« Nul ne peut venir à moi si le Père ne l’attire » (Jn 6,44)

eucharistie-1

Lors du précédent numéro du Bulletin, j’avais conclu l’article sur Le Filet dans la Bible par l’évocation de l’attirance mis en œuvre par Dieu le Père pour sauver les hommes. On se souvient que le symbole du filet avait été proposé comme pouvant figurer la parole vivante jetée sur le monde, et que puisque Jésus-Christ lui-même est appelé Logos, Verbe de Dieu, c’est lui le filet dont use son Père pour tenter de nous amener à lui et de nous sauver. Mais en évoquant au passage Jn 6,44 (« Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour »), je m’étais demandé si ce thème de l’attirance des hommes par  Dieu ne devait pas être creusé. Il m’avait semblé en effet que ce thème pourrait représenter une structure positive voulue par Dieu, mais dont nous ignorerions volontiers l’existence et la nature. Que Dieu veuille nous sauver, nous le savons, même si nous ne mesurons sans doute pas toute l’étendue de cette volonté. C’est une donnée de notre foi concernant le Dieu Amour. Mais une deuxième, non moins importante, et qui lui est comme consubstantielle, c’est l’octroi de notre liberté, et cela au nom du même Amour : si l’on aime vraiment, si l’amour est authentique, il accepte de laisser l’autre libre. Telle est à la fois la grandeur et la fragilité de l’amour : il ne donne d’importance à l’aimé que pour autant qu’il le rende libre de refuser cet amour. Et on peut dire que c’est à cette seule condition que notre modernité laïque tolère encore « les religions » : que les dieux de ces religions lui laissent la bride sur le cou et la liberté de le refuser.

L’irruption dans ce schéma d’une attirance divine peut donc sembler déséquilibrer l’image de ce Dieu à la fois si large d’esprit, si équitable, et si paternel, si bienveillant… trop bienveillant, peut-être, pour le but qu’il se fixe, celui de sauver tous les hommes, mais peut-il en aller autrement ? Car un Dieu qui aurait mis en place une stratégie d’attraction de l’humanité en dépit d’elle-même ne serait-il pas suspect de reprendre d’une main ce qu’il a donné de l’autre ? Sa toute-puissance lui permettrait, de fait, d’avoir prévu ce plan « diabolique » : sachant que la faiblesse humaine, laissée à ses seuls moyens, l’entraîne inéluctablement à sa perte, il aurait introduit dans le système de nos relations avec lui un moyen de prévenir notre trop grand besoin d’indépendance et nous protéger contre nous-mêmes… Il se serait rendu attirant au point que nous serions plus tout à fait libres de le refuser… Mais par ailleurs, il ne peut pas ne pas savoir que la liberté dont il nous fait le cadeau insigne n’est appréciable que si elle contient le risque réel de permettre notre malheur. Et nous, accepterions-nous « le don de Dieu » s’il n’était pas un don sans aucune repentance ? Croirions-nous, même, en un Dieu qui ne nous laisserait pas une liberté absolue de l’aimer (de nous sauver) ou de nous perdre ? Que serait-ce que croire, si nous n’étions pas tout à fait libres de le faire ou pas, et qui serait Dieu, sans cette indispensable permission à notre égard ?

