« Qu’il prenne sa croix… » (Marc 8,34)

porter sa croixEn ce temps de Pâques, la méditation biblique que je vous propose est inspirée par l’injonction que l’on trouve en Marc 8,34 (Traduction TOB):

« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. »

Cela ne vous a jamais frappé qu’il est étrange que Jésus ait pu dire cela (il le dit aux foules et à ses disciples) avant sa mort sur la croix ? La phrase est présente quasiment inchangée chez les trois synoptiques (Mc 8,34, Mat 16,24 et Luc 9,23)[1], et l’on doit s’interroger : cette prise de croix, aboutit-elle aussi à un crucifiement ? Quand Jésus prononce cette injonction, fait-il autre chose que de proposer à ses disciples le même chemin qui le mena, lui, au Golgotha ? Certains auteurs pensent que non, témoin ce qu’écrit Jean-Philippe Fabre, dans son livre Le disciple selon Jésus :

« « Se renier soi-même » implique un renoncement à sa propre personne, ses propres projets, sa propre volonté. « Porter sa croix » (qui n’implique pas ici le fait de mourir en croix) suggère le spectacle de ceux que l’on faisait marcher dans les rues pour se moquer d’eux. Il s’agit de s’exposer à un mépris sans rémission : une telle perspective est ahurissante, car elle cumule l’aspect de souffrance et l’aspect de dérision ».[2]

Mais ce spectacle, on ne sait pas ce qu’il pourrait être d’autre que celui des condamnés à mort obligés de passer dans les rues jusqu’à leur lieu de crucifixion, et donc il me semble que contrairement à ce qu’indique cet auteur, « porter sa croix » semble bel et bien impliquer « mourir en croix », et donc que la phrase de Jésus contient un « jusqu’à la mort » (sur la croix ou autrement), en bref, elle inclut la possibilité du martyre. Les verbes désignant l’action de porter la croix dans les passages en question sont αἴρω (soulever) ; λαμβάνω (prendre), βαστάζω (porter, se charger) : évidemment, Marc utilise le verbe dans un sens figuratif, mais la référence concrète semble bien être celle d’un supplice qui se termine par la mort en croix, et pas simplement une vexation cruelle sans conséquence vitale. Le porteur portait le bois sur lequel il allait être crucifié. Jésus avait pu avoir vu ce supplice, ou au moins avoir entendu parler de lui, et donc y faire allusion pour ses disciples.

La question se pose aussi de savoir si, en utilisant la phrase « qu’il se renie lui-même et prenne sa croix », Jésus pouvait être en train de faire référence (même indirectement) à sa propre mort, ou bien si la formule est fonctionnelle et n’engage que la suivance du disciple. Si l’on penche pour la première hypothèse (car l’idée répugne que Jésus ait pu proposer pour ses disciples un chemin qu’il n’aurait pas lui-même suivi), il faut supposer qu’il savait par avance de quelle mort (infamante) il allait mourir, et qu’il entrevoyait que ses disciples allaient devoir reprendre la démarche de renoncement et de souffrance qui serait la sienne, alors même qu’il n’y avait pas encore été confronté. Cette assertion pose un problème théologique, celui du « Savoir humain du Verbe incarné pendant son existence terrestre »[3], car « durant sa vie terrestre, Jésus n’a pas un « présavoir » (= un savoir par avance) du déroulement de celle-ci. »[4] Afin de déplacer le point de vue, on peut remarquer que notre citation se situe juste après la première annonce par Jésus de sa passion (Mc 8,31) dont on se rappelle qu’elle est suivie par le refus venant de Pierre que son maître dise ce genre de choses, et la sortie cinglante de Jésus : « Derrière moi, Satan, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (8,33). Il semble donc logique de vérifier si ce contexte immédiat n’a pas narrativement attiré l’injonction de prendre sa croix adressée aux disciples. Et de fait, pour Jésus, cette généralisation les concernant vient corroborer ce qu’il vient de dénoncer, chez Pierre, le concernant, lui. La logique narrative est forte : non seulement ce que Pierre refuse : la souffrance, le rejet et la mise à mort du Messie qu’il vient de reconnaître (8,29), va se produire, car ses paroles ne sont que celles des hommes, mais les disciples eux aussi doivent savoir que pour demeurer disciples, ils devront également se renier eux-mêmes et porter leur croix, comme leur maître. Que l’évangéliste ait vu ce passage comme une possibilité de raccrocher le logion concernant le reniement de soi-même et le fait de se charger de sa croix semble tout à fait possible.

