Dieu est-il tout-puissant ?

God-AlmightyQuelle question! N’est-ce pas blasphématoire, hérétique que se poser cette question ? Dans nos confessions de foi, ne commence-t-on pas par déclarer: « Je crois en Dieu, le Père tout puissant »… Oui, nous commençons ainsi le credo et nous ne prenons peut-être pas le temps de nous y arrêter. Peut-être parce que c’est une évidence, une vérité de foi, à croire sans discuter. Pourtant, c’est une des plus grandes difficultés de la foi et, pour beaucoup de nos contemporains,  c’est l’objet de doute, d’une impossible contradiction (opposition de l’amour d’un père à la toute-puissance d’un empereur solitaire ou d’erreurs insupportables : « si Dieu était tout-puissant, il ne permettrait pas cela ! »)

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Commençons par les  affirmations et approbations. Évidemment, Dieu est tout-puissant!  Sans faire un inventaire des occurrences bibliques, comment ne pas penser avec quelle force, gloire et puissance il fit sortir les hébreux d’Egypte, comment le psalmiste chante ses merveilles, par quelle puissance Jésus chasse les démons et guérit les malades? Depuis combien de siècles les chrétiens de toutes confessions n’ont-ils pas dit le même credo commençant l’affirmation du Dieu trinitaire par celle du Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre?

Précisément, la création, par ses merveilles (quand l’homme ne l’a pas outrageusement défigurée) et sa complexité dans l’infiniment grand comme dans l’infiniment petit, est considérée comme un effet de la toute-puissance. C’est, en quelque sorte ce qu’écrivait Paul aux romains (Rm 1,20). Encore faut-il que l’on accepte un Dieu créateur! Albert Camus, dit-on, « était horripilé d’être une créature » et beaucoup considèrent que le hasard et la nécessité suffisent à rendre compte de la nature.

Pour les chrétiens, comment ne pas voir la toute-puissance de Dieu dans l’incarnation, la vie, la mort et la résurrection de Dieu-Fils en la personne de Jésus de Nazareth? Certes, l’incarnation est un abaissement pour celui qui est de condition divine (Ph 2,6), une entrée dans la finitude, donc une diminution de puissance, mais peut-on imaginer un être, vrai Dieu et vrai homme, sans faire appel à la puissance de Dieu ? Par ses paroles et leur autorité, par ses actes et ses miracles en particulier,  Jésus annonce et révèle le Royaume, manifestant l’amour et la toute-puissance de Dieu. Par la résurrection, Dieu a vaincu la mort. N’est-ce pas le révélateur par excellence de sa toute-puissance ? Evidemment, là encore, la foi est nécessaire -sine qua non- et inversement, avec Paul encore, nous pouvons dire : « si Jésus n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » (Rm 15,17).

Cependant, une foi saine n’exclut pas le doute, et la raison se méfie des évidences.  Il ne s’agit pas de cultiver le doute par principe quoique l’on pourrait dire ‘je suis, donc je pense’… et si je pense, je me pose des questions, y compris sur ma foi !  Il faut toujours se méfier des idoles qu’il est aisé de construire, en particulier par anthropomorphisme, obtenant un dieu qui rassure ou simplement parce que l’on comprend  mieux que l’on a soi-même inventé. Au moins trois ordres de faits ou doivent mettre en question ou faire revoir notre expression de la toute-puissance de Dieu :

a- Les progrès de la science (au sens le plus large) qui découvre de plus en plus les lois de la nature et tente, avec de nombreux succès, d’expliquer aussi bien l’homme et les sociétés que le cosmos, réduisant toujours davantage la part attribuée au sacré: c’est le processus de sécularisation. « Nous n’avons pas le droit, dans notre connaissance imparfaite, d’utiliser Dieu comme bouche-trou; car lorsque les limites de la connaissance reculent – ce qui advient nécessairement – Dieu aussi est repoussée sur une ligne de retraite continuelle. » [1]

b- Les hécatombes barbares du XXème siècle. Certes, il s’agit d’actes humains, donc en relation avec la liberté humaine mais à une telle échelle qu’il s’agit de « crimes contre l’humanité »… pouvant même faire douter de « l’humanité » des criminels et plus encore de la bonté et/ou de la puissance de Dieu créateurs de telles créatures. Il s’agit non seulement d’évoquer les deux guerres mondiales, le goulag, les khmers rouges et le Rwanda, mais en particulier la Shoah qui visait Israël, le peuple choisi de Dieu, peuple de croyants qui a « crié vers Dieu » selon le psaume de David (2 Sa 22, 1 s.) ou le psaume 18 jusqu’au premier stique du verset 7 mais la suite du psaume ne s’est pas réalisée ! Dieu n’a pas entendu ou n’a rien pu faire !Tout se passe comme si, Dieu ayant créé l’homme libre, il ne peut empêcher l’exercice de cette liberté quels qu’en soient les excès, bien qu’il en souffre lui-même.