Il est bien vrai cependant que pour l’humanité adulte à qui est confié le don de cette liberté, si tant est qu’il pèse (comme don) dans les rapports que nous entretenons avec Dieu, c’est-à-dire que nous apprécions tant que ça le fait que Dieu nous laisse libres, il est bien vrai que cette humanité adulte semble bien plus profiter de la liberté de le refuser plutôt que de celle de le choisir – ou bien est-ce la loupe déformante de notre modernité occidentale ? Et ainsi, pourrions-nous en vouloir tant que cela au Dieu d’amour d’avoir légèrement fait pencher la balance en sa faveur ? Mais trêve de théologie-fiction, regardons un peu ce qu’il en est dans les textes : que peuvent-ils nous dire de cette attraction, de cette attirance en faveur de son fils dont Dieu userait pour sauver l’humanité ? Car c’est bien cela qui se passe, et non pas, comme on pourrait éventuellement le penser de prime abord, une « utilisation » du Fils par le Père pour que l’humanité sauvée puisse aller vers Lui, le Père. Chez Jean, ce qui se passe c’est la mise en œuvre par le Père d’une attirance des hommes au profit de son Fils, afin que celui-ci leur donne la vie : « Celui qui vient à moi n’aura pas faim, celui qui croit en moi n’aura pas soif. » (6,35) Et au v. 37 : « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et celui qui vient à moi, je ne le rejetterai pas. ». Comment donc le Père s’y prend-il pour que ces hommes-là « viennent » à Jésus ? « Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire. » Il s’agit pour le Père d’attirer les hommes vers son Fils, de les faire venir à lui qui pourra les faire ressusciter. Il s’agit de faire en sorte (malgré leurs résistances ?) qu’ils puissent lui être donnés. Jésus a été envoyé par le Père, et celui-ci a pour tâche que ces hommes, attirés par lui vers Jésus, deviennent les siens.

L’attirance avec laquelle le Père nous entraîne vers son Fils relève d’une théologie en partie spéculative : peu de chose est dit dans la Bible sur cette attraction à laquelle saint Jean surtout fait allusion[1]. Le verbe ἑλκύω (tirer, attirer), avec le Père pour auteur[2], n’est employé qu’en Jn 6,44. En Jn 12,32 c’est Jésus qui dit qu’il attirera à lui tous les hommes[3]. Et en Jn 6,65, Jésus reformule probablement 6,44 : « C’est bien pourquoi je vous ai dit « Personne ne peut venir à moi si cela ne lui est donné par le Père. » Là, l’attirance s’est muée en don. Pour reprendre l’image de la pêche, le Père agit ici un peu comme le courant marin qui fait venir les poissons dans le filet du Christ. C’est le Fils qui se trouve être l’attributaire de la « pêche » divine. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi » (Jn 6,37) et « La volonté de celui qui m’a envoyé c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés » (Jn 6,39). Plus loin, en parlant des hommes selon la terminologie pastorale, Jésus dira aussi : « Mes brebis écoutent ma voix, je les connais et elles viennent à ma suite. Et moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tout, et nul n’a le pouvoir d’arracher quelque chose de la main du Père. » (Jn 10,27-29)

A présent observons la déclaration de Jésus en Jn 6,44 dans son contexte : il prononce la phrase au cœur d’une discussion avec « les juifs » à la suite du miracle des pains (Jn 6,1-15), elle-même suivie de l’épisode de la marche sur la mer, histoire sans doute pour Jean de dire qui est vraiment celui qui vient d’opérer cette distribution merveilleuse. La discussion démarre parce que Jésus, s’identifiant à la manne de l’AT, leur a déclaré (6,35) : « je suis le pain de vie », et qu’il convient donc de croire en lui afin d’être ressuscité au dernier jour. Mais pour les juifs, on ne saurait être « le fils de Joseph » (6,42) et en même temps se déclarer « descendu du Ciel » (6,38). C’est à ce moment que tombe la phrase de Jn 6,44 : « Cessez de murmurer entre vous ! Nul ne peut venir à moi si le père qui m’a envoyé ne l’attire ». Phrase étrange, car il aurait été plus logique que Jésus dise, non pas « nul ne peut venir à moi si le père qui m’a envoyé ne m’attire, mais « nul ne peut aller au Père si je ne l’attire vers lui, étant son envoyé. » En effet, il s’agissait de convaincre les juifs incrédules de sa mission de médiation divine indispensable, au nom de laquelle il avait déclaré être « le véritable pain du ciel » (6,32). Jésus en fait continue ce qu’il avait commencé à annoncer en 6,37 (« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ») avant que « les juifs » ne prennent ombrage de ses paroles.