Rappelons que huit sur neuf annonces de la passion (l’exception est la 3e chez Mt)[5] ne mentionnent pas le mode de supplice, et si l’on considère que ces prophéties contiennent quelque plausibilité historique, et donc que Jésus aurait envisagé qu’il allait au-devant de sa mort puisque tout dans son ministère public ne faisait qu’augmenter la haine et les menaces de mort des autorités religieuses juives, peut-on imaginer qu’il avait déjà la certitude non seulement que la croix lui serait réservée, mais que celle-ci deviendrait le signe auquel ses disciples auraient à se conformer pour qu’ils puissent, par avance, vérifier leur état de disciple ? En tant que juif pieux, mais « marginal »[6], dont les faits et gestes suscitaient le scandale et l’incompréhension auprès des autorités juives, n’aurait-il pas davantage pu supposer que, si le pire lui arrivait, c’était la lapidation qu’il encourait ? Telle était en effet la punition légale pour blasphème (cf. Lv 24, 14.16.23) que l’on reproche principalement à Jésus : c’est à elle qu’il est fait allusion dans la parabole des vignerons homicides (Mt 21,35) ainsi que dans dans l’apostrophe de Jésus sur Jérusalem : « Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, et lapides ceux qui te sont envoyés, que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! » (Mt 23,37). En Jean 8,59, après la déclaration exorbitante : « Avant qu’Abraham fût, Je suis », ses ennemis ramassent des pierres pour les lui lancer. Et en 10,33 ils sont encore plus clairs : « Ce n’est pas pour une belle œuvre que nous voulons te lapider, mais pour un blasphème, parce que toi qui es un homme tu te fais Dieu ». Ni Jésus, ni les évangélistes, dans des passages comme ceux-ci où l’on déplore l’antagonisme des chefs juifs et le sort qu’il pourrait bien subir, n’envisage pas la croix, supplice romain destiné aux esclaves et criminels de droit commun.

Nous penchons donc, pour la mention de la croix en Marc 8,34 (et parallèles), vers une interprétation qui fait de celle-ci un commentaire théologique et théologal de la part des rédacteurs de Marc, et mis a posteriori dans la bouche de Jésus. Théologique parce que cette mention fait de la croix le cœur de l’économie du salut centrée en Jésus-Christ reconnu comme Fils de Dieu, et théologal car ce motif de la croix concerne les chrétiens comme leur horizon de foi et leur pratique religieuse. Par ailleurs, l’économie de moyens que représente l’attribution de Mc 8,34 à la première génération chrétienne, soucieuse de délimiter les conditions de la sequela christi, doit être valorisée. En faisant dire au Jésus pré-pascal ce que l’esprit du Jésus-Christ post-pascal aura fait comprendre à l’Eglise naissante en proie aux persécutions anti-chrétiennes, on ne trahit pas la mission de salut du Christ : si quelqu’un veut suivre Jésus, c’est à dire vivre, mourir et ressusciter comme lui, il faut le suivre jusqu’au bout, jusqu’à la croix, quelle que soit cette croix dans la vie de chacun. Il faut même, comme dit Luc 9,23, prendre sa croix chaque jour afin de véritablement suivre Jésus. Ce « chaque jour » peut ne plus se référer seulement au martyre, mais impliquer une manière de vivre à l’école de la croix : se renoncer, s’humilier, accepter la souffrance, etc. Mais dans les quatre autres passages, on n’a pas la mention chaque jour : la phrase pointe alors vers une issue finale, ou en tout cas elle ne l’exclut pas.

