qu’une pandémie devant la poursuite effrénée du bonheur ? Dans cette radiographie sardonique de nos sociétés occidentales contemporaines, Laura Kasischke nous embobine dans un récit troublant, tant il fait écho à nos conduites actuelles en réaction à la propagation du coronavirus. Face à l’appréhension du chaos, l’insouciance et l’urgence de vivre à toute vitesse.]
KUSHNER, Tony. Angels in America (1991)
[Les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix ont été marquées par la montée en puissance du virus du sida. L’occultation de la maladie, individuelle, mais aussi collective, est au cœur de la pièce Angels in America de Tony Kushner. Cette fresque en deux parties met en scène une dizaine de personnages dans le New York des années Reagan. Homosexualité, maladie et corruption politique se croisent dans une œuvre qui mêle surréalisme et ancrage dans la réalité sociale de l’Amérique des années quatre-vingt. Un des personnages principaux, Roy Cohn (inspiré d’un conseiller du sénateur Joseph McCarthy qui a réellement existé), est un ambitieux avocat gay qui nie son homosexualité. « Je ne suis pas un homosexuel mais un hétérosexuel qui couche avec des hommes, dit-il. Comment un homme [de ma trempe] pourrait-il appartenir à une communauté qui n’a aucun poids politique ? » Découvrant qu’il est atteint du sida (il parle d’un « cancer du foie »), il use de ses influences politiques pour obtenir le traitement par AZT alors en vogue, disponible seulement auprès de quelques privilégiés. Cohn a une vision très utilitariste de sa relation aux autres. Ses amis vont et viennent, les relations sont jetables, vite établies, vite remplacées. Voyant tant de vies écrasées par la maladie, Roy Cohn refuse de s’attacher aux autres. L’épidémie de sida devient alors synonyme d’individualisme. Lorsqu’un autre personnage, Prior, annonce à son partenaire Louis sa maladie, ce dernier le quitte. La brutalité des relations exposées dans Angels in America est toutefois atténuée par la tendresse de quelques personnages : un infirmier transsexuel qui soutient son ami dans l’épreuve de la maladie, une mère mormone qui se fait violence pour accepter l’homosexualité de son fils, et surtout, les anges, fidèles accompagnateurs des personnages dans leur fuite en avant.]
LA FONTAINE, Jean de. « Les animaux malades de la peste ». In Fables. [en ligne] URL : poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/Poemes/jean_de_la_fontaine/les_animaux_malades_de_la_peste (consulté le 18/03/2020).
[Des siècles plus tard, la peste de Thèbes est évoquée chez Jean de La Fontaine, dans « Les Animaux malades de la peste ». La Fontaine y fait référence à l’Achéron, le fleuve des Enfers, frontière du royaume des morts, qu’il faut payer pour traverser. La « peste » n’y est prononcée qu’au quatrième vers, à demi-mot – « La peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom) » – après avoir été décrite comme « Un mal qui répand la terreur/Mal que le ciel en sa fureur/Inventa pour punir les crimes de la terre ». Afin de sauver son peuple de la peste, le roi propose le sacrifice du « plus coupable ». C’est l’âne, le plus naïf, qui est finalement condamné par excès d’honnêteté. L’épidémie fait ici écho à un univers politique corrompu : « Selon que vous serez puissant ou misérable, /Les jugements de la Cour vous rendront blanc ou noir ». Dans cette fable sans illusion, la peste est l’allégorie d’un climat de mensonge, de calculs et d’hypocrisie.]
LE CLEZIO, Jean-Marie Gustave. La Quarantaine (1955). Paris : Gallimard, 1995. (Folio).
[Fin XIXe siècle, à bord de l’Ava pour rentrer chez eux, Léon et son frère Jacques voguent vers l’île Maurice. Après une escale imprévue à Zanzibar, deux des passagers de leur embarquement révèlent des symptômes de variole. Tous sont contraints de débarquer sur l’île Plate, havre volcanique de l’Océan Indien, où ils devront rester en quarantaine pour une durée indéterminée. Inspiré par un événement de la vie de son grand-père, Le Clézio rapporte dans La Quarantaine l’expérience de l’isolement forcé, sur une île où la colonisation sépare les Européens des « coolies », ces immigrés indiens engagés pour travailler dans les colonies. Contrairement aux auteurs cités précédemment, Le Clézio s’attache moins à décrire la maladie que l’imaginaire stimulé par l’exil en nous-mêmes. Léon porte le récit à la première personne, retrace sa rencontre avec la belle Suryavati, ou encore ses escapades entre le quartier de la Quarantaine, réservé aux Européens, et celui des Indiens. Jacques semble bien plus inquiet : « Nous sommes prisonniers » s’alarme-t-il. L’attente désespérée d’un navire de sauvetage, les jeux de pouvoir entre deux mondes, les rapports de force au sein de leur propre communauté redoublent l’atmosphère morbide imposée par l’épidémie. Et pourtant, au-delà du marasme, Léon nous raconte dans un phrasé intime comment il s’imprègne de la nature rugissante de l’île. Il transgresse l’enfermement mental de la quarantaine.]