Ensuite Jésus cite les prophètes : « « Tous seront instruits par Dieu ». Quiconque a entendu ce qui vient du Père et reçoit son enseignement vient à moi. » Ainsi, si les juifs suspicieux ne s’étaient pas laissé pas obnubiler par les questions d’origine et de généalogie strictement humaine, ils auraient dû constater la parenté entre l’enseignement venant du Dieu d’Israël et celui entendu sur les lèvres de Jésus, qui se dit son envoyé. Ils auraient pu enjamber la difficulté de l’opposition entre la dimension humaine de Jésus et l’origine céleste de ses gestes et paroles, et ainsi donc croire en son envoyé. Ils auraient pu venir (= croire) à lui puisque, ce faisant, ils obéissaient à ce même Dieu. Eu égard aux juifs, le propos est donc polémique : on ne saurait se réclamer du Dieu d’Israël sans passer par la case Jésus. « Nul n’a vu le Père, si ce n’est celui qui vient de Dieu. Le suis le pain de vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne et ils sont morts. Tel est le pain qui descend du ciel : celui qui en mangera ne mourra pas. » (Jn 6,46-50)

Eu égard aux chrétiens anti-juifs, l’évangile rappelle qu’il est vain de tenter de séparer Yahvé et Jésus, et de proclamer une foi en Jésus au détriment de celle exprimée en faveur du Seigneur, le Dieu d’Israël. Donc ceux qui viennent au Christ ne peuvent espérer aller à lui s’ils le font parce qu’ils le préféreraient à son Père. Toute tentative pour séparer le Dieu de l’Ancien Testament de celui du Nouveau est condamnée à l’échec. Il faut s’y faire : toute foi, toute proximité avec le Christ est déclarée par le Christ lui-même être l’œuvre du Père, du Dieu qu’il prie comme son Père, du Dieu d’Israël, le même que l’on critiquerait facilement comme étant un Dieu violent, ou rudimentaire, ou sacrificiel. Il faut trouver les moyens de regarder le Dieu d’Israël comme tout à fait impliqué dans notre foi en Jésus, et cela non seulement dans notre affirmation d’unicité entre les deux figures néo et vétérotestamentaire, mais jusque dans les représentations de Dieu que met en place pour le croyant le Premier Testament. Cet effort garantira que c’est bien en Jésus en qui nous avons foi, pas en une idole de notre composition.

Ces précisions étant apportées, il nous reste à tenter d’examiner comment se passe l’attirance (ou l’attraction) que le Père met en place pour faire venir à son Fils les hommes qu’il lui donne. Nous l’avons vu, cette donnée trinitaire appartient à la pensée johannique ; la figure du Fils a pris chez Jean une place inégalée ailleurs. « Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que tu lui as donné, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés » (17,1-2). Une telle seigneurie est inédite ailleurs dans la Bible, un tel pouvoir grandiose. Mais il suppose celui, encore plus mystérieusement puissant, du Père qui donne, attire, les hommes vers ce Fils de gloire. Peut-on espérer rentrer un peu derrière les coulisses de cette opération ?