A la suite de Bonhoeffer[7], il faut s’interroger si cette volonté de dissocier la souffrance du Christ de celle du disciple, et pour le disciple, de considérer que, pour lui, prendre sa croix ne concerne qu’un renoncement limité, un sacrifice mesuré et non orienté vers une issue mortelle, si cette volonté dis-je ne se heurte pas au même vif reproche que fit Jésus à Pierre. Voici ce qu’il écrit :

« La protestation de Pierre provient de son manque d’enthousiasme à se préparer à la souffrance. C’est par là que Satan pénètre dans l’Eglise : il veut l’arracher à la croix de son maître. Ainsi pour Jésus, la nécessité apparaît de rapporter clairement et sans équivoque le « il faut » de la souffrance à ses disciples. De même que le Christ n’est le Christ qu’en tant qu’il souffre et est rejeté, de même le disciple n’est disciple qu’en tant qu’il souffre, qu’il est rejeté et qu’il est crucifié avec son maître. »[8]

Le théologien allemand a beaucoup médité sur ce verset ; il vaut la peine de le citer un peu longuement :

« « qu’il se charge de sa croix » – la croix est prête, dès le début, il n’y a plus qu’à s’en charger. Mais afin que personne ne s’imagine devoir se chercher une croix quelconque, devoir chercher volontairement une souffrance, Jésus dit que chacun a sa croix, toute prête, que Dieu lui destine, et l’a établie à sa mesure. Il lui faut porter la part de souffrance et de rejet qui lui est prescrite (…) La première souffrance du Christ, dont chacun doit faire l’expérience, est l’appel qui nous convie à sortir des attachements de ce monde. C’est la mort du vieil homme, lors de sa rencontre avec le Christ. (…) L’appel du Christ, le baptême, placent le chrétien dans le combat quotidien contre le péché et le diable. De sorte que chaque jour, avec ses tentations de la chair et du monde, déverse sur le chrétien de nouvelles souffrances de Jésus-Christ. »[9]

La manière dont Bonhoeffer décrit la méthode pour accepter cette souffrance pourtant intolérable car destructrice et mortifère est la suivante :

« Renoncer à soi-même, c’est ne connaître que le Christ, ne plus regarder à soi-même, mais à lui seul qui nous précède, ne plus regarder non plus au chemin trop pénible pour nous. Encore une fois, le renoncement à soi-même s’exprime par cette parole : « il marche devant, tiens-toi fermement à lui ». (…) Si nous nous sommes réellement oubliés nous-mêmes, si nous ne nous connaissons plus, alors seulement nous nous pouvons être prêts à porter la croix à cause de lui. Si nous ne connaissons plus que lui, nous ne connaissons plus les douleurs de notre croix, nous ne voyons plus que lui. Si Jésus ne nous avait préparés avec tant de bienveillance à entendre cette parole, nous ne pourrions la supporter. Mais ainsi, il nous a mis en état de percevoir comme une grâce cette dure parole elle-même. Elle nous atteint dans la joie de l’obéissance et nous y affermit. »

Si ce petit mot de joie n’apparaissait pas dans ce genre de développement, il faudrait le rejeter de toutes nos forces, aussi contraignant théologiquement qu’il paraisse. La sensibilité moderne refuse avec raison la valorisation de la souffrance, et peut-être encore davantage la souffrance au nom d’un Dieu qui demanderait notre souffrance. Eduquée par la « psychologie des profondeurs », elle a compris que le masochisme et le dolorisme sont contraires à la dignité et à la grandeur de la créature faite à l’image de Dieu. Mais tout cela, Bonhoeffer le sait aussi. Voici comment il continue à explorer la « tâche » chrétienne de porter sa croix :

