A propos des prêtres qui veulent présider l’eucharistie en tournant le dos à l’assemblée

Prêtre de dosCertains prêtres souhaitent présider l’assemblée eucharistique en lui tournant le dos. Si l’on excepte les schismatiques ou demi repentis nostalgiques, cette attitude concerne surtout ceux qui n’ont pas vécu les années précédant le Concile de Vatican II, qui n’en mesurent peut-être pas tous les apports et ne s’impliquent pas – bien au contraire – dans ses développements. Chacun sait que la liturgie qui organise la prière et la louange communautaire porte aussi, en soi, un enseignement. C’est pourquoi la position du prêtre dans l’assemblée mérite attention. Je voudrais, ici, critiquer certains arguments des partisans de cette tendance parce qu’elle me semble susceptible d’aggraver le cléricalisme, alors qu’il est impératif et urgent de s’en défaire, comme nous y presse le pape François. J’essaierai ensuite de montrer combien cette question liturgique est liée aux enseignements capitaux du Concile s’agissant de l’Église, sa liturgie, les relations des clercs et des laïcs.

Examinons d’abord les arguments fallacieux ou de peu de poids des partisans du dos à l’assemblée.

Une référence est le pastoralisme. Le prêtre se situerait ainsi en avant de son troupeau pour le guider. Cette image n’est sans doute pas la plus parlante pour les jeunes citadins ou rurbains qui forment maintenant la majorité de la population de nos pays occidentaux ! Surtout, elle entretient une ecclésiologie discriminante selon laquelle « la multitude n’a pas d’autre devoir que de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses Pasteurs. »[1] Certes, l’encyclique « de combat » d’où est tirée cette phrase date de la séparation de l’Eglise et de l’état en France, séparation effectuée dans la douleur. Elle a cependant  permis et imprègne encore un cléricalisme autoritariste.

Un autre argument croit pouvoir s’appuyer sur l’orientation de beaucoup d’églises dont la façade est à l’Ouest et l’abside à l’Est.  Mais l’histoire nous apprend que dans les premiers temps, les églises étaient domestiques, dans la maison de disciples chrétiens, puis qu’elles étaient diversement orientées, un grand nombre étant tournées vers l’orient pour évoquer « le Christ-soleil-levant ». (Les lecteurs soucieux de l’historique de l’orientation des églises liront avec profit l’article très documenté de Vogel Cyrille et al.[2]). Il est, toutefois, facile de relever les exceptions – nombreuses – qui ne perturbent ni la piété ni la sacramentalité des cultes. A titre d’exemple, et non des moindres, citons la basilique Saint Pierre de Rome. Surtout, notons que l’expression « Christ, soleil levant » ne figure pas dans le Nouveau Testament et semble dater du Moyen-Age. Elle apparaît dans une des 7 antiennes de la semaine préparatoire à Noël, appelées les 7 « O ». Ce cycle est structuré par une forme commençant par le vocable « O » suivi d’un titre christologique. Ainsi, Pour le 21 décembre: « Ô Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort ». La compilation se fait à partir de 6 citations extraites des livres de Zacharie (Zach 3, 8), de Jérémie (Jr 23, 5), de la Sagesse (Sag 7, 26), de Malachie (Mal 3, 20), d’Isaïe (Is 9, 1). La composition de cette antienne est une allusion directe au Cantique de Zacharie, présentant Jésus-Christ comme la lumière qui va venir visiter et dissiper les ténèbres, non seulement de l’ignorance par l’annonce de Royaume, mais de la mort par la Résurrection[3].

Le cardinal Ratzinger considère que « la prière vers l’Orient est de tradition depuis le début du christianisme, elle exprime la spécificité de la synthèse chrétienne, qui intègre cosmos et histoire, passé et avenir dans la célébration du mystère du salut. »[4] Cependant, Saint Léon le grand, Pape de 440 à 461 et Docteur de l’Église, écrivait : « Certains chrétiens agissent de même (que les païens, en se tournant vers le soleil levant) et croient par-là accomplir un acte religieux… Leur manière d’agir est imputable en partie à leur ignorance, en partie à leur esprit païen; nous en sommes péniblement affectés. Même si quelques-uns d’entre eux vénèrent davantage le créateur du beau soleil que le soleil lui-même, lequel n’est qu’une simple créature, il faut cependant se garder de l’apparence même d’un pareil culte. »[5]

Il faut aussi évoquer les limites d’un tel alignement théologique sur les rythmes solaires. Ainsi le caractère septentrional du calendrier liturgique plaçant la naissance de Jésus peu après l’équinoxe d’hiver, quand les jours commencent à s’allonger, voulait signifier « la grande lumière apparaissant au peuple qui marchait dans les ténèbres ». Mais pour les habitants de l’hémisphère sud, c’est la période où les ténèbres vont progressivement dominer. Méfions-nous donc des images ! Et, à ceux qui ne peuvent s’en passer, demandons-leur si, dans l’iconographie de la Cène, ils trouvent des représentations du Christ tournant le dos à ses disciples !