On sait que le théologien Karl Rahner a mis en place dans sa construction théologique ce qu’il appelle une anthropologie transcendantale, selon laquelle l’homme possède une structure d’attente de Dieu ou de l’absolu auquel son être aspire : « Dieu est radicalement Celui qui est différent du monde. Mais il en est justement différent de telle manière que cette différence vient à réalité dans l’expérience transcendantale originaire. »[4] Dans cette expérience du « ce-à-partir-de-quoi » où l’homme assume pleinement son être, celui-ci peut faire « l’expérience d’être arraché à lui-même et de se transcender vers le mystère ineffable. »[5] Cette transcendance se comprend comme ce qui, en nous, nous ouvre au mystère absolu, inscrit au plus profond de l’homme comme être spirituel. De par son essence, l’homme est la créature dont la constitution est ouverture potentielle (toujours refusable) vers ce qui le transcende. Quand cette ouverture a lieu, l’homme fait l’expérience de sa finitude et en même temps, corrélativement, de l’infinité vers laquelle il va, et qui, nonobstant sa finitude, est inscrite au plus profond de son être. Mais ce contraste absolu, pour Rahner, n’en est pas moins une unité parfaite, puisque l’homme ne se comprend que comme ouverture à la transcendance infinie. Le « ce-à-partir-de-quoi » l’homme s’ouvre à ce mystère qui le transcende, est en droit aussi transcendantal – en demeurant cependant immanent à sa condition de créature – que le « ce-vers-quoi » il s’ouvre et en quoi consiste sa vocation plénière (sa divinisation). Ces termes s’expliquent d’ailleurs par l’attention que l’auteur porte au langage dont il se sert pour approcher au mieux les réalités visées. Et l’on peut associer ces éléments à ceux que Rahner développe sur le plan de la christologie implicite présente dans la disposition humaine à accepter totalement la vie jusqu’au bout :

« Celui qui, fût-ce encore dans la distance par rapport à toute révélation d’une formulation verbale explicite, assume alors son existence et donc son humanité, en silencieuse patience (mieux, dans la foi, l’espérance et l’amour), qui l’assume comme le mystère qui se cache au mystère de l’amour éternel et porte la vie dans le sein de la mort, celui-là, même s’il ne le sait pas, dit oui au Christ. Car celui qui lâche prise et fait le saut tombe dans la profondeur qui est là, et pas seulement pour autant qu’il l’a lui-même sondée. Qui assume pleinement son être-homme (à plus forte raison naturellement celui de l’autre) celui-là a accueilli le Fils de l’homme parce que, dans Lui, Dieu a accueilli l’homme. »[6]

Ce type de texte possède comme présupposé la condition créationnelle humaine qui lui vient d’une décision divine le précédant et le préparant à son destin de liberté et de vie personnelle. La structure fondamentale d’ouverture à l’absolu et au mystère qui le caractérise, structure voulue par Dieu, constitue donc en lui une orientation transcendantale propre à le faire se tourner vers le Christ, à dire oui au Christ ainsi que Rahner l’expose ici. On pourra donc dire que, à travers cette structure anthropologique fondamentale, Dieu ne fait rien d’autre qu’attirer l’homme vers le Christ, le préparer à l’accueillir même de manière implicite.

Une autre manière d’approcher le mystère de cette attraction que le Père met en œuvre pour donner l’humanité à son Fils, afin que celui-ci la vivifie, peut être trouvée chez Hans Urs von Balthasar, pour qui le thème de l’attraction paternelle de l’homme au profit de son Fils peut se lire dans la missio filiale, l’envoi de la lumière dans le monde (Jean 1,9) qui en illuminant tout homme, les tournent vers cette source de lumière et leur suggère le salut qu’il peut leur donner[7]. L’envoi de cette lumière, celle du Christ, en éclairant le monde, comment n’attirerait-elle pas les hommes à elle ? Nous ne sommes qu’en apparence dans la métaphore, qui de toute manière trouve son origine dans le NT. La lumière du Christ attire non pas seulement par goût de sa clarté, par tropisme diurne (cf. « Dieu vit que la lumière était bonne » Gen 1,4), ou par révélation d’une clarté divine qui dépasserait la nôtre, trop, faible, trop banale ; la lumière du Christ n’est pas non plus une clarté intellectuelle (une clarification), une illumination de l’esprit et du cœur qui se répand sur toutes choses, bien qu’elle soit cela, sans doute aussi. La lumière du Christ – le Christ lui-même[8] – attire parce qu’elle est vie, et feu, chaleur, et, quand on s’en rapproche, brûlure et aveuglement. Elle est une lumière de vie contenant une ténèbre de vie ; elle est mystère. Source de clarté avec le trou noir divin en son centre. Ceci est signifié théologiquement par la double kénose de l’incarnation et de la croix. Le Christ peut nous éclairer de sa lumière parce que celle-ci est devenue visible, elle est entrée dans le rayonnement visible à nos yeux humains et mortels. Et nous possédons en nous un reste de notre origine qui nous attire vers le rayonnement invisible de cette clarté.