« Le chrétien devient porteur de péché et de faute pour d’autres hommes. Il ne manquerait pas d’être écrasé par le poids si lui-même n’était porté par celui qui a porté tous les péchés. Mais ainsi, dans la force de la souffrance du Christ, il lui est possible de triompher des péchés qui retombent sur lui dans la mesure où il les pardonne. Le chrétien se transforme en porteur de fardeaux – portez les fardeaux les uns des autres et vous accomplirez ainsi la loi du Christ (Gal 6,2). De même que le Christ porte nos fardeaux, nous devons aussi porter les fardeaux de nos frères. La loi du Christ, qu’il s’agit d’accomplir, consiste à porter la croix. Le fardeau de mon frère, qu’il me faut porter, ce n’est pas seulement son sort extérieur, sa manière d’être et ses dons, mais c’est au sens propre, son péché. Et je ne puis le porter autrement qu’en le lui pardonnant dans la force de la croix du Christ dont je suis devenu participant. De la sorte, l’appel de Jésus à porter sa croix place quiconque obéit dans la communion du pardon des péchés. Le pardon des péchés est la souffrance du Christ ordonnée au disciple. »

Voici comment comprendre la joie qui peut se trouver au cœur du « portement » de la croix : cet exercice (affreux en lui-même) se fait d’abord en ayant les yeux rivés sur le Seigneur, qui contribue à nous fait oublier notre moi et donc l’origine de notre souffrance. L’effort souffrant trouve ainsi son amoindrissement dans l’assurance que Christ nous tire derrière lui, non sans nous faire confiance pour notre tâche. Et par ailleurs, la douleur de la charge se gère à plusieurs, les uns pour les autres, et cela devient joyeux parce que l’on sait que ce que l’on souffre ôte de la souffrance à ceux qui du coup souffrent moins. L’acceptation de la souffrance les uns pour les autres agit également en termes de décentrement de notre moi vers le corps du Christ souffrant. Bonhoeffer propose la situation de l’homme mondain ou découragé qui relâche son effort :

 « Certes, l’homme peut se débarrasser de cette charge qui lui est imposée. Mais il n’est pas pour autant libéré de toute charge ; au contraire, le voilà alors accablé d’une charge autrement lourde, il porte le joug de son moi qu’il s’est librement choisi. Tous ceux qui sont accablés de toutes sortes de peines et de charges, Jésus les a appelés à se débarrasser de leur joug pour prendre le sien, qui est doux, pour prendre son fardeau, qui est léger[10]. Son joug et son fardeau, c’est la croix. Marcher sous cette croix, ce n’est pas la misère ni le désespoir, mais le réconfort et la paix des âmes, c’est la joie suprême. »[11]

On retrouve l’enseignement de Bonhoeffer sous la plume de J. Moltmann, dans son Dieu crucifié, auquel il ajoute un élément important. Commentant Mc 15,34 (Le cri d’abandon de Jésus sur la croix), il écrit :

« On doit se demander si cette croix de l’abandon absolu par Dieu ne reste pas exclusivement sa croix, et si on n’en retrouve pas seulement des approximations dans la croix des disciples qui souffrent. La croix du Christ est autre chose que le modèle de la croix des disciples. Sa souffrance dans l’abandon par Dieu ne constitue pas une esquisse de ce qu’est l’existence chrétienne dans l’abandon par Dieu au sein d’un monde périssable. C’est pour cela que Marc 8,35 prend la précaution de dire que les disciples doivent prendre sur eux, non pas la croix du Christ, mais bien « leur croix ». Il ne peut être question d’un nivellement, comme le montre le récit de Gethsémani. Jésus a souffert et est mort dans la solitude. Mais les disciples souffrent et meurent en communion avec lui. En dépit de toutes les similitudes, il s’agit de quelque chose de différent. « Ainsi la souffrance reste éloignement de Dieu, mais dans la communion à la souffrance de Jésus-Christ, la souffrance triomphe de la souffrance et la communion avec Dieu est précisément donnée dans la souffrance. » C’est pour cela que l’imitation est joie. »[12]