Certains prêtres encore mettent en avant la forme ancienne de la messe, confondant les traditions et la Tradition.  Faut-il rappeler qu’ils évoquent la codification Tridentine du missel romain (donc tardive, de 1570) et que ce rite est maintenant dit « extra-ordinaire » par opposition à la forme normale « ordinaire » ? Son emploi, a été autorisé par Benoit XVI par égard aux traditionalistes souhaitant quitter le schisme Lefébriste[6]. Mais, dit le pape François : « il y a des normes ou des préceptes ecclésiaux qui peuvent avoir été très efficaces à d’autres époques, mais qui n’ont plus la même force éducative. »[7] Concernant les références scripturaires qu’utilisent certains prêtres comme argumentaire, il faut, évidemment, récuser une citation interprétée hors de son contexte ou une lecture fondamentaliste. Ainsi des citations mises en exergue par certains :

– la référence tronquée et abusive au sanctuaire qui est une image et une ébauche des réalités célestes, comme en témoigne l’oracle reçu par Moïse au moment où il allait construire la Tente : « Regarde, dit le Seigneur, tu exécuteras tout selon le modèle qui t’a été montré sur la montagne » (He 8, 5). Ce verset est précédé par le v.4 qui précise que s’il (notre grand prêtre, Jésus-Christ) était sur la terre, il ne serait même pas prêtre », comme ceux « qui offrent les dons conformément à la Loi » et ajoutant que si la première Alliance avait été irréprochable, il n’y aurait pas eu lieu d’en chercher une deuxième. » (v.7). De plus, si on lit Ex 25,10 s. auquel l’auteur de la lettre aux Hébreux faisait allusion, il s’avère évident qu’il n’est pas question d’une instruction pour les constructeurs de nos églises.

 – l’usage littéral d’Is 45,22 : « Tournez-vous vers moi : vous serez sauvés, … ! Oui, je suis Dieu : il n’en est pas d’autre ! », alors qu’il ne s’agit évidemment pas d’une orientation dans l’espace qui aurait un effet magique !  Est-il nécessaire de dire que cette conversion est celle du cœur et de la volonté ? Jésus disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » (Marc 1,14)

Avec le cardinal Ratzinger, plaçons nous  maintenant dans le monde qui est le nôtre et reconnaissons que « l’homme moderne ne comprend plus grand-chose à cette « orientation »… Dans le monde occidental, il règne une façon de penser, qui en un sens est l’effet du christianisme… l’idée d’un Dieu partout présent est une idée chrétienne… Cette conscience nous vient de la Révélation: Dieu s’est montré à nous. C’est pourquoi nous le connaissons, et dans cette connaissance, pouvons le prier avec confiance en tout lieu. »[8]. Dont acte. Relevons aussi que la constitution sur la liturgie du concile Vatican II ne donne aucune prescription sur l’orientation des fidèles ni du prêtre mais souligne la nécessaire participation de l’assemblée. « L’Église se soucie d’obtenir que les fidèles n’assistent pas à ce mystère de la foi comme des spectateurs étrangers et muets, mais que, le comprenant bien dans ses rites et ses prières, ils participent de façon consciente, pieuse et active à l’action sacrée. »[9] Le dos du prêtre facilite-t-il compréhension et participation ? On peut en douter quand on a connu semblable liturgie durant laquelle les fidèles, au mieux, récitaient un chapelet, au pire s’ennuyaient et patientaient docilement, l’esprit ailleurs…

Les Pères conciliaires nous rappellent que « le Christ fit du nouveau peuple un royaume de prêtres pour Dieu son Père (Ap 1,6;5,9-10). En effet, par la régénération et l’onction de l’Esprit-Saint, les baptisés sont consacrés pour être une maison spirituelle et un sacerdoce saint en vue d’offrir des sacrifices spirituel… »[10]  Toute l’Eglise est un peuple de prêtres  (cf. 1P, 2, 9). Ils ont insisté sur l’égale dignité de tous les baptisés tout en précisant leur fonctions propres dans les célébrations liturgiques, entre autres. Et, si le prêtre préside l’assemblée dans le rôle du Christ (in persona Christi), c’est Dieu lui-même qui consacre les offrandes que nous lui présentons. Rappelons-nous que « …toutes (les) activités, (les) prières et (les) entreprises apostoliques, (la) vie conjugale et familiale, (les) labeurs quotidiens, (les) détentes d’esprit et de corps, si elles sont vécues dans l’Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie, pourvu qu’elles soient patiemment supportées, tout cela devient « offrandes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus Christ » (cf. 1 P 2, 5), et dans la célébration eucharistique, rejoint l’oblation du Corps du Seigneur pour être offert en toute piété au Père. C’est ainsi que les laïcs consacrent à Dieu le monde lui-même… » [11] et qu’ « offrant la victime sans tache, non seulement par les mains du prêtre, mais aussi en union avec lui, (…) ils apprennent à s’offrir eux-mêmes… »[12] « comme une hostie vivante, sainte et agréable à Dieu » (Rm 12,1) Tout ceci montre – s’il en était besoin – que les fidèles célèbrent l’eucharistie tous ensemble, avec le prêtre qui préside l’assemblée dont il est membre.« Lorsque deux ou trois se rassemblent au nom du Seigneur, il est là, au milieu de nous » (en mesw autwn ) (Mt 18,20).