Il me semble que ceci se lit dans l’intuition balthasarienne de la figure christique : certes, nous voyons cette figure, le Christ a marché sur la terre, il a senti, rêvé, voulu, aimé ; il possède des traits aisément reconnaissables. Il est bien lumière en ce sens, révélation corporelle et humaine ; il possède les traits de Marie, le tempérament de son peuple galiléen, les inflexions de la pensée sémitique…cependant il demeure comme une figure, un contour, presque une silhouette seulement quant à son être propre, sa liberté et ses déterminations essentielles.

« Dans l’événement de la croix et de la résurrection du Christ transparaît quelque chose qui a la propriété paradoxale d’être et de rester essentiellement et à jamais incompréhensible, et de se manifester cependant dans cette incompréhensibilité même, comme dépassant (a priori) toutes les représentations possibles de Dieu. »[9]

Ce « quelque chose », dont la nature tangentielle ne peut être nommée, correspond forcément à nos limites humaines auxquelles Dieu s’est abaissé, raison pour laquelle nous pouvons voir sa lumière, mais celle-ci nous attire parce que la figure qui transparaît et nous éclaire possède une dimension dont à la fois nous faisons partie, et à la fois nous échappe. Si bien que dans l’Incarnation elle-même, dans ce Fils si lumineux, se loge une attraction à la fois impérieuse et impossible à comprendre : bouleversante.

« Vous tous, habitants du monde, vous qui peuplez la terre, quand on lèvera un signal sur les montagnes, vous verrez, quand on sonnera du cor, vous entendrez. Car ainsi m’a parlé le Seigneur : Je veux rester ici impassible et regarder, comme la chaleur brûlante en pleine lumière, comme un nuage de rosée au plus chaud de la moisson. » (Isaïe 18,3-4)

Yves MILLOU

[1] Les synoptiques font parfois dire à Jésus « Celui qui vient à moi… » (« et écoute mes paroles et les met en pratique », Luc 6,47 ; ou bien « sans haïr sa famille… » Luc 14,26), mais ce tropisme n’est pas référé à une opération du Père qui fait venir les hommes vers son Fils. On peut donc penser très facilement qu’il s’agit d’un mouvement propre de l’homme se convertissant, ou choisissant lui-même de suivre Jésus. A comparer avec Jn 15,16 : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi… »

[2] Les nombreux usages dans la LXX se rattachent à l’idée de retirer des personnes d’un danger (2Sam 22,17) ou bien de traîner ou attirer des animaux (pour les attraper), ou encore pour des guerriers de tirer leur épée…

[3] On trouve cependant chez Jérémie (31,3) cette déclaration de Dieu : « De loin, le Seigneur m’est apparu: Je t’aime d’un amour d’éternité, aussi, c’est par amitié que je t’attire à moi. » Mais la traduction citée (TOB) peut aussi se formuler « Je prolonge ma fidélité envers toi », qui ne fait pas intervenir l’idée d’attirer.

[4] Karl Rahner, Traité Fondamental de la Foi, Centurion, 1983, p. 79.

[5] Idem, p. 75.

[6] Idem, p. 257-58.

[7] « Tant que vous avez la lumière, croyez en la lumière » (Jean 12,36)

[8] « Tant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (Jn 9,5)

[9] Hans Urs von Balthasar, Skizzen zur Theologie III, J. Verlag, Einsiedeln, 1967, 63-66, traduit dans Les grands textes sur le Christ, Paris, Desclées (Doré éd.), 1991, p.123.

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