LEWINO, Frédéric. « L’épidémie de choléra de 1832 vue par Alexandre Dumas ». In Le Point, 17/03/2020. [en ligne] URL : https://www.lepoint.fr/culture/l-epidemie-de-cholera-de-1832-vue-par-alexandre-dumas-17-03-2020-2367596_3.php (consulté le 18/03/2020).
LONDON, Jack. La Peste écarlate (1912). Trad. Paul Gruyer et Louis Postif. Paris : Flammarion, 2018. 112 p. (Librio ; 1228).
[Un récit d’anticipation post apocalypse : suite à une épidémie, le monde est redevenu sauvage et presque tous les humains ont disparu. Les quelques individus épargnés ont recréé un semblant de société mais sans culture et sans passé et dirigé par des brutes. Mais un espoir subsiste : un vieillard a entreposé dans une grotte des ouvrages, vestiges de la civilisation, afin qu’un jour l’esprit humain puisse renaître de ses cendres.]
MANZONI, Alessandro. Histoire de la colonne infâme (1840). Trad. Christophe Mileschi. Préface Eric Vuillard. Apostille de Leonardo Sciascia. Paris : éd. Zones sensibles, 2019. 160 p.
[Cette histoire de l’auteur italien est souvent comparée à l' »Affaire Calas » de Voltaire. En 1630 à Milan plusieurs hommes sont accusés d’avoir délibérément propagé la peste. Ils sont condamnés et exécutés. Leurs juges font édifier un monument pour commémorer le procès mené à l’aide de supplices terrifiants. « Pour Manzoni, les juges sont comptables à titre personnel de leur jugement, qui s’apparente à un crime. Il défend ainsi l’idée que, jusque dans le pire des systèmes politico-juridiques, les individus conservent une part d’autonomie, la faculté de s’affranchir des préjugés de leur époque, et de se comporter selon ce qui est juste et bon.  Ce qui est en jeu, implicitement, c’est donc la question, ancienne dans la théologie chrétienne, du libre arbitre, mais tout autant, en un sens, celle plus moderne du déterminisme. » Une question qui demeure d’une parfaite actualité. Tout comme ce qui est commun à toutes les épidémies : la recherche de coupables.]
MATHESON, Richard. Je suis une légende. Paris : Gallimard, 2001. Rééd. 2007. (Folio SF ; 53).
MERLE, Robert. Les hommes protégés. Paris : Gallimard, 1974.
MIRBEAU, Octave. L’épidémie (1898). [en ligne] URL : https://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99%C3%89pid%C3%A9mie (consulté le 11/04/2020).
PAGNOL, Marcel. « Les pestiférés ». Dans le Temps des amours. Paris : éd. de Fallois, 1977.