« Où est-il ton Dieu? » disaient les ennemis d’Israël (Job 2, 17d ; Ps 42, 4 et 11 ; Ps 79,10)

« Où est-il ton Dieu? » disaient les compagnons d’Elie Wiesel à Auschwitz, tandis qu’ils étaient obligés d’assister à l’agonie d’un des leurs, pendu par les nazis.[2]

 C’est ainsi qu ‘après la guerre se posera avec une acuité cruciale la question de « Dieu après Auschwitz », titre d’une célèbre conférence de H. Jonas [3] qui interpellera et mobilisera philosophes et théologiens, juifs et chrétiens. J. Moltmann, théologien réformé allemand écrira dans l’immédiat après-guerre: « Les survivants de ma génération revenaient alors, ébranlés et brisés, des camps et des hôpitaux, dans les salles de cours. Une théologie qui n’aurait pas parlé de Dieu en face du crucifié abandonné de Dieu n’aurait pas eu de prise sur nous ».[4]

Pendant la seconde guerre mondiale elle-même, deux prisonniers nous livrent dans leur correspondance une révision inédite de la puissance divine. L’une, jeune juive hollandaise il y a peu encore agnostique, Etty Hillesum, prenant conscience du « destin de masse » qui attend les juifs, écrit : « Ce n’est pas Dieu qui peut nous aider, c’est nous qui pouvons l’aider et en l’aidant, nous aider nous-mêmes », et qui poursuit : « Oui, mon Dieu, tu sembles assez peu capable de modifier une situation finalement indissociable de cette vie. »[5] L’autre, pasteur et théologien allemand: « le Dieu de la Bible [acquiert] sa puissance et sa place dans le monde par son impuissance. »[6]

c- Les « maléfices «  de la nature, les « ratés » de la création : si Dieu nous aime et est tout-puissant, comment expliquer les catastrophes naturelles, les maladies infectieuses, les maladies et handicaps congénitaux ? Jésus ne nous donne pas d’explication mais il affirme clairement qu’il ne s’agit pas d’une conséquence du péché (cf. Jn 9, 1-3). Ces phénomènes et l’interrogation qu’ils suscitent ne sont pas nouveaux et l’on sait les répercussions du séisme de Lisbonne sur les philosophes des Lumières. On découvre maintenant l’impact de l’homme sur la nature et le climat mais les changements climatiques et les mouvements des plaques tectoniques sont bien antérieurs à l’humanité. La conception et la formulation d’un péché originel qui aurait introduit dans l’histoire de la création un « désordre » à l’origine des catastrophes et maladies nécessitent d’être révisés. Si Dieu abandonne son peuple et si ce n’est pas lui qui fait la pluie et le beau temps, peut-on encore dire qu’il est tout-puissant ?[7]

Et, si Dieu n’est pas tout-puissant… d’autres questions surgissent :

Un dieu ainsi effacé existe-t-il encore ? N’est-il pas mort ? Disparu ? Certainement, s’il s’agissait du dieu qui était invoqué comme l’explication de nos inconnues et de nos frayeurs, la cause de tout (dont l’ordre établi), la référence qui donnait autorité à ceux qui prétendaient avoir prise sur lui (les médiateurs et intercesseurs de tous ordres).

Si Dieu n’est pas tout puissant, l’homme n’est-il pas plus grand, plus libre et plus puissant et la vie plus belle ? Si ce qui avait semblé relever du sacré trouve explication rationnelle et donne prise à l’homme sur la création, celui-ci ne gagne-t-il pas en importance et en responsabilité ? Ou bien répond-il seulement à l’injonction de Dieu « soumettez la terre » (Gn 1, 28) ?

Que devient la prière de demande ? Pourquoi appeler Dieu dans la détresse, s’il ne peut rien pour nous ?

Pour avancer plus loin, peut-être faut-il s’interroger sur l’expression même de ‘toute-puissance’ ? Quand on évoque la toute-puissance, sait-on de quoi l’on parle ?

Mgr A. Rouet l’a bien analysé, qui écrit : « […] tout fonctionne, dans ces objections et dans les réponses que les chrétiens y apportent, comme si nous savions, au point de départ, ce qu’est la puissance, Nous agissons comme si […] la définition de la puissance et la toute-puissance nous appartenait familièrement »[8] Autrement dit, nous projetons sur Dieu notre propre  définition et désir de puissance (en miroir de nos impuissances et limites).[9]

Commençons par examiner les pièges et les dérives possibles ; ce que la « toute-puissance » n’est pas.  Il ya au moins trois dérives de l’affirmation abrupte de la toute-puissance de Dieu :

a- La croyance en un Dieu « horloger », croyance qui pourrait fonctionner lorsque les événements semblent répondre à nos prières ou en résulter. Lorsque tout va bien, lorsque Dieu semble répondre à nos prières, il est facile d’établir un lien de causalité entre le bien qui est arrivé et notre action ou notre prière, d’où les ex-voto.