C’est pourquoi il est apparu bon que les tables de la Parole et celle du repas soient  le centre de l’assemblée eucharistique et que le prêtre se tourne vers elle. Cet esprit a pu conduire à la construction d’églises circulaires ou semi-circulaires (sainte Jeanne d’Arc à Rouen, saint Pierre à Yvetot et la cathédrale de la résurrection d’Evry, dont les autels ne sont toutefois pas au centre géométrique mais au foyer sur lequel convergent les regards des fidèles. L’architecture « à plan centré » n’est pas nouvelle puisqu’on en trouve des exemples en Italie dès les débuts de l’architecture chrétienne aux IVe et Ve siècles. Ainsi, à Rome, l’église Santa Costanza et l’église Saint-Étienne-le-Rond ; à Milan la basilique Saint-Laurent ; à Ravenne, plus tardivement, la basilique Saint-Vital. A Jérusalem, le Saint Sépulcre dont la construction, plusieurs fois remaniée, débute au IXème siècle, à l’initiative de Constantin Monomaque. Toutefois, à cette époque, il est possible que ce type de plan, réservant un espace central, ait été favorisé par l’idée d’une célébration du culte impérial, que des empereurs auraient souhaité introduire dans la liturgie chrétienne. En France, faute d’exemples anciens, on peut évoquer – outre ceux déjà cités – saint Joseph du Havre dont le plan centré sur la croisée des transepts place au centre l’autel, plus encore qu’au-dessous de la tour lanterne de certaines églises « en croix ».

Le peuple de Dieu qui est l’Église est aussi le corps du Christ (1Cor 12) et chacun est un membre de ce corps, ce qui fait que dans l’assemblée eucharistique on ne fait aucune acception des personnes en dehors de la fonction liturgique. C’est dans cet esprit que, suivant le concile, partout on déplaça ou construisit de nouveaux autels permettant de placer le prêtre face au peuple.[13] Le cardinal Ratzinger considère qu’il s’ agit d’ « une conception nouvelle de l’essence de la liturgie : la célébration d’un repas en commun » qu’il dénonce comme résultant « d’une fausse interprétation du sens de la basilique romaine (saint Pierre de Rome) et de la disposition de son autel, mais aussi d’une compréhension pour le moins approximative de ce que fut la sainte Cène »[14] (sic). On peut ne pas partager semblable propos qui, au-delà d’une position personnelle, s’apparente, dans la forme, à la garde d’un dépôt de la vérité, attitude contraire au sensus fidelium. Après le Concile, la célébration dos au peule fut le fait quasi exclusif et le signe de ralliement des « traditionalistes » dans le sillage de l’évêque de Dakar, Marcel Lefebvre, qui a quitté délibérément la communion de l’Église.

La référence première des chrétiens est la Révélation. Gardons à l’esprit la distinction fondamentale entre révélation et religion[15] et méfions-nous des représentations artistiques ou architecturales qui fixent le regard et l’esprit sur des interprétations réductrices ou contestables d’un point de vue historique et surtout théologique. Des hommes aiment et élaborent des symboles plus ou moins ésotériques. Jésus, lui – et les évangélistes qui rapportent ses paroles et ses gestes – utilisaient les mots de leurs contemporains. Le Verbe s’est incarné pour révéler Dieu et le révéler aux plus simples. Quand il évoque ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, faisant écho aux prophètes, il fait référence à la bonne – ou mauvaise – volonté de ses auditeurs (« quiconque veut écouter, qu’il écoute, et quiconque ne le veut pas, qu’il n’écoute pas ! » Ez 3,27b), à leur confiance ! Quand Jésus dit : « Je suis la lumière du monde » il ne veut pas remplacer les moyens d’éclairage ni se placer parmi les orbites des corps célestes, mais signifier qu’il éclaire ce qui était obscur, comme on dit d’une situation complexe, difficile à comprendre ; il donne le sens de la vie et du monde comme un phare aide les marins à s’orienter. Qui plus est, pour ceux qui ont des oreilles, il révèle sa nature divine.