[Dans Les Pestiférés, texte inachevé et longtemps oublié, Marcel Pagnol a ravivé l’épidémie de peste survenue en 1720 à Marseille. Cette nouvelle est publiée en 1977, après sa mort, dans le recueil Le Temps des amours. Trésor caché de la littérature d’épidémie, Les Pestiférés nous plonge dans les aventures d’une petite communauté marseillaise face à la propagation d’un terrible fléau. Après de vifs pourparlers, les notables du coin menés par Maître Pancrace, médecin, et Maître Passacaille, notaire, prennent la décision radicale de confiner le quartier, en s’organisant comme une forteresse assiégée. A travers le format de la nouvelle, Pagnol livre un savant enchaînement de péripéties toujours plus absurdes, si rocambolesques qu’on en oublierait presque le tragique sujet. Dans un élan survivaliste, chacun se voit confier une mission pour participer à l’effort de guerre. Guerre contre la propagation, guerre contre les profiteurs qui pillent les provisions. Tous s’enduisent profusément d’un liquide qu’on dit efficace contre la contagion, le “Vinaigre des Quatre Voleurs”, équivalent old school du gel hydroalcoolique. Le tout conté dans un ton délicieusement burlesque. Alors que leur retraite est un succès, les rescapés sont confrontés à un nouvel obstacle : pour endiguer la propagation, les autorités de la région entreprennent de brûler tous les villages infestés. Selon Maître Pancrace, il serait insensé de manifester leur présence : les impitoyables pillards rodent. Pas d’autre choix, ils doivent quitter les lieux en toute discrétion. Dans une scène brillamment loufoque, les membres de cette micro-communauté se lancent alors dans une représentation théâtrale hors-pair pour fuir de leur quartier sans éveiller les soupçons. Faux soldats, faux cadavres de pestiférés, la mise en scène est parfaite. Si l’issue tronquée de cette nouvelle vous laisse sur votre faim, vous pourrez toujours trouver sa chute dans l’adaptation BD des Pestiférés (Samuel Wambre, Serge Scotto et Éric Stoffe, Editions Grand Angle, 2019). Le dénouement fut reconstitué par le petit-fils de l’auteur, Nicolas Pagnol, à partir des bribes de la transmission orale du récit de l’écrivain.]
PALUD, Aurélie. La contagion des imaginaires : lectures camusiennes du récit d’épidémie contemporain. Thèse de doctorat de littérature générale et comparée de l’Université de Rennes 2 sous la dir. de Emmanuel BOUJU. 2014. [résumé et thèse en ligne] URL : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01077943 (consulté le 18/03/2020).
[Ma réflexion s’ancre dans un double constat : le développement de la fiction d’épidémie dans les années 1980 et la moindre reconnaissance d’une œuvre canonique mais figée dans sa lecture allégorique : La Peste de Camus. Mon projet de recherche se fonde sur la volonté d’ériger le récit d’épidémie en genre à part entière et sur l’hypothèse d’une intertextualité camusienne dans le récit contemporain. Travaillés par cette forme de contagion, les récits du corpus (García Márquez, Le Clézio, Stewart O’Nan, Saramago, Goytisolo) autorisent une approche « allégorique » au sens où Walter Benjamin entend ce terme : écriture de la ruine, de l’éclatement et de la fuite du sens. En retour, cette relecture de La Peste à l’ère contemporaine doit favoriser une approche renouvelée du roman. Plus largement, il s’agit d’évaluer dans quelle mesure la contagion est une métaphore pertinente pour représenter le phénomène littéraire. De fait, le récit d’épidémie se présente comme un espace dialogique où s’entrelacent l’imaginaire de l’auteur et des imaginaires sociaux variés, notamment celui de la « crise postmoderne ». On peut alors considérer ces fictions allégoriques comme des « forme-sens » puisque la contagion y constitue à la fois un thème, un principe esthétique et un enjeu éthique. De ces multiples interactions entre le réel et la fiction émerge alors une dernière forme de contagion : celle qu’implique l’acte de lecture. Dans quelle mesure le lecteur contamine-t-il l’œuvre ? Comment la fiction peut-elle constituer un « pharmakon » face à la « crise » du monde contemporain ?]
POE, Allan. Le Masque de la mort rouge (1842). Trad. Charles Baudelaire. [en ligne] URL : https://www.bibebook.com/files/ebook/libre/V2/poe_edgar_allan_-_le_masque_de_la_mort_rouge.pdf. (consulté le 11/04/2020).
[Traduit en français par Charles Baudelaire, un roman « gothique » qui se prête à de nombreuses interprétations. Dans une abbaye fortifiée le prince s’est enfermé, avec mille de ses courtisans, afin de fuir l’épidémie foudroyante de la Mort Rouge, terrible fléau qui frappe le pays. Indifférents aux malheurs des populations frappées par la maladie, ils mènent alors une vie de plaisirs en toute sécurité.  Mais leur isolement n’est qu’illusion et ils finiront par être frappés eux aussi.]
RASIMI, Olivier. Le silence de la chair. Paris : Le Passage, 2014. 317 p.
ROTH, Philip. Némésis. Trad. Marie-Claire Pasquier. Paris : Gallimard, 2014. (Folio ; 5375).
