Homélie de saint Jérôme sur la nativité du Seigneur[1]

On est vraisemblablement dans les dernières années du 4ème siècle. Jérôme prêche, le jour de Noël,  dans l’église de la Nativité, à Bethléem[2], où il a fondé un monastère, qu’il dirige.

« Et elle le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge[a]. » Et sa mère le coucha. Mais Joseph n’osait pas le toucher car il savait que ce n’est pas lui qui l’avait engendré : il admirait, se réjouissait du nouveau-né[3] et il n’osait pas toucher le nouveau-né. Et elle le coucha dans une mangeoire. Pourquoi dans une mangeoire ? Pour que soit accompli l’oracle du prophète Isaïe : « Le bœuf a connu son propriétaire et l’âne la mangeoire de son maître[b] ». Et il est écrit dans un autre endroit : « Tu sauveras les hommes et les bêtes de somme, Seigneur[c] ». Continuer à lire … « Homélie de saint Jérôme sur la nativité du Seigneur[1] »

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Dieu, le « tout-autre » ?

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Le point de départ de cette réflexion est l’intuition souvent ressentie que cette expression, « Dieu, le tout-autre » ne correspond pas à ma foi, ou bien n’y correspond que partiellement, et donc ne me satisfait pas. Il me semble qu’elle est trop facilement brandie comme slogan par ceux qui, soit ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas ?) examiner loyalement leur foi en un Dieu qui, en Jésus-Christ, s’est fait si proche de nous, soit sont mus par une forme de sacralisation suspecte de Dieu, et que cette formule leur permet de laisser à distance l’Être suprême qu’on ne doit pas approcher.

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