Ainsi, « regarder vers le Seigneur » pour prier ne signifie pas regarder le soleil (qu’il soit au levant ou au couchant) ni le dos du célébrant, mais tourner son cœur vers le Seigneur, se mettre en sa présence, laissant de côté l’agitation de notre esprit et de nos humeurs, se reconnaître humble pécheur et néanmoins serviteurs, pour lui rendre grâces. Surtout, n’oublions pas que Jésus, le Christ, a dit et montré à ses disciples quand, où, et comment prier mais n’a pas donné d’instructions sur l’architecture des lieux de culte ni même sur la liturgie. A la Samaritaine disant : « Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem », Jésus répondit : « Crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père… Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. » (Jn 4) C’est donc la sincérité de la prière eucharistique qui prime. Son ordonnancement est second. Néanmoins, aujourd’hui beaucoup de fidèles ressentent la présidence de l’eucharistie dos au peuple comme une violence symbolique[16]. Que diraient les prêtres si l’assemblée leur tournait le dos ?

Bernard PAILLOT

 

[1] Pie X, Encyclique Vehementer nos, 11/02/1906, http://w2.vatican.va/content/pius-x/fr/encyclicals/documents/hf_p-x_enc_11021906_vehementer-nos.html, consulté le 28/03/2019

[2] Vogel Cyrille, Nédoncelle Maurice, Botte B., De Bruyne L., Grabar André, Marichal R., Mohrmann Christine, Vogel C. Sol æquinoctialis. Problèmes et technique de l’orientation dans le culte chrétien. In: Revue des Sciences Religieuses, tome 36, fascicule 3-4, 1962. Archéologie paléochrétienne et culte chrétien. pp. 175-211; doi : https://doi.org/10.3406/rscir.1962.2332 https://www.persee.fr/doc/rscir_0035-2217_1962_num_36_3_2332  consulté le 28/02/2018.

[3]Emmanuel BOHLER, Les titres christologiques dans les 7 antiennes « O » de l’avent ou « qui est Jésus? » http://abbohler02.unblog.fr/2013/12/18/les-titres-christologiques-dans-les-7-antiennes-o-de-lavent-ou-qui-est-jesus consultation le 01/03/2018

[4] J. Ratzinger, L’esprit de la liturgie, ad solem 2001, p 63

[5] Sermon n° 27 (26) cité par C. Vogel et al, op. cit. pp. 193-4

[6] Motu proprio Summorum Pontificum (2007) https://www.google.com/search?q=Motu+proprio+Summorum+Pontificum+2007)&oq=Motu+proprio+Summorum+Pontificum+2007)&aqs=chrome..69i57j0.29493j0j8&sourceid=chrome&ie=UTF-8 consulté le 01/03/2019.

[7] Francois, Ev Gaudium 43 http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/apost_exhortations/documents/papa-francesco_esortazione-ap_20131124_evangelii-gaudium.html consulté le 01/03/2019.

[8] Joseph Ratzinger, op. cit. p 64

[9] Vatican II constitution sur la liturgie Sacrosanctum Concilium 48. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19631204_sacrosanctum-concilium_fr.html consulté le 21/03/2019

[10]        Vatican II, Constitution sur l’Église, Lumen Gentium 11. http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19641121_lumen-gentium_fr.html consulté le 21/03/2019

[11]        ibid n°34.

[12]     SC 48 op. cit.

[13] On peut aussi évoquer les protocoles qui régissent les réunions publiques : existe-t-il dans le domaine civil des présidents qui tournent le dos aux membres de l’assemblée ?

[14] Op. cit. p 65 s.

[15] Cf. Bernard Paillot, Révélation et religion selon Karl Barth, https://bulletintheologique.wordpress.com/2017/03/03/revelation-et-religion-selon-karl-barth/

[16] La « violence symbolique est un processus de soumission par lequel les dominés perçoivent la hiérarchie sociale comme légitime et naturelle. C’est un célèbre concept sociologique de P. Bourdieu et J.C. Passeron (cf. La reproduction. Eléments pour une théorie du système d’enseignement, Paris, Les éditions de Minuit, 1970), et le pouvoir de violence symbolique est un pouvoir qui parvient à imposer des significations et à les imposer comme légitimes en dissimulant les rapports de force qui sont à leur fondement  » (Bourdieu  P., Esquisse d’une théorie  de la pratique, Paris, Droz, 1972, p.18). Tout rapprochement avec le cléricalisme serait ni fortuit ni involontaire.

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