Ce peut être l’effet d’une lecture fondamentaliste de Rm 8,28, où Paul affirme que « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ». Suivant cette logique, Dieu devient un être non seulement pourvoyant mais aussi prévoyant … et, peu ou prou, à notre portée, à notre merci. Il ordonne le monde de manière à éviter des épreuves à ceux et celles qui ont foi en lui et à ne leur donner que ce qui est bien. C’est une croyance qui rejoint la théodicée invitant à justifier Dieu en l’innocentant, a priori, de toute responsabilité par rapport au mal, au malheur.

b- Le consentement pieux mais naïf à ce qui contrarie nos visées et nos espérances, et qui devrait nous heurter, nous indigner, nous révolter.

C’est un fait que le malheur éprouve souvent la foi, mais il y a, pour certains, une façon de contourner le problème : c’est la voie du stoïcisme. Là encore, une lecture fondamentaliste de l’expression « porter sa croix » peut nous induire en erreur, nous rapprochant davantage de Sénèque que du Christ. N’entend-on pas encore trop souvent, lors du décès d’un conjoint ou d’un enfant, une âme dévote dire : « Dieu vous l’avait donné(e) ; Dieu vous l’a repris(e) ! Lequel d’entre nous reprend ce qu’il a offert ? Alors, quel serait ce dieu qui reprendrait ses cadeaux ?

Cette apologie de la soumission à l’événement se double parfois d’une apologie de l’épreuve à vivre comme un moyen par lequel Dieu éprouve, teste, notre capacité de toujours l’aimer. Ce dieu ne serait-il pas alors pervers ?

Si le Dieu tout-puissant est susceptible d’intervenir directement en tout, les croyants peuvent être conduit à convertir en bienfait venant de lui ce qui est, objectivement et/ou ressenti, comme un malheur dans leur vie. Cette résignation fonctionne souvent avec une conception du rôle purificateur de la souffrance qui, là encore, n’est que du stoïcisme sans grand rapport avec la charité chrétienne que nous enseigne Jésus-Christ, en particulier par son attitude envers malades et souffrants. Cette résignation a également longtemps servi, et sert peut-être encore, à supporter la soumission à un ordre social injuste.

c- L’affirmation d’une absolue liberté du divin, comme si Dieu pouvait faire tout… et n’importe quoi ! Dieu n’est pas incohérent. Lorsqu’on ne sait plus si ce qui arrive vient encore de Dieu ou d’ailleurs, incompréhension, perception de notre finitude et soumission ou bien naïveté, fatalisme, et paresse peuvent nous faire invoquer l’action de Dieu et nous résigner, là où nous devrions être surpris, interrogés, voire indignés. La volonté de concilier à tout prix la toute-puissance de Dieu et l’absolue liberté de la volonté divine conduit à renoncer en fait à tenter de comprendre l’une et l’autre ou à placer, comme Guillaume d’Occam, Dieu « hors la loi », c’est à dire au -dessus des lois qu’il a pourtant posées, comme s’il était incohérent.

Ces trois attitudes ont en commun de négliger la responsabilité humaine en survalorisant la soumission directe à Dieu et aux événements. Chacune de ces dérives favorise une abdication de la liberté humaine devant ce que nous posons être la toute-puissance divine, devant l’événement incompréhensible ou devant l’arbitraire de la volonté divine avec, en conséquence, l’irresponsabilité humaine.

Alors quand on dit « tout-puissant », de quoi parle-t-on ?

C’est une règle de la méthode historico-critique reconnue, devant une difficulté,  que d’avoir « recours à la langue précédente, suivant le conseil de saint Augustin. »[10] Pour cela, je renvoie le lecteur vers l’article de J-L Gourdain publié dans ce même bulletin.

Les questions de traduction et de sémantique étant résolues, il s’avère que la toute-puissance de Dieu est en fait, dans sa relation d’amour envers les humains, une ‘toute-faiblesse’ ! Le lavement des pieds des apôtres par Jésus suivie de son entrée libre dans sa passion prennent alors tout leur sens. « Dieu, sur la croix, [écrit Bonhoeffer], se laisse chasser hors du monde et, ainsi seulement, il est avec nous et il nous aide. » Et il poursuit : « Mt 8,17 indique clairement que le Christ ne nous aide pas par sa toute-puissance, mais par sa faiblesse et sa souffrance. Voilà la différence décisive avec toutes les religions. »[11]

Il n’y a donc pas lieu de phantasmer et de rêver d’un Dieu qui fait tout, explique tout, peut tout, et le solliciter de faire ce que nous souhaitons. De plus, nous aimerions que Dieu intervienne immédiatement alors que l’expérience nous montre que l’agir de Dieu est en règle retardé et que sa perception demande relecture et discernement. En effet, « Dieu n’agit pas du tout sur le monde que nous voyons. Cela ne signifie pas que Dieu n’agit pas du tout sur ce monde dont nous faisons partie. Parce qu’il agit au moins en nous qui vivons en ce monde pour apprendre, en communion avec lui, à l’habiter et à le construire selon son dessein. »[12]

Dieu n’a pas besoin des hommes dans son essence, mais il en a besoin – ou du moins il se sert d’eux – pour se manifester. Il agit à travers ceux qui évitent ou soulagent la souffrance et cherchent remède aux conséquences du mal, des accidents, catastrophes et maladies. Si Dieu ne peut épargner les dangers, les accidents, les épreuves, celles-ci peuvent nous faire grandir et nous libérer si nous parvenons à discerner la présence bienveillante de Dieu sur nous au travers de tous ceux qui nous entourent et nous supportent dans l’épreuve, répondant à notre prière « délivre nous du mal… rend nous fort dans l’épreuve ».

Une telle attitude nécessite une conversion faisant quitter les illusions infantilisantes, les rêves impossibles et qui appellent à la responsabilité, la mobilisation et l’action : « que ton règne vienne »… et que je fasse tout pour le préparer !

Dans les situations de malheur que nous avons évoquées et à la question « où est-il ton Dieu ? », nous pouvons répondre que Dieu souffre avec nous, comme le Père souffrait la passion du Fils et que c’est son Esprit d’amour qui est présent et actif en ceux qui, d’une façon ou d’une autre, viennent en aide aux malades et malheureux de tous ordres. N’est-ce pas ce qu’indiquait Jésus à ses disciples qui s’inquiétaient de la faim de la foule qui les avait suivi : « donnez leur vous-mêmes à manger » leur répondit-il (Mt 14, 16). C’est là qu’il faut voir l’amour ‘tout-puissant’ de Dieu qui suscite la charité, la fraternité et la solidarité.

Alors, est-il encore nécessaire de faire des prières de demande ? La prière peut-elle influencer Dieu  et le conduire à vouloir quelque chose qu’il ne voulait pas auparavant ? En fait, comme énonce Thomas d’Aquin « nous n’adressons pas notre prière à Dieu pour le fléchir mais pour éveiller en nous-mêmes la confiance qui nous porte à demander »[13] Ainsi, la prière ne change pas le cœur de Dieu mais elle peut changer le nôtre. Lorsque l’on prie, si on entre en communion avec Dieu devenant son partenaire, son instrument, son outil. En lui répondant « que ta volonté soit faite, non la mienne ».

Dans la prière, la communion agit sur nous, nous faisant « entrer dans ses  sentiments » et participer à sa vie trinitaire, pour que son règne vienne : c’est notre salut déjà-là et pas-encore-accompli.

Bernard Paillot

 

[1]     Bonhoeffer Dietrich, Résistance et soumission, lettres de captivité, Labor et fides, 2006, p 368

[2]     Wiesel Elie, La nuit, ed de Minuit 1958, réédition poche, 2007

[3]     Disponible dans Jonas Hans, le concept d Dieu après Auschwitz : une voix juive,Rivages poche 1994

[4]     Moltmann Jürgen, Le Dieu crucifié, coll. Cogtio fidei n° 80, ed. Du Cer f, 1974, p  7

[5]     Hillesum Etty, Une vie bouleversée, coll. Points, ed. du Seuil, 1985, p 175

[6]     op. cité p 432

[7]     Il est plus logique  de mettre en cause sa puissance plutôt que sa bonté car, dans la hiérarchie des vérités, la bonté de Dieu est a priori hors de cause : Dieu est amour !

[8]     Rouet Albert, Autour du credo, ed. Mediaspaul, 2003, p 54

[9]     Désir de pusisance qui peut aussi êttre domination et violence ce qui n’est pas de Dieu

[10]   Léon XIII, Providentissimus Deus, 1893, http://w2.vatican.va/content/leo-xiii/fr/encyclicals/documents/hf_l-xiii_enc_18111893_providentissimus-deus.html, consulté le 11/05/2015

[11]   op. cité p 431-32  Le lecteur pourra lire avec intérêt, in extenso, la lette du 16/07/1944, terminée le 18/07, destinée à son ami E. Bethge

[12]   Lison Jacques, Dieu intervient-il vraiment ?; comprendre aujourd’hui la providence,  Novalis, 2006, p 114

[13]   Somme théologique, Iia-IIae art 9 ad 5

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