[A l’été 1944, Bucky Cantor a 23 ans. Il vit à Newark, aux Etats-Unis. Malgré ses grandes aptitudes physiques et son corps de gymnaste, il n’a pas pu rejoindre les corps armés mobilisés pour la Seconde Guerre mondiale, à cause de sa très mauvaise vue. Il se retrouve alors directeur des terrains de jeux sportifs de Weequahic, quartier juif de la ville. Honteux de ne pas pouvoir participer à l’effort de guerre, il se retrouve pourtant en première ligne d’un tout autre front : une épidémie de poliomyélite. Touchant principalement les enfants, elle frappe de plein fouet l’entourage de Bucky. Quand elle ne tue pas, la polio atrophie les membres de ses victimes, les rendant lourdement handicapés. Comment accepter un tel drame ? Dans Némésis, dernier roman de sa carrière, Philip Roth épluche les émotions suscitées par la fureur d’une épidémie. Aussi interroge-t-il les réactions de Buck, ce héros, dégoulinant de loyauté et assoiffé de réponses, face à la “tyrannie de la contingence”. Comment mesurer sa culpabilité face à un mal invisible, qui décloisonne toute rationalité ? L’épidémie est-elle le fait d’une Némésis, du nom de cette déesse de la mythologie grecque qui châtie l’excès, la démesure et l’orgueil ?]
SARAMANGO, José. L’aveuglement. Paris : Seuil, 2008. 384 p. (Points).
[Un homme devient soudainement aveugle. C’est le début d’une épidémie qui se propage à une vitesse fulgurante à travers tout le pays. Mis en quarantaine, privés de tout repère, les hordes d’aveugles tentent de survivre à n’importe quel prix. Seule une femme n’a pas été frappée par la  » blancheur lumineuse « . Saura-t-elle les guider hors de ces ténèbres désertées par l’humanité ?
Né en 1922 et décédé en 2010, José Saramago, écrivain portugais, a reçu le prix Nobel de littérature en 1998. « José Saramago nous raconte qu’il faut parfois devenir aveugle pour réussir à voir la face cachée et essentielle des choses. Un beau livre plein d’espoir. »]
STOUFF, Jean. « Epidémies et littérature ». In Biblioweb, 16/03/2020. [en ligne] URL : https://biblioweb.hypotheses.org/39716 (consulté le 18/03/2020).
THILLIEZ, Franck. Pandemia. Paris : Pocket, 2016. 696 p.
[Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l’Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d’eau.
En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. Dans l’étang tout proche, un sac de toile contenant des ossements : quatre corps en kit.
Et pendant ce temps, une grippe à la souche non identifiable vire à l’épidémie et fauche jusqu’aux plus robustes du quai des Orfèvres, mettant à l’épreuve Franck Sharko et Lucie Henebelle.]
TITTI, Naomi. « L’épidémie en littérature, à travers 6 grands romans ». In France Culture. Emission Art et création, 17/03/2020. [en ligne] URL : www.franceculture.fr/litterature/lepidemie-en-litterature-a-travers-6-grands-romans (consulté le 18/03/2020).
VILLA TORRES, Lina Patricia. De la maladie contagieuse à la fin des temps dans « la montagne magique », « la peste », « l’amour aux temps du choléra » et « Némésis ». Thèse de doctorat de littérature de Strasbourg sous la dir. Pascal Dethurens. 2018. [résumé en ligne] URL : http://www.theses.fr/2018STRAC032 (consulté le 18/03/2020).
[À partir de l’étude de deux romans européens et de deux des Amériques, la présente thèse de doctorat examine la manière dont la maladie contagieuse sert de métaphore à la crise. Elle poursuit un triple objectif. Au niveau individuel, on démontre le rôle actif de chacun face à la maladie, puisque tant les médecins que les malades font appel à l’inventivité afin de lutter contre le fléau. Au niveau social, on prouve que la contagion sert d’argument pour stigmatiser et discriminer l’Autre que l’on considère comme menaçant. Au niveau politique, on souligne l’importance d’un compromis individuel et collectif dans la gestion des risques car les fictions illustrent les effets catastrophiques lorsque les États sont incapables d’assurer la protection de la santé des populations (vols, pillages, recherche prétendue de coupables et mise à mort des innocents).]
WALD LASOWSKI, Patrick. « Syphilis et littérature ». In BARDET, Jean-Pierre ; BOURDELAIS, Patrice et GUILLAUME, Pierre. Peurs et terreurs face à la contagion. : Choléra, tuberculose, syphilis (XIXe-XXe siècles). Paris : Fayard. 1988, p. 296-313.

Bonne lecture

Paul PAUMIER

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