Ce que Moltmann ajoute à Bonhoeffer, c’est, à travers le rappel de la solitude du Christ dans sa passion, le sens de la mission unique de salut qui passe par lui, et dont le bénéfice rejaillit sur les disciples. Certes, eux peuvent faire comme lui, porter les péchés les uns des autres et participer ainsi à l’œuvre divine de salut. Mais le Christ s’est chargé de la croix dans un abandon qui ne sera jamais tout à fait celui des disciples car au moins, même dans la « nuit obscure » la plus terrible, l’assurance de celui « qui a vaincu le monde » les précédera toujours, donnant son sens (sa direction et sa non-absurdité) à leur souffrance. C’est pour cela que le portement de croix des disciples peut se faire dans une certaine joie.

Terminons avec les mots si beaux de D. Bonhoeffer :

« Dieu est un Dieu qui porte. Le fils de Dieu s’est chargé de notre chair, et c’est pour cela qu’il a porté la croix. Il s’est chargé de tous nos péchés, et ce faisant, il a amené la réconciliation. Celui qui obéit est également appelé à porter ; être chrétien consiste à se charger. De même que c’est en se chargeant que le Christ a préservé la communion avec son Père, se charger pour celui qui obéit, c’est la communion avec le Christ. »[13]

Yves MILLOU

[1] Elle est même redoublée chez Mat et Lc, sous une formé légèrement différente : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi; celui qui ne prend pas sa croix, et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. » (Mat 10,38 et Luc 14,27).

[2] Nous soulignons. J.-Ph. Fabre, Le disciple selon Jésus, le chemin vers Jérusalem dans l’évangile de Marc, Lessius, 2014, p. 124.

[3] Titre d’un développement dans Hubert de Wouthers, Le mystère chrétien, Cerf, 2014, p. 398.

[4] Idem, p. 400. H. de Wouthers se base sur un développement de H. Urs von Balthasar : « Si on se représente le savoir du Christ comme une sorte de vision surplombante éternelle à partir de laquelle il disposerait  dans le temps ses actes particuliers (comme un génial jouer d’échecs qui prévoit tout le jeu  dès le deuxième coup et n’a plus qu’à disposer les figures d’un jeu déjà joué au fond), on aurait par-là supprimé toute la temporalité de Jésus mais aussi son obéissance, sa patience… »

[5] J.-Ph Fabre, Idem : « [Marc 8,34] est la première fois que l’on rencontre le mot « croix » et Jésus l’utilise à propos de ses disciples, alors qu’il ne l’a pas utilisé pour lui dans l’annonce de sa passion et qu’il ne l’utilisera jamais. » L’auteur a raison pour Marc, mais pas pour Matthieu. Voici les lieux des trois annonces chez chacun des trois synoptiques : 1) Mc 8,31 ; Mat 16,21 ; Luc 9,22. 2) Mc 9,30 ; Mat 17,22 et Luc 9,43. 3) Mc 10,33 ; Mat 20,18-19 (où l’on rencontre la mention σταυρῶσαι, il sera crucifié); Luc 18,32-33.

[6] Je fais référence ici au titre anglais que donnent à Jésus les livres de John P. Meier. « Un certain juif Jésus » traduit « Jesus, a Marginal Jew, rethinking the historical Jesus ». Cf. le tome 1, Les données de l’histoire, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004 p. 16-19.

[7] D. Bonhoeffer, Le prix de la Grâce, Livre de vie, Delachaux et Niestlé, 1967, pp. 60-67. Le chapitre s’intitule « L’obéissance et la croix ».

[8] Idem, p. 61.

[9] Idem, p. 62 et le § suivant p. 61.

[10] Voir l’article sur ce thème dans le Bulletin théologique n°9 (cliquer ici)

[11] Le prix de la grâce, op.cit, p. 66.

[12] Jürgen Moltmann, Le Dieu crucifié, Coll. Cogitatio fidei, Cerf, 1999, p. 69. Moltmann cite E. Käsemann, Paulinische Perspektiven 1969.

[13] D. Bonhoeffer, Le prix de la grâce, op.cit. p